Historique de l'aïkido traditionnel à Bourg en Bresse

L'auteur : Benoit un "uchi deshi" du dojo de Bourg en Bresse


uchi deshi = élève d'un maitre

"Sportif" et "traditionnel" : 2 mondes incompatibles

  • " Un sportif" est formé par sa fédération et un conglomérat de techniciens fédéraux.
    Il pratique et enseigne le dernier compromis politique fédéral, donc à l'évidence pas l'aïkido du fondateur...
    Il vous parle de sa fédération de son poste fédéral, de ses titres de champion ses grades (but du sport) developpe son égo obésité.
  • Un pratiquant d'aïkido traditionnel est l'élève d'un maitre en filiation direct avec le fondateur de l'aïkido. Il pratique et enseigne du mieux qu'il peut "l'aïkido du fondateur".
    Il vous parle de son maitre du fondateur de l'aïkido. Il reste modeste car le chemin le "do" la voie tracé par le fondateur est infinie une perfection vers laquelle on tend sans jamais y arriver.
  • On pratique donc "l'aïkido traditionnel" ou pas. Un petit peu de chaque c'est du n'importe quoi...

L'Aikido Bressan:

On y pratique:

"L'aïkido traditionnel"

Facile de reconnaitre l'aïkido traditionnel; "c'est une transmission de maitre à disciple"
comme c'est tout le temps le cas même en occident dans le domaine de l'art.
exemple: les élèves de Georges Blanc ou de Paul Bocuse (l'art de la cuisine).
Les élèves de Georges Blanc »

On comprend immédiatement que de l'aïkido sportif dans une fédération sportive reconnue par jeunesse et sport veut dire exactement l'inverse de l'aïkido traditionnel: "un sport pas un art..." autrement dit tout et son contraire...

il ne suffit pas de dire :
"je pratique l'aïkido traditionnel" pour que ce soit le cas...

L'aïkido traditionnel:
c'est un fonctionnement "1 maitre 1 dojo" et c'est tout...

On pratique sous la direction d'un maitre en lignée de transmission du savoir depuis le fondateur de l'aïkido.

"l'aïkido traditionnel"
c'est à l'opposé du système sportif
Que intérêt pour Paul Bocuse d'être: reconnu par jeunesse et sports? ou être champion de ne je sais quel jeu sportif?
Dans un système aïkido sportif on trouverait des techniciens des clubs et pas des dojos, des ligues, des comité départementaux, comme au foot et autres sports. Quel aïkidoka compétent comme un cuisinier de renom accepterai de se ridiculiser ainsi ? L'aïkido traditionnel ne fonctionne absolument pas comme un sport car c'est un art il n'y a pas de compétions dans les arts cela n'a aucun sens...

C'est pourquoi il y a ceux qui pratiquent l'aïkido traditionnel et les escrocs qui pour être crédibles prétendent pratiquer "l'aïkido traditionnel" dont il ignore tout alors qu'ils font exactement l'inverse....
leur objectif est simple: paraitre crédible...
Dans tous les arts amrtiaux il faut se méfier, voici 2 sites qui lutte contre les abus...
Voir un site qui dénonce ces abus ». Ou encore ».

L'aïkido traditionnel : transmission du savoir

Transmisison du savoir du fondateur à Alain Peyrache

Normalement un pratiquant d'aïkido n'a qu'un maitre.

  • M.Noro qui s'est mis très vite à développer un art autre que l'aïkido.
  • M. Nakazono qui très vite partira en Amérique.
  • Me Tada en Europe juste pour les 2 mois d'été.
  • etc..

Autant de raison qui on amener Alain Peyrache à travailler avec de nombreux maitres élève du fondateur. Il faudra attendre Me Tamura établi définitivement en France pour qu'Alain Peyrache devienne son uchi deshi... Ce que pensait Me Tamura de son Uchi deshi Alain Peyrache ».



Le fondateur de l'Aïkido et ses élèves directs qui furent les professeurs d'Alain Peyrache



Alain Peyrache transmet son savoir à ses élèves




Historique de l'aîkido à Bourg en Bresse <

Qui sommes nous? d’où venons nous ? où allons nous ?

Pierre Dac avait répondu : je suis moi, je viens de chez moi et j’y retourne...

En ce qui concerne l'histoire de l'aïkido à Bourg-en-Bresse, on a tenté de répondre aux mêmes questions en contactant les différents protagonistes.
Merci à la petite fille du Docteur Ballerin pour ses informations.
L'étude du passé est en effet très importante.

Pour citer notre professeur Alain Peyrache :
"le présent est par définition insaisissable : il est le point de conjonction entre le passé et l’avenir”.

Pour moi, qui suis cuisinier, cette recherche correspond au choix que l'on peut faire entre la mal-bouffe moderne et la nourriture traditionnelle de qualité.

Notre avenir est de continuer à pratiquer l’aïkido traditionnel du fondateur. Les dérives de l’aïkido sont détestables mais inévitables: elles donnent une image fausse de notre art. On comprend toute l'importance d'une des bases de notre art: "chaque chose à sa place"

Mais elles ont aussi leur utilité : par effet de contraste, elles mettent en valeur le travail du maître que nous avons choisi, et nous font apprécier chaque jour qui passe sa qualité.

Voilà ci-dessous le premier jet de nos recherches historiques, depuis le temps que j’embête tout le monde avec mes questions sur nos origines.
Nous attendons encore des documents : cet historique sera complété au fur et à mesure de nos trouvailles à venir.
Merci à tous ceux qui m’ont aidé. En fin de compte, on a passé de bons moments !

Historique Rhône Alpes ».



Les livres d'Alain Peyrache »

Les débuts de l'aïkido à Bourg en Bresse

L'aïkido dans l'Ain commence dans un garage du coté de saint Paul de Varax....

La petite histoire de l’aïkido bressan a demandé un travail de recherche approfondi, quelques mois de fouilles et de vérifications… Nous tenons à remercier tous ceux qui nous ont permis de reconstituer fidèlement cette aventure, en particulier les pionniers, acteurs de la première époque.

C’est en fait à Saint-Paul de Varax que débute initialement l’aïkido dans la région bressane : en effet, en 1966, le Dr Jacques Ballerin, dont le cabinet est installé dans cette ville, croise pour la première fois un pratiquant d’aïkido qui lui demande un certificat médical. Ne connaissant pas cette discipline, il s'informe : c’est dans un garage d’un village voisin que les pratiquants s’entraînent, sur un drap maintenu au sol par quatre moellons.

Le Dr Ballerin, ancien boxeur expérimenté, est séduit par ce qu’il découvre et débute avec eux l’étude de l’aïkido.

Très rapidement, pour résoudre les problèmes posés par l’exiguïté du garage, il ouvre dans la salle des fêtes de Saint-Paul le premier dojo de l'Ain.

Deux problèmes sont à résoudre : le premier est lié au prix très élevé des tapis. Qu’à cela ne tienne ! Les pratiquants s’organisent en troupe de théâtre : les bénéfices des représentations et l’organisation d’un bal annuel finissent par couvrir le coût du tatami. La deuxième question reste la formation du professeur.

Le Dr Ballerin invite ainsi les techniciens réputés de la région : Bernard Georges-Batier assure quelques cours et stages, puis c’est Alain Peyrache qui prend en charge la formation régulière des pratiquants.

Le bal de Saint-Paul gagne une certaine notoriété : on y retrouve rapidement tous les pratiquants de la ligue du Lyonnais qui, pour parer aux débordements, font office de service d’ordre.

Les premiers élèves du Dr Ballerin sont Marcel Cornier, Armand Perrin, artisan chauffagiste à Bourg, ainsi que Michel Gillet qui, soigné au cabinet de Jacques Ballerin, parvient à pratiquer en pointillés entre deux dépressions.

L’expansion de l’aïkido bressan est ponctuée de quelques épisodes parfois rocambolesques : c’est ainsi que le Dr Ballerin, alors qu’il assurait des consultations à l’hôpital de La Madeleine, fut amené à désarmer un déséquilibré qui menaçait des infirmières avec un couteau.

On lui demanda de former le personnel de l’hôpital : la section fut ensuite ouverte aux invités extérieurs.

Les opportunistes pointent le bout de leur nez:

Fatalité lié au développement et aux besoin éperdu de certains d'exister même quand ils sont incompétents... L'aïkido à les mêmes travers que toute activités...

Armand Perrin, assisté de Marcel Cornier, aidés par leur professeur le docteur Ballerin créa en parallèle la première section de la MJC de Bourg, allée de Challes. A cette époque Alain Peyrache, toujours très sollicité par les professeurs de la région, assure leur formation régulière.

Sous son impulsion dynamique, la notoriété de la discipline s’accroit : la contribution des Bressans est loin d’être négligeable. Les anciens s’en souviennent, le dojo est par exemple le cadre du tournage d’un court-métrage sur l’aïkido d’Alain Peyrache qui fait le tour des festivals nationaux.

Les années passent, et Marcel Cornier crée le club de Saint-Denis lès Bourg, soutenu par Alain Peyrache qui assure un stage presque chaque mois.

Le Dr Ballerin devient président de la ligue du Lyonnais qui regroupe l'Ain, le Rhône et la Loire. Au comité directeur de l’UNA, il rejoindra quelques années plus tard Alain Peyrache, lui-même membre du comité directeur de l’ACFA depuis 1971 puis de l’UNA, du Comité National des Grades, etc., défendant en son sein la volonté, déjà très forte à l’époque, de ne pas laisser les occidentaux transformer l’aïkido en sport et de nationaliser la discipline (ACFA signifie en effet Association CULTURELLE Française d’aïkido, membre de l’association culturelle européenne d’aïkido.

À l’époque, il était encore clair pour tous que la confusion art / sport était inacceptable: un certain André Nocquet, ayant tenté d’organiser une compétition à Genève en 1961, avait en effet été radié à vie de la discipline par O Sensei 

L’aïkido n’est pas un sport ! À l’heure du retour des compétitions par la petite porte, celle de la « démonstration compétitive », qui garde aujourd’hui cette vérité en mémoire ? À l’époque, elle guidait et éclairait la pratique de tous).

À la même époque, Alain Peyrache rachète le vieux tapis de Saint-Paul de Varax lors de son renouvellement : c’est ce tapis qui, pour dix ans, deviendra celui de Villefranche-sur-Saône.

Tout est donc pour le mieux.

Armand Perrin, dans une course éperdue à la reconnaissance et à la gratification de l’égo, se fait remarquer dans la déroute de quelques autres associations dont, pour l’anecdote, le club canin local, et quitte le Dr Ballerin, pour créer l’actuel aïkido-club de Bourg-en-Bresse, salle COSEC Favier, un club sportif où il s’illustre dans la recherche de prestiges olympiques : c’est ainsi, par exemple, qu’en 1994 ses mérites de « champion » sont enfin reconnus par l’attribution de la médaille de « l’Olympe d’argent » par Gérard Festaz en personne, président fondateur du Comité Départemental Olympique et Sportif de l’Ain.

Les fondateurs du dojo de Bourg en Bresse

"Origines de l'Aïkido sporti à Bourg en Bresse"

Les premiers sportifs de l'aïkido à Bourg A. Perrin »
Parmi les élèves d’Armand, l’actuel professeur, qui jouit d’une piètre réputation parmi les pratiquants de la région, un pratiquant du CLAM (un club lyonnais dont le dirigeant enseigne, outre l’aïkido, le judo, le karaté et le ping-pong....).

C’était un taciturne : il se montrait peu, ne disait rien. Muté à Paris, formé par un pionnier de l’aïkido sportif, il en revient illuminé de grades ronflants pour prendre le relai de Perrin dans l’enseignement de l’aïkido sportif.

Au début des années 1970, le Dr Ballerin décède. Michel Gillet lui succède à la présidence de la ligue du Lyonnais et s’investit à ce titre épisodiquement dans le département de l’Ain. (Au passage, pour la petite histoire, nous avons appris que la propre fille du Dr Ballerin hébergeait Alain Peyrache lors des stages animés par ce dernier à Villefranche-de-Rouergue, lorsque celui-ci organisait des stages avec les plus grands élèves du fondateur, y compris le redouté maître Chiba qu’il guidait dans de mémorables parties de pêche parmi les rivières de l’Aveyron. Nadal, la petite-fille du docteur alors âgée de deux ans, aujourd’hui femme épanouie de 25 ans, a retrouvé Alain lors d’un stage à Toulouse en 2008. Les larmes aux yeux, nous l’avons vue se présenter à lui : tant de souvenirs lui revenaient !

Alain est réputé pour son caractère vivant et accessible : il est si loin du comportement des stars des tatamis ! Aussi, les effusions sont rares dans son entourage. Ceux qui ont vécu la scène auront ici une explication…

Au passage, rappelons qu’elle a trouvé dans le sillage d’Alain Peyrache un dojo de qualité où elle pratique depuis avec bonheur, celui de J. Fuzeau, un ancien de la FFAAA qui a rejoint l’EPA par suite « d’une profonde incapacité à pratiquer avec des gens qui disent blanc et qui font noir »… Dont acte.)

En 1981, l’aïkido sort de la fédération de judo, dont l’impérialisme bien connu conduisait à l’étouffement de la discipline : les ressources de Jeunesse et Sports étaient déjà utilisées pour empêcher le développement des pratiques perçues comme concurrentes.

En effet, pour recevoir un agrément, il fallait être membre de la fédération de judo, qui, commençant par elle-même une charité bien ordonnée, ponctionnait abondamment les clubs d’aïkido. Cette tradition perdure d’ailleurs dans la sphère du judo : les plus curieux se renseigneront.

Cette histoire, que bien peu connaissent, mérite à nouveau d’être racontée : elle éclaire bien des polémiques actuelles. Face au constat de l’impossibilité structurelle de développer l’aïkido en France, une assemblée générale des pratiquants, réunis à l’INSEP, décide de quitter l’organisation du judo, à l’unanimité des voix (moins deux : l’un, M. Galet, inspecteur JS, était membre des comités olympiques de judo, karaté et aïkido, et voyait dans toutes ces réunions une occasion précieuse d’arrondir ses fins de mois en multipliant les notes de frais, une pour chaque discipline. L’autre, M. Cardot, un prof de gym placé sous sa coupe, ne pouvait être d’un autre avis).

L’histoire, ici, devient amusante : le professeur parisien de notre élève du CLAM, qui anime toujours un stage annuel de début de saison, fameux pionnier de l’aïkido sportif, avait pris devant une centaine de personnes l’engagement de quitter lui aussi la fédération de judo. « J’ai pratiqué à l’aïkikaï, avait-il dit. Maître Tamura est de l’aïkikaï, nous sommes de la même maison : j’irai là où il sera ». Las ! Avait-il lu Homère ?

Nous n’en sommes pas sûrs : mais cette affaire lui a servi de cheval de Troie, et les paroles se sont vite envolées. À peine la réunion terminée, complice des dirigeants du judo, il arrive avec tous ses amis, occupe les sièges laissés vacants, et conclut un accord avec les judokas : tous les clubs de judo hébergeant une section d’aïkido désormais indépendante seraient chargés de la mettre à la porte, ce qui fut fait avec une minutie remarquable.

Ainsi, dans cette atmosphère délétère, a commencé à se développer un aïkido sportif, qui reniait sans vergogne l’esprit et la lettre de la voie tracée par O Sensei, et qui connaît aujourd’hui son apogée dans la participation à des compétitions internationales. (Ceux qui s’intéressent à cette question consulteront avec intérêt l’entretien qu’Alain Peyrache a accordé sur le site du dojo de Grenoble :
aikido38 l'aikido traditionel de Grenoble »

En 1981 se crée donc la FFLAB : fédération française LIBRE d’aïkido et de Budo, avec la ferme intention de retrouver les valeurs traditionnelles de l’aïkido, en conformité avec la volonté du fondateur.

L’AG inaugurale a lieu dans la salle de réunion du restaurant Le Mouton Noir qui n’est autre que… le siège social du dojo d’Alain Peyrache à Tassin-la-Demi-Lune.

À cette époque, la FFLAB ne compte qu’environ 500 adhérents. De nombreux pratiquants, comme Michel Gillet, hésitent pendant une longue période à la rejoindre : pour lui comme pour d’autres, suivre Maître Tamura et la FFLAB dans cette aventure représente un pari risquant de compromettre leur avenir et leur carrière d’aïkidokas.

Il y a donc en 1981 trois clubs sur Bourg qui hésitent : celui de Saint-Paul de Varax avec Michel Gillet, la MJC avec Marcel Cornier, et le COSEC Favier avec Armand Perrin.

Au bout d’un an, lorsque la situation ne représente plus guère de risque et que les adhérents s’accroissent de manière exponentielle, deux clubs rejoignent la FFLAB. Au COSEC Favier, Armand Perrin mesure son intérêt personnel et rejoint les collaborateurs du judo avec la FFAAA.

La guerre des tranchées s’installe durablement, stérile, absurde. Les bonnes résolutions prises à l’origine de la FFLAB durent au mieux trois années, et les erreurs du passé refont surface. La FFAB, qui tient à tout prix à rejoindre la tutelle du ministère perd au passage le « L » qui faisait toute sa valeur, et sans doute lassés, les membres fondateurs consentent à renoncer partie par partie à l’esprit de leur discipline.

Alain Peyrache, constatant qu’aucune fédération française ne permet de poursuivre la voie qu’il s’attache à parcourir quitte alors la FFAB et poursuit son étude de l’aïkido traditionnel. Les anciens acteurs de la rupture de 1981 négocient avec ceux qu’auparavant ils appelaient des « traîtres », bricolent avec eux des passages de grades communs qui donnent lieu à des foires d’empoigne permanentes et à des querelles de basse-cour qui ont produit les trente années de gâchis dont tout le monde s’accorde à déplorer le caractère pitoyable.

En 1982, la situation est la suivante :

Le dojo de Saint-Paul a disparu depuis longtemps. Le dojo de Saint-Denis rejoindra la FFAB.

Au COSEC Favier, Armand Perrin disparaît. Ses successeurs organisent le développement de l’aïkido sportif à la 2F3A.

Patrick, un élève de Saint-Denis, crée le club de Treffort à la FFAB, et Jean-Paul celui de Marboz.

L’aïkido d’Alain Peyrache connaît un succès croissant, les années passent. Alain ne vient plus guère dans la région de Bourg, appelé en Europe puis dans le monde à transmettre l’esprit de l’aïkido traditionnel au sein de la structure EPA qui deviendra rapidement l’ISTA.

Mais dans la région, quelques élèves désireux de pratiquer l'aïkido font appel à lui en 2003, nostalgiques du temps où il était facile de pratiquer sans ces guerres intestines.

Marcel, Jean-Paul, Patrick viennent tout naturellement dialoguer avec Alain Peyrache afin qu'il remonte un dojo à Bourg.

Celui-ci accueille l’idée avec enthousiasme, d’autant plus que l’un de ses élèves, Ludovic Suzel, vient d’emménager dans la région.

Patrick rejoindra l'EPA, Marcel Cornier continuera à s'occuper du club de Saint Denis

Aï harmonie, amour

Do la voie



"do"
Pas un sport
mais la voie de la réalisation de soi même



Notre dojo des Sardières



Notre dojo à Voisin



Alain Peyrache le maitre du dojo

Les débuts de l'Aïkido traditionnel à Bourg en Bresse

Alain Peyrache lance le dojo la première année assisté de Ludovic Suzel, puis continue à s'occuper de l'aïkido au niveau national et international. Le dojo connaît un essor rapide.

Ludo Suzel déménage de la région, c'est Jacques Bazin, arrivé de Lyon, qui reprend le dojo pendant trois ans. Dans cette période, celui-ci constate non sans intérêt que les luttes qui poussent les fédérations à s’écharper existent également au sein de chacune d’elles : c’est ainsi par exemple que le président du dojo reçoit un soir de 2007 un coup de téléphone d’un responsable de l’OMS qui les convoque en mairie sans préciser l’ordre du jour.

Il s’y rend naturellement, et autour de la table, il reconnaît un responsable du dojo de la FFAAA, avec lequel il entretient depuis l’origine des relations de voisinage tout à fait courtoises, ainsi qu’un jeune pratiquant nourrissant de hautes ambitions au sein de la FFAAA, venu depuis peu habiter Polliat, et qui se révèle être à l’origine de cette réunion.

Ce pratiquant, juste débarqué de la capitale dans cette région rurale dont il ignore parfaitement l’histoire, fait miroiter ses nombreux diplômes, se déclare spécialiste des cours enfants et prétend devant les responsables municipaux assurer les fonctions d’enseignant dans l’un ou l’autre des deux dojos. Les deux présidents font état de leur surprise : en amont des questions liées à l’aïkido, il leur semble que le fait même de passer par une réunion officielle sans avoir pris la peine de s’inscrire dans un club pour faire connaissance avec ses pratiquants, ou simplement de passer les saluer en voisin, déroge aux règles de courtoisie et de bon sens les plus élémentaires ; les responsables de l’OMS, qui n’apprécient pas plus de perdre leur temps en des réunions vaines, en conviennent volontiers, et se font rapidement une idée de ce personnage saugrenu qui, depuis, tourne dans la région en déplorant publiquement le sort qu’il s’est réservé à lui-même et qu’il attribue à d’autres.
Jacques Bazin étant muté à Grenoble, Alain Peyrache reprend les rênes du dojo en 2009.

Pendant ce temps, en 2008, à la fin de l’olympiade, Jeunesse et Sports retire son agrément à l’UFA, fusion siamoise de deux sœurs belliqueuses, la FFAB et la FFAAA, suivies et parfois courtisées par une myriade de fédérations d’aïkido ou encore d’autres qui n’ont jamais rien eu à voir avec la discipline (voir ce document sur :
La tour de Babel de l’aïkido sportif : »

L'UFA explosera en vol en 2010 depuis ils font comme si rien ne s'était passé: pour les affiches les sites internet, les pratiquants L'UFA est toujours vivante... Impressionnant... Le mensonge ça rassure le pauvre pratiquant qui ne demande qu'à croire aux miracles...

Jeunesse et Sport, souvent condamnée par l’Europe pour sa tendance naturelle à imposer des structures monopolistiques est amenée à disparaître en 2013. Le diplôme d’État, particularité française singulièrement exotique pour tous nos voisins, voit sa fin programmée pour les mêmes raisons en 2012.

Depuis 2009, les deux conglomérats fédéraux ne collaborent plus, et chacun tente de s’organiser de son côté sous le regard amusé de la trentaine d’organisations françaises indépendantes qui les observent.

En 2010, le tournant pris par les dirigeants de la FFAAA est très clair : la pratique s’oriente vers l’organisation de compétitions et de shows spectaculaires.

La FFAB quant à elle, avait à opposer la présence d’un maître japonais à sa tête, ainsi qu’un agrément J&S obtenu grâce à une fusion boiteuse et contre-nature, qui a conduit nombre de ses pratiquants à singer, souvent sans grand succès, un aïkido sportif dont ils ne maîtrisent pas les bases. Maître Tamura n’est plus de ce monde, ses élèves ne semblent pas s’apprécier plus que cela entre eux, et, pour le pouvoir et l’héritage, récupèrent des épaves glanées ici et là dans le microcosme aïkido, ce qui n’améliore pas vraiment la qualité de l’ensemble. L’UFA, bien sûr, n’est plus agréée.

Il peut sembler curieux au néophyte de savoir qu'il existe au moins en France une trentaine de fédérations d'aïkido. Au Japon, il n’existe aucune fédération, mais 3000 dojos indépendants qui pratiquent et développent leur vision de la discipline : cette organisation multiséculaire, et elle seule, a permis l’émergence des plus grands maîtres. Au Japon, on ne créerait pas une fédération, mais 3000 ! Regrouper tout le monde sous la tutelle d’une vision unique, réductrice, de voir les choses est une conception occidentale absurde, qui met à mal la discipline. Si le ministère de la culture imposait à tout le monde de se restreindre à jouer du Chopin ou du Patrick Bruel, quelle catastrophe ce serait pour la musique !

Un aïkido franco-français sportif ne peut donc pas fonctionner, tout simplement parce que l'aïkido n'est pas un sport : c’est un art. Un sport est un jeu physique, basique, extrêmement simple, nettoyé de ses ambiguïtés : il faut en effet que la performance puisse être comparée, que l’on puisse objectivement déterminer qui est le champion. Pour un aïkidoka, c’est une vision bien trop réductrice pour attirer son attention.

Un art martial est justement l'inverse : une voie d’étude très riche, où la performance ne peut pas être comparée parce qu’elle n’existe pas. La valorisation de l’égo, si essentielle aux sportifs, tient au contraire le pratiquant d’aïkido très éloigné des objectifs de la discipline qu’il étudie. Cette vérité est la source de tous les enseignements.

La petite histoire de l’aïkido en région bressane en témoigne modestement, mais de manière éclairante.

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