« Une action humaine n'est jamais gratuite
et quand on croit connaître les mécanismes fondamentaux des comportements humains on peut toujours déceler un égoïsme biologique et trivial dans toute action en apparence désintéressée. »

Henri LABORIT
Méfions-nous donc encore plus des gens qui paraissent gentils et aimables...

Aïkido dans la vie de tous les jours



 

Misogi purifier en  aïkido Lyon dojo de Tassin 69

Misogi purifier en aïkido

 

uchi_deshi aïkido dojo de Bourg 01 et Lyon Tassin 69 O-sensei Misogi, Furitama

 

Aïkido Bressan

uchi_deshi aïkido dojo de Bourg 01 et Lyon Tassin 69 Sempaï / kohaï

 

uchi_deshi aïkido dojo de Bourg 01 et Lyon Tassin 69 Tradition et tatamis au dojo

 

qui? fait quoi? ou a fait quoi ?

uchi_deshi aïkido dojo de Bourg 01 et Lyon Tassin 69 Historique du dojo la place de chacun

- Quelle est l'origine de cet entretien et qui y participe ?

 


L'alcool ne résout pas les problèmes, ceci dit l'eau et le lait non plus.

Tokumei no

Hélène nous a interrogés dernièrement sur notre pratique au dojo et la dérive de ses sempaïs. D'autres comme Christine se sont aussi aperçus de ces dérives. Tous et toutes ont essayé d'y remédier sans succès... générant même au contraire des réactions d’animosité.

Ces réactions d'animosité sont intéressantes car anormales pour un pratiquant d'aïkido, c'est l'occasion d'en parler. C'était courageux... et surtout honnête. Il faut toujours du courage pour se remettre en question, et remettre en question des personnes que l’on apprécie, ses sempaïs, des gens à qui l’on fait confiance, c'est pourquoi bien peu le font, et c'est pourquoi cette qualité s'apprécie. Elle n'est pas à la portée de tous.

Les paroles s'envolent ou sont vite interprétées et déformées. On a pu s'en rendre compte, nous avons donc demandé à notre professeur de répondre à des questions de pratique très précises.

Merci sensei de votre patience envers ces pratiquants qui ont parfois la tête dure. Merci à tous ceux qui participent à cet échange en posant aussi des questions sur leur pratique quotidienne. Tout le monde peut amener ses questions, si un sujet n'est pas traité, ou les réponses insuffisantes.

L'objectif est d'améliorer notre pratique et si cela peut aider d'autres pratiquants tant mieux car ils ont eux aussi la même problématique. Il y aura ainsi un texte de référence qui servira à tous.

Les pratiquant(e)s ayant posés ces questions

Ludo et Jacques ont participés à l'historique du dojo, pensez à leur demander les détails de leurs époque, les schémas ont pu être précis grâce à leur collaboration. On voit comment certains on pu mentir et manipuler leur implication dans le dojo et leurs années de pratique.

Peu de gens le savent.
Ci-dessous, Hélène et Christine sur l'ile de Bréhat en compagnie de Phillipe Jacquet organisateur depuis 14 ans du stage d'été de Bretagne. Hébergées par Phillipe J., un élève comme elles d'Alain Peyrache sensei, donc un de leur sempaï, ayant collaboré avec l'équipe bretonne à l'organisation du stage toute la semaine en permanence au gite des organisateurs, elles ont reçu une bonne formation sur le sujet : "elles savent organiser un stage".

De même pour Florent… Qui au dojo sait que si ce dojo existe il le doit en partie à Florent en personne ?... (voir organisation et historique du dojo). Ici on le voit en photo au dojo de Petite Ile à la Réunion où il a donné les cours pendant plusieurs mois, comme en Amazonie…

Hélène et Christine sont aussi à l'origine de cette réflexion sur leur pratique. Elles y ont associé bien sûr d'autres pratiquants afin qu'ils posent eux aussi leurs questions.

Si certains parlent beaucoup pour exister sans avoir quitter le dojo d'autres font et sont connus et appréciés par de nombreux pratiquants et se taisent... Donc attention avoir d'avoir un avis informez vous.

- Que pensez-vous de l'intervention d'Hélène, sensei ?

 


Au chirurgien qui lui ouvre un abcès, il donne une charretée de cadeaux ; il en donne cinq charretées, à celui qui lui lèche ses hémorroïdes.
Plus le service qu'on lui rend est vil, mieux il le paye. Qu'avez-vous bien pu lui faire, pour recevoir encore plus que celui qui lui lèche ses hémorroïdes ? Débarrassez-moi de votre présence !

T. Tzeu

Elle m'a mis son poing dans la figure en faisant cela. Merci Hélène. Elle a aussi mis son poing dans la figure de plusieurs pratiquants avec son intervention.

Cette intervention me dit " cher professeur vous avez des élèves qui font le contraire de ce que vous enseignez. Votre enseignement n'est donc pas correct."

La relation maitre / élève, base de notre fonctionnement.

Un élève, un sempaï quel qu'il soit ne détient pas la voie et donc ne l’enseigne pas, seul le maitre le fait. Lorsqu'on doute, qu’on constate des choses anormales (comme Hélène), on en discute directement avec le maitre. Un travail de groupe pourrait être aussi profitable mais on verra souvent, comme ce soir-là, des réactions immatures de certains pratiquants, leurs incapacités à prendre du recul face à leurs erreurs, ou une solidarité dans la bêtise qui n'a pas lieu d'être car dans les deux cas cela ne fera qu'empirer.

Comme je l'appris à cette occasion, le mot d'ordre imposé par certains était : « ne rien dire au professeur, qu'il ne sache rien, nous on gère… ». En clair, il y a des élèves qui se prennent pour le professeur… Des gens qui ne savent ni où est leur place ni où est la limite de leur compétence…
Aucun élève d'aïkido ne se permettrait cela, c'est de l'orgueil incontrôlé, de l'ignorance, mais beaucoup plus sournois et détestable, la volonté de manipuler les gens, le mépris du maitre et tous les élèves du dojo. Car eux, viennent-ils suivre l'enseignement du maitre ? Ou viennent-ils pour les délires de quelques-uns qui n’ont que faire du maitre, du dojo et de la voie ? C’est pourtant ce qu’ils démontrent en agissant ainsi.

Si cela existe quel milieu permet cela ?
Quels sempais n’ont pas fait leur boulot ? Car s’ils y a des choses à taire, c’est qu’ils n’ont pas fait leur boulot et qu’ils n’ont donc pas intérêt à ce que cela se sache. Malheur à celui qui crache le morceau… Car lorsque c’est corrigé tout de suite, ça ne peut pas exister…

Misogi la base de notre pratique

Voir les photos ci-contre, O Sensei pratiquant au dojo Ameno Tori Fune, Furi Tama, des exercices de purification, base de notre pratique.
Si le fondateur pratiquait ces exercices tous les jours c'est qu'il savait commettre des erreurs, chacunes étaient l'occasion d'un perfectionnement.
Ne pas accepter ses erreurs, ne pas les corriger, abuser les jeunes pratiquants, c'est ne pas pratiquer l'aïkido mais faire l'inverse.
Seul les gens aveuglés par leur orgueil et leur égo persistent dans l'erreur et ne se corrigent pas, pire lorsqu'on leur en fait la remarque, qu'on leur indiquent ce qu'ils doivent travailler, ils se vexent et , n'ont qu'une idée venger leur égo meurtri...
Exactement le contraire et l'inverse d'un pratiquant d'aïkido : il choisit un maitre et un dojo, lui paie, s'entraine un maximum, pour corriger ses erreurs et devenir meilleur.
Donc excellent Hélène, mieux que la date d'arrivée au dojo, l'attitude et le comportement indique la place et la compétence.

Sans "misogi" pas d'aïkido possible, toutes les déviances viennent de cette ignorance. D'autres pratiques shinto font partie de l'enseignement de l'aïkido comme Ameno Tori Fune, Furi Tama...

Si le problème existe c'est que le milieu est favorable ; c'est lui qu'il faut changer. Cultiver des bananes au pôle nord c’est la certitude de n'avoir jamais de bananes. En médecine « Le microbe n’est rien. C’est le terrain qui est tout. » Peu de temps avant sa mort, le microbiologiste Louis Pasteur l’aurait concédé au physiologiste Claude Bernard.
Si un problème existe c'est qu'il y a un terreau favorable à son développement. Mais ce genre de problème dans l'aïkido traditionnel n'est en principe pas possible, tout est fait pour éviter cela. Cela ne peut donc exister que si l'on a bafoué le fonctionnement de l'aïkido traditionnel.

Misogi est une pratique shinto dont le but est la purification des kegare (impuretés) afin de retrouver son essence divine, la base de notre pratique. Une notion visiblement incomprise par certains dans notre dojo. Misogi pour le pratiquant d'aïkido veut dire "couper son corps en lanières", éliminer tout ce qui est mauvais en vous à tous les niveaux, pour cela il faut de l'humilité, accepter que l'on se trompe, ne pas se vexer, c’est ainsi que vous trouverez ainsi votre vrai « moi », et non celui façonner par la société.

Ameno Tori Fune (mouvement du rameur) : faire circuler son tchi [ki] dans tout le corps. Pratiquer en 3 étapes, le son varie en fonction du rythme et est en lien avec le Kototama (l’univers est composé de vibrations qui se manifeste par de la matière etc.) où il existe cinq sons principaux, qui sont les voyelles : A, E, I, O, U (SU) qui prononcées comme le kiai (union des énergies) pendant l'exercice nous mettent en relation avec cette universalité. Par exemple la voyelle U évoque l'infini, le Té, le non manifesté, qui n'est pas le vide, mais se place avant la création de l’univers.

Furi Tama exercice vibratoire, une boule d'énergie qui se répand dans le corps. O sensei disait : pendant l'exercice invoquez ceux en qui vous croyez, votre mère si vous voulez vous en retirez bénéfice. Pratiqué sous une cascade (pour masser le paé roé point de réunion des yang du corps), on doit répéter les mots sacrés qui invoquaient la divinité de la cascade : « Harae-do-no-Okami ! », pour le Shintô le but du Furitama est de réveiller le Kon (l’âme), le plus important des 4 éléments : Mei (la vie), Rei (l’esprit) et Ki (l’énergie).
Voir la vidéo Misogi

Nous sommes là face à un comportement du bac à sable. Certains sont restés à l'âge mental de quatre ans, le problème étant qu'ils sont adultes. Comment le professeur peut-il corriger ce qu’il ignore ? C'est tout simplement impossible.

Les vertus du budo dans les plis du hakama selon le fondateur voir en bas de cette page de notre site plis du hakama

Peut-on faire de l'aïkido, avoir une bonne ambiance avec des gens fourbes ? La réponse est clairement Non. Les vertus du Budo sont exactement à l'inverse.
La relation maître/élève est la base de notre fonctionnement : elle doit être sincère, franche et de qualité. Les vertus du Budo : honnêteté, franchise, modestie sont dans ce cas bafouées.
On voit bien que ce n'est pas la pratique de l'aïkido qui fait qu'un pratiquant à ces vertus, mais exactement l'inverse : s'il n'a pas ces qualités, il ne peut pas faire de l'aïkido de qualité et aura des problèmes très vite.
Il en va de même pour d'autres activités que l'aïkido, le travail, la vie de famille, les amis. Peut-on avoir des relations épanouies lorsqu'on a affaire à des gens fourbes et hypocrites ?

Le yin / yang plutôt que le pays des Bisounours

C'est une situation "normale" dans un dojo, « le monde des Bisounours » n'est pas un monde réel certains réussissent d'autres pas. Les pratiquants d'aïkido étudient en permanence le yin yang. Cela ne devrait donc pas les surprendre. Le dojo idéal n'est pas celui où tout le monde a compris et ne pose aucun problème : dans ces cas-là il faut s'inquiéter car c'est anormal.

Il y a des élèves qui ont avancé sur la voie et qui ne sont pas compris par les autres qui sont restés en chemin, limités dans leur compréhension. Sans parler des débutants qui agissent encore sur le mode de la consommation, avec une vision sportive de la pratique, et un formatage éducation nationale.

Comment pourrait-il en être autrement pour un adulte de 20 ans qui a passé au minimum une quinzaine d'années dans le système scolaire et sportif ? Se mettre dans le paradigme de l'aïkido ne se fera pas en un jour, ne se fera pas sans erreurs.
Nous sommes donc dans une situation normale où chacun peut s'interroger sur sa pratique, et le professeur comme moi sur son enseignement. Donc une situation de progrès.
Le confort c'est la mort.

C'est courageux de regarder la réalité en face, d'être capable d'en parler. Qui a dit merci à Hélène ? Qui le lui dira ? Les vrais pratiquants assurément. Pour l'instant il y a surtout eu des gens pour la critiquer et demander sa tête. Les pratiquants à l'origine de son intervention ont démontré qu'ils n'avaient pas compris le sens ni l’objet de son intervention, et continuent à la remettre en question.

Corriger ses erreurs la base de la pratique quotidienne, on vient pour cela

Personnellement c'est ce que je fais en permanence comme dans le cas présent, me remettre en question, au lieu de refuser de voir le problème et de faire comme si tout allait bien afin de retrouver le merveilleux monde des Bisounours où « tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil » alors que ce n'est pas le cas. Cela reviendrait à dire : retrouvons notre confort perdu et supprimons les fauteurs de troubles, ceux qui viennent perturber cette ambiance fausse et illusoire. C'est ce que font tous les incompétents, les gens qui ne pratiquent pas l'aïkido.

Le pratiquant d'aïkido sait qu'il fait des erreurs, quel que soit son degré de pratique, et quand il en repère une ou qu'on lui en indique une, que ce soit agréable ou pas, il la corrige le plus tôt possible, même si son ego ne supporte pas, car il le maîtrise. C'est le but de sa pratique. C'est là que l’on est face à un professeur qui a la maîtrise de son égo, qui est capable de progrès, ou face à un professeur qui a arrêté de pratiquer l'aïkido car il a atteint ses limites. Arrivera-t-il à les dépasser ? Peut-être… On peut l'espérer mais ce sera douloureux. Ce n’est pas à la portée de n'importe qui. L'écoute de celui qui a la gentillesse de vous indiquer que votre comportement n'est pas normal, la relation maître/élève de qualité permettra de surmonter la chose. Celui qui n’en est pas capable s'enfermera dans le déni, la haine, la vengeance stupide, au risque de détruire la pratique, la sienne et celle des autres.

Pour corriger ses erreurs il faut les identifier avec autant de recul que si c'était celles d'un autre

Il faut du détachement sans quoi c'est impossible.
Que se passe-t-il donc pendant ce temps ?
Lorsqu'on ne sait rien, on n'a pas d'avis, donc comme on paye une cotisation pour venir étudier, on accepte volontiers ce que l'on nous dit. Ce qui est dit, et agit dans le dojo va construire un monde de certitudes pour le pratiquant.

Le professeur, figé dans ses certitudes, persuadé d’être une référence pour les débutants voit son ego grossir. Il lui devient de plus en plus difficile de corriger ses erreurs qui, elles, sont inévitables et constantes. Pour les pratiquants d’aïkido, c'est la source même de la pratique. C'est parce qu'on corrige ses erreurs que l'on progresse. Mais pour ce professeur, figé dans une posture, incapable d’entendre ?…
Dans le cas présent on voit que certains anciens préfèrent détruire celui qui ose montrer et mettre en évidence leurs erreurs. Ils sont dans le déni, le refus et parce que cela les blesse que leur égo ne le supporte pas, ils veulent la peau de celui qui se permet ce crime de lèse-majesté.

Ce sont donc des pratiquants qui ont atteint leurs limites, et qui ne progresseront plus tant qu’ils refusent de voir leurs erreurs et de les corriger. Le début des problèmes sans fin pour eux, car ils vont chaque jour détruire ce qu'ils ont péniblement acquis à fin de satisfaire leur ego incontrôlable. Espérons qu’ils l’entendent, et acceptent de reconnaître qu’ils se sont trompés.

Comme je l'ai dit souvent : « quelqu'un qui vous met son poing dans la figure, si vous êtes un pratiquant d'art martial et d'aïkido correct, vous devez le remercier car il vous montre vos erreurs et vos carences, il vous permet donc le progrès. »
Seul l'imbécile va lui reprocher d'être brutal et sans respect pour lui. C'est la différence entre le pratiquant d'aïkido et celui qui ne comprendra jamais l'aïkido.

C’est ce qu’on appelle le déni (refuser de reconnaître la vérité ou la valeur d'une chose). Quand on est dans le déni on ne progresse pas.

Quelle attitude avons-nous face à la difficulté, voilà qui en dit long

Le do de l'aïkido veut dire développement de soi-même, changer soi-même. Voilà une magnifique occasion de voir qui va changer, et qui refusera de changer et accusera la planète entière.
Autrement dit, qui fait de l'aïkido et qui n'en fait pas.

Là comme en toutes circonstances, un vrai pratiquant d’aïkido agit toujours de la même manière : il fait les choses du mieux qu’il le peut, il fait une évaluation, remédie immédiatement à ses erreurs et ne les refait plus… C’est le travail de tous les jours.

Accepter de se tromper et y remédier ce n'est pas à la portée de tout le monde comme on le voit, impossible pour un consommateur de techniques qui ne vient à priori que pour flatter son égo (être le meilleur, savoir-faire, avoir un catalogue de techniques, etc.).

Constater que l’on a fait des erreurs sans rien changer voire en augmentant et en s'entêtant dans l’erreur pour des problèmes d’ego, ça c’est une vraie absurdité qui n’a aucun sens en aïkido ; la signature d’un échec et de l'incompétence.

 


Surmonter un problème c'est augmenter sa compétence, le fuir c'est avouer son incompétence.
Recommencer la même erreur c'est le constat que l'on n'a pas changé.

Tokumei no

- Vous n'avez pas apprécié cette intervention ?

Au contraire, même si ce n'est pas agréable pour moi, c'est le moins que l'on puisse dire, mais j'apprécie beaucoup... un peu maso non ?

Cela fait partie de la pratique, il ne faut jamais considérer le résultat comme acquis et croire que l'on ne peut pas améliorer les choses.

Vu la réaction des anciens, ils n'ont pas compris grand-chose à l'aïkido. Ils ne supportent pas l'image qu'on leur renvoie d'eux même et pourtant c'est dans un but constructif, cela partait d’une bonne intention. On voit qu'ils ne contrôlent pas leur ego.

Là encore c'est intéressant et source de progrès, on n’est pas dans la théorie mais dans le réel, se raconter des histoires ne résout rien, pire cela aggrave les choses.

 


Oui, la grenouille qui vit au fond de son puits, n’a pas l’idée de ce que peut être la mer; elle ne connaît que son trou.
L’éphémère éclos et mort en été, ne sait pas ce que c’est que la glace : il n’a connu qu’une saison.

T. Tseu

- Mais n’est-ce pas manquer de respect envers vous ?

C'est tout le contraire. Le but de l’intervention d’Hélène, et des personnes qui depuis se mobilisent et posent des questions pour alimenter cet échange, est que tout le monde soit respectueux de mon enseignement en toutes circonstances au lieu de faire dans mon dos exactement l'inverse.

Cet entretien est destiné à donner des repères à ceux qui n'en ont pas afin qu'ils puissent avoir un avis éclairé. On verra à l'avenir ceux qui s'écartent de cela.
Au final, même si ce n'est pas agréable, c’est une bonne leçon d'aïkido pour tous, même pour moi qui croyait avoir fait mon travail, mais je ne maitrise pas encore ce qui se passe dans mon dos et que j'ignore.

Quand on n’a rien à se reprocher, qu'on est droit dans ses bottes, on peut entendre n'importe quelle critique, c'est même souhaitable.
Je demande souvent si il y a des questions, ce n'est pas pour rien, le feedback c'est la base de la communication ; l’absence de feedback de ceux qui ont suivi un enseignement rend simplement impossible tout enseignement.

Les arts martiaux et l'aïkido nous apprennent qu'il ne faut pas se raconter d'histoire, ou ignorer l'évidence en espérant que les choses vont s'améliorer toutes seules, car cela conduit toujours à une catastrophe. Les adultes ne croient plus au Père Noël, sauf certains dans le cas présent.

Même si ce retour n'est pas toujours flatteur il faut encourager la franchise de ceux qui font ce type de jugement, remarque, ou critique car ils vous donnent, à tort ou à raison, une image de vous-même.
C'est l'occasion pour moi aussi de progresser, donc merci Hélène.

 


Le grand souci des politiciens vulgaires, c'est de s'attacher les hommes; ils se froissent, quand quelqu'un ne veut pas faire cause commune avec eux.
Qu'ils aiment ceux qui sont de leur avis, et détestent ceux qui leur sont contraires, cela vient de ce qu'ils ne cherchent, en définitive, que leur propre élévation....
Quand ils ont atteint l'objet de leur ambition, sont-ils vraiment supérieurs au vulgaire? Sont-ils utiles au pays?
Imposer au peuple ce qu'il leur plaît d'appeler leur expérience, n'est-ce pas pire que de l'abandonner à lui-même?

T. Tseu

- Cette critique d'Hélène peut-elle améliorer la situation ?

Si j'ai bien compris cette intervention : des anciens au lieu de montrer l'exemple ont agi et se sont comportés directement à l'opposé de ce que j'enseigne. Elle-même s'inclue dans cette critique pour avoir tardé à agir et n'avoir pas réussi à régler ce problème. Lorsqu'elle a voulu mettre les choses au clair, lors de mon absence, alors qu'elle dirigeait le cours, ses sempai n'ont pas compris sa démarche (eux sont persuadés de détenir la vérité), ce qui a entrainé une ambiance pourrie qui a duré quelques semaines avant que je sois au courant de tout ce fameux lundi.

Constat :
les sempais en question ne se conduisent pas en pratiquant d'aikido, ils démontrent dans cette affaire qu’ils ont encore beaucoup à apprendre car aujourd’hui ils ne sont à l'écoute de personne sinon d'eux -mêmes, et démontrent leur incapacité à remettre en question leur pratique, ou expliquer celle-ci à ceux qui se posent des questions sur l'image qu'ils renvoient.

La franchise n’est pas une qualité appréciée par tous, car cela dérange ceux qui se sont installés dans le confort sans s'apercevoir de leurs dérives.

Bien sur l'ennemie à abattre pour ceux que cette intervention dérange, c'est Hélène, puis Christine, qui a soutenu son intervention :
réactions et réflexes habituels des non pratiquants, ou pratiquants incapables d'évolution...
Eux sont parfaits et n'ont rien à se reprocher : l'attitude classique des gens imbus d'eux-mêmes et suffisants.
J’espère qu’ils sont en chemin, comprendront, se remettront en question, et avanceront sur la voie de l’aïkido traditionnel.

Hélène voulait donc par son intervention s'assurer que ses repères sont bien les bons et qu'elle a bien compris.

 


Quand les eaux se dessèchent, les poissons s’amassent dans les trous, et cherchent à sauver leur vie, en s’enduisant mutuellement des viscosités qui les couvrent. Pauvre expédient !
ils auraient dû se disperser à temps, et gagner les eaux profondes.

T. Tseu

- Quelle est la bonne attitude pour recevoir ce genre de critique ?

 


Un mouvement exécuté suivant une étiquette rigoureuse renforce la stabilité de l'esprit et met l'agressivité sous contrôle, établissant le calme.
L'efficacité qui en découle naturellement est sensible aux pratiquants comme à un observateur et, en même temps, ils sont imprégnés de l'ambiance véhiculée par la tradition.
Il faut donc s'adonner sans retenue à la pratique pour mettre sous contrôle les émotions les moins souhaitables en ce qui concerne le Budo : la peur, l'affolement, le mépris des autres, l'inflation de l'ego, progresser corps et esprit.

N. Tamura Sensei

Je ne sais pas s'il y a une bonne attitude, mais je sais comment procède un aïkidoka : il ne recommence pas 2 fois les mêmes erreurs et améliore son fonctionnement. Comme sur le tatami, on recommence autant de fois qu'il le faut jusqu'à y arriver. C'est ainsi que l'on forge son mental.

Il y a ceux qui ne le supportent pas, comme les sempaïs d'Hélène, ce qui est normal puisqu’ils n'ont pas une grande pratique et surtout compréhension de l'aïkido comme ils nous l'indiquent par leurs réactions de rejet et leur refus d'entendre au lieu de se servir de cela comme d'une base de travail, d'évolution, ce que fait tout pratiquant d'aïkido.

J'avais pourtant dit la semaine précédente et à de moult occasions : « lorsque un pratiquant d'aïkido vous met son poing dans la figure, alors qu’un ignorant lui en voudrait et le lui reprocherait, un pratiquant d'aïkido le remerciera ».

En faisant cela, il lui a montré une faille dans sa pratique, et s’il avait été un ennemi il serait mort ; grâce à cette mauvaise expérience il sait ce qu'il doit travailler.

C'est pourquoi un pratiquant d'aïkido véritable remercie celui qui a fait ça.

Hélène aujourd'hui leur a mis un coup de poing dans la figure, comme à moi d'ailleurs, puisque si mes élèves censés être les plus compétents réagissent mal, c'est de ma faute, mon enseignement n'est pas à la hauteur.

Eux ont fait la démonstration qu’ils n'ont pas compris grand-chose et qu'ils se trompent d'objectif. Ils ont fait aussi la démonstration qu’ils ne sont pas à la place qu'ils croient devoir occuper. Revenir à plus de modestie et s'excuser de n'avoir pas été à la hauteur serait digne d'un vrai pratiquant.

 


Qui sait peu se croit grand.

T. Tseu

- Et maintenant quel est le programme ?

La réalité est là et il faut faire avec. Moi, je dois recommencer mon travail, faire en sorte qu’il soit mieux compris et appliqué par plus d'élèves du dojo qu'Hélène et Christine.

La satisfaction c'est qu'une jeune pratiquante comme Hélène ait eu suffisamment de repères pour pointer ce qui ne fonctionnait pas dans ce dojo.

J'espère que c'est en partie grâce à mon enseignement, qu’Hélène et Christine ont bien saisi ce qu’est l’aïkido, ce qui prouverait que j'ai dû quand même un moment donné faire du bon boulot.

Mais c'est ainsi, on ne fait pas du 100 %, personne, même le Christ !… C'est le yin yang. C'est pourquoi il faut rester modeste, et recommencer pour les têtes carrées, bien pleines, en espérant cette fois-ci qu'elles comprennent. Et il ne faudra pas se contenter d'explications, mais créer des situations, comme dans le cas présent, et voir comment ils réagissent.

Enfin si c'est possible…

Comme disait le bouddha, l'œil mental est comme le lotus, certains sont sous la vase et vous aurez beau nettoyer cette vase ils ne comprendront jamais, d'autres sont à la limite de la vase vous nettoyez, ils comprennent, enfin les troisièmes sont au-dessus de la vase et vous n'avez pas besoin de nettoyer.

C'est ainsi, et comme vous le voyez on retrouve la terre, le ciel et l'homme entre les deux, et le yin yang.

La question qui se pose pour moi est, comment puis-je améliorer pratiques et pédagogie afin de ne pas retrouver ces erreurs.

Réussite et échec sont les deux visages de l'action comme la paume ne peut exister sans le dos de la main. C'est ce que nous apprend le yin yang. Cette situation était-elle évitable ? La réponse est clairement non. Il faut juste que la partie non souhaitable soit la plus petite possible.

C'est pourquoi vouloir cacher le problème, faire comme s'il n'avait jamais existé, repartir sur une situation antérieure en apparence harmonieuse n'est pas la solution et ne sera jamais la solution, non seulement cela ne réglera rien mais en plus cela ne permettra à personne d'évoluer.

Le non-dit et le temps sont deux facteurs qui aggravent les choses au lieu de les résoudre. Ignorer un problème, faire comme s'il n'existait pas est le comble de l'incompétence. Un problème et sa recherche de solution est au contraire le moteur du progrès et indispensable.

Comme pour soigner un abcès, il faut donner un coup de bistouri, nettoyer, désinfecter et on a des chances de retrouver la santé. Si on l'ignore, si on fait comme s'il n'existait pas, on risque l'infection généralisée, une gangrène voire la mort. Les problèmes ne se résolvent pas tout seuls, ni avec le temps ; les fuir est synonyme de lâcheté et d’un refus de traiter le problème. Surmonter un problème c'est augmenter sa compétence, le fuir c'est avouer son incompétence, c'est se mettre les mains devant les yeux, c'est ce que font tous les ignorants. Une tendance humaine habituelle : éviter l'effort, éviter les contraintes autant qu'on peut !

Je vous conseille de lire l’éloge de la fuite, d’Henri Laborit. Mon oncle d'amérique » Stratégie de domination »

 


Connaître les autres, c’est sagesse; mais se connaître soi-même, c'est sagesse supérieure, ( la nature propre étant ce qu'il y a de plus profond et de plus caché)
Imposer sa volonté aux autres, c’est force; mais se l'imposer à soi-même, c’est force supérieure (les passions propres étant ce qu’il y a de plus difficile à dompter )
Se suffire ( être content de ce que le destin a donné ) est la vraie richesse; se maîtriser (se plier à ce que le destin a disposé) est le vrai caractère.

Lao Tseu

- Pour retrouver l’aikido de l’origine pourquoi ne pas alors le normaliser ce serait plus facile?

Est-il possible de normaliser la musique, la peinture, la gastronomie, l'aïkido... ou un quelconque art ? La réponse est NON.

Nous sommes tous différents, avec des problèmes différents à résoudre. Il faut donc accepter de se remettre en question même si c'est douloureux et que cela fait mal au lieu de rester buté dans sa bêtise, et pour chacun la route est différente. On est donc à l'opposé de toute idée de norme : chacun aura donc une pratique individuelle qui lui correspond, où il résoudra les problèmes qui sont les siens et pas ceux des autres.

Normaliser cela veut dire changer un art comme l'aïkido en un sport... et faire cela c'est faire exactement l'inverse de la voie de l'aïkido définie par son fondateur... De patron le professeur devient employé sur siège éjectable : il doit demander 20 autorisations avant de parler, il doit rendre des comptes à des élèves ou des gens qui ne pratiquent pas et qui sont des incapables. Aucun art ne fonctionne ainsi !

Quoi de plus normal, une fédération sportive d'aïkido (ils en sont fiers en plus) est dirigée par des incapables (en aïkido) qui engagent des professionnels de l'aïkido.

Pour être membre du comité directeur d'une fédération il faut faire la preuve que l'on est amateur et que l'on n'a aucun intérêt financier dans cette fédération.

Principe de base : on ne peut pas être patron et employé en même temps car il y a conflit d'intérêts. Bien sûr tout cela est contourné : il suffit de regarder la presse sportive tous les jours. Les élèves (adhérents et donc membres actifs avec un pouvoir décisionnaire à la fédé), donc des gens qui ne connaissent rien à la pratique de l'aïkido, décident de ce que les entraîneurs nationaux régionaux et professeurs de dojo doivent faire. La dernière roue de la charrette est le professeur : c'est l'employé de service qui doit satisfaire le consommateur qui n'y connaît rien et qui doit flatter son ego.

Autrement dit imaginez le ministère de l'industrie dirigée par les bricoleurs du dimanche : comment voulez-vous que ça fonctionne. Mais le but de l'État n'est pas que cela fonctionne, c'est de diviser pour régner : la base de la politique. Rien de plus dangereux qu'un groupe de gens qui partagent les mêmes valeurs : en cas d'élections il faut donc atomiser cette entité.

On n'a pas trouvé mieux que de réunir un groupe de gens en leur donnant un peu d'argent et du pouvoir pour qu'ils se déchirent entre eux pour se disputer soient les miettes de l'argent ou du pouvoir et cela fonctionne très bien. L'intention de l'état n'est pas toujours pour améliorer les choses. Diviser pour régner est la base de la politique depuis des siècles.

L’aïkido traditionnel ne peut se conformer à ces pratiques. Le dojo est la maison du maître, et c’est le maître qui décide de tout. La pratique de l'aïkido est un art donc non normalisable de plus l'étude et l'application du reishiki que doit appliquer un pratiquant de budo est exactement l'opposé d'une norme.

- En quoi la confusion "sport martial" et "art martial" peut elle expliquer l'intervention d'Hélène ?

Les gens qui viennent à l'aïkido sont formatés sport et ont des comportements de sportif : pour eux activité physique égal sport. On retrouve donc dans un dojo ces comportements qui n'ont rien à y faire. Cela a posé des problèmes au judo en son temps et si ce sport est devenu ce qu'il est, il le doit au fonctionnement sportif. On voit à quel point c'est facile de détruire un art martial en fonctionnant à l'envers. Ne recommettons pas cette erreur en aïkido... Le sport est une pollution et toute pollution entraine la mort, c’est juste une question de temps.

 


Le mouvement Kodokan finit par s’ériger en fédération... Cela fut une grande erreur. A l’époque, les seules structures envisageables dans le domaine sportif étaient celles d’une Fédération. Nous passâmes donc par-là, et cela fonctionna de façon satisfaisante... du moins au début

Les pionniers du judo Lucien Levannier

La citation est éloquente cela fonctionne bien au début car formés à l'ancienne ces judokas n'avaient pas encore le fonctionnement sportif et ne se comportaient pas comme des sportifs, très vite les nouvelles générations au fonctionnement sportif ont pris le dessus pour transformer le judo en autre chose. On voit donc toute l'importance du milieu dans lequel une discipline fonctionne. Le seul moyen de la détruire c'est de la faire fonctionner dans un milieu qui ne lui convient pas. Si vous faites fonctionner un art comme l'aïkido dans un milieu sportif vous n'avez tout simplement plus d'aïkido, et très vite comme les judokas, vous aurez le même résultat. À la différence des judokas, les pratiquants d'aïkidos qui agissent ainsi n'en ont même pas conscience.

L'aïkido est constamment pollué par cette approche sportive naturellement développée par les gens quand ils viennent étudier l'aïkido. Il faut donc que les pratiquants aguerris d'aïkido prennent le temps d'informer les jeunes pratiquants qu'ils ne sont pas dans un cadre sportif et que le sport : fonctionnement et conception, n'a rien à voir et rien à faire dans la pratique de l'aïkido.

Si l'on se contente de pratiquer des techniques, qui sont la plupart du temps de la gesticulation, techniques qui n'ont qu'un lointain rapport avec l'aïkido, on est technicien pas pratiquant d’aïkido. Un pratiquant basketteur peut pratiquer cela pendant 30 ans et 30 ans après toujours ne pas être pratiquant d'aïkido, mais être un basketteur qui caricature des mouvements d'aïkido.

Il va donc falloir balayer les arguments auxquels nous sommes confrontés pratiquement tous les jours en tant que pratiquants d'aïkido.

La technique répond à un esprit. Posséder un catalogue de techniques si l’on n’a pas compris le sens de la pratique et de l’enseignement, ce n’est pas pratiquer l’aïkido comme un art. La technique est un outil, un moyen pour le développement de soi, et non une finalité.

Le tatami cet esprit en voie de disparition...

Ainsi l’intervention d’hélène concernant la compréhension de la pratique et son respect dans ce que l’aikido a de traditionnel, replace l’aikido dans l’art et non dans le sport.

- Comment fonctionne la transmission d'un art comme l'aïkido?

Il s’agit de la transmission d'un enseignement de manière traditionnelle, c’est-à-dire de maitre à élève.

Celui qui veut apprendre un art va solliciter le maître de cet art pour être pris comme élève. Il n’y en qu'un qui décide qui il prend comme élève, le maître de cet art. Que ce soit de la peinture, de la musique, de l'art culinaire comme ce maître qu'est Georges Blanc à côté de Bourg, c’est toujours le maître qui choisit son élève, son apprenti.

Chez Georges Blanc qui décide de tout ce qui se passe ? Lui ! Et ses élèves ont intérêt à le mettre au courant de ce qui se passe, sinon ils risquent de passer la porte et ne plus jamais revenir. C’est exactement ce qui se passe dans un dojo japonais pour les mêmes raisons.

Sinon il risque de passer la porte et ne plus jamais revenir. Exactement ce qui se passe dans un dojo japonais pour les mêmes raisons.

Il ne faut pas se faire un problème de concepts relatifs, comme le bien et le mal.
Il ne s'agit pas de corriger les hommes, mais de corriger son propre cœur, c'est cela l'aikido. C'est l'ordre que vous donne l'aikido et il faut que vous en veniez à vous le donner à vous-même.

Morihei Ueshiba fondateur de l'Aïkido

- Faut-il mangez chez G. Blanc pour connaitre le fonctionnement d'un dojo ?

Oui, allez manger à l'auberge chez Georges Blanc, vous verrez ses élèves en cuisine travailler, et Georges Blanc discuter avec les clients, autrement dit avoir le feedback de la prestation offerte par son restaurant. Si le feedback est négatif, les élèves en cuisine vont se faire tirer les oreilles et très vite être recadrés par Georges Blanc lui-même. Si l'un d'entre eux n'est pas content, ou n'est pas d'accord avec lui il va prendre la porte très rapidement.

De la même façon en aïkido si quelqu'un oublie que le professeur est le maitre du dojo, il sera vite recadré par les élèves plus expérimentés que les pratiquants d'aïkido appellent sempaï ou uchideshis du dojo, étant entendu aussi qu’un kohaï peut avoir mieux compris l’aïkido que son sempaï et être en mesure de le pointer à ce dernier.

Toujours se rappeler que ancienneté dans la pratique (sempaï) ne veut pas dire compétence. En théorie on peut le penser mais ce n'est souvent pas le cas... Un kohaï se doit d'informer son sempaï qu'il ne comprend pas un aspect contraire à ce qu'enseigne le professeur en y mettant les formes. Si c'est le cas le sempaï a intérêt à en tenir compte car il dit des bêtises et cela se voit, il a donc tout intérêt à corriger très vite.

Comme ces apprentis sont motivés par leur Maître pour un jour essayer de l'égaler ou de le dépasser ils ne se permettent pas cette impolitesse car ils ont du respect. Exactement ce qui se passe en aïkido.

On est l'élève d'un Maître ou pas. Et si on est l'élève d'un Maître, ses décisions ne se discutent pas, car un vrai maître n'abuse pas de sa position pour contraindre un élève à des actes inacceptables, c'est toujours dirigé dans le sens de son évolution dans l'art.

C'est pour cela qu'on choisit son Maître : on le choisit pour ses qualités techniques mais aussi pour ses qualités humaines. Aïkido uchi deshi tsukubito dojo aïkido Bressan bourg en Bresse 01 ain

Un kanji très clair

Le kanji "aï" de l'aïkido est là pour nous le rappeler.
aï signifie "à la maison il y en a qu'un qui ouvre la bouche". C'est littéralement ce qui est écrit. En clair chez Georges Blanc comme dans le dojo il n'y en a qu'un qui parle "le maître" et les élèves payent, font des efforts pour cela, et ce n'est pas toujours facile si le Maître est exigeant.

Un art a toujours le même fonctionnement quel que soit le pays de la planète. Un sportif ou quelqu'un qui développe des idées sportives dans un tel cadre est donc complètement à côté de la plaque et sa place n'est pas ici.

 


Me Ueshiba n’expliquait pas tout ce qu’il faisait ; il donnait une direction et c’était à chacun de faire la démarche nécessaire pour trouver sa voie.

Qui a appris l’aïkido pendant un jour, peut l’enseigner pendant un jour...

Me Tamura

- Quelle est la différence de l’enseignement entre un dojo et un club d’aikido ? Est-ce si important dans l’apprentissage ?

 


L'incompétence technique n'est pas un inconvénient s'il s'agit de représenter des ignares. En fin de compte, la médiocrité intellectuelle, l'étroitesse des vues et l'ignorance scientifique sont autant d'atouts pour un homme politique qui désire incarner les masses.

Jacques Neirynck

Le milieu naturel de l'aïkido est celui d'un dojo traditionnel japonais. C'est ce milieu-là qui a formé les plus grands maîtres d'aïkido, alors que les clubs des fédérations sportives n'ont jamais formé le moindre maître depuis 70 ans.

Si nous regardons des arts similaires qui ont vécu ce que nous vivons acupuncture, judo, karaté nous pouvons voir le résultat de ces mauvais choix, nous aurons le même résultat si nous les imitons donc inspirons nous de ceux qui ont vécu cela avant nous et ne commettons pas les mêmes erreurs.

La fédération Française de judo qui s'est constituée dans les années 1950 a-t-elle formé des maîtres ? Non, juste des champions qui la plupart du temps ignorent tout de leur discipline, leur seule motivation était d'être des champions olympiques ou autres. Avez-vous lu un article, un livre écrit sur l'art du judo par un de ces champions ? Non, ils sont pourtant légion depuis 70 ans, mais ça n'existe pas car cela n'a aucun intérêt, le judo ne s'intéresse pas au sport judo, cette pratique normalisée qui règlemente la compétition a pour seul objectif de faire un champion et non l'étude de l'art du judo.

Ce n'est pas un art martial mais un sport où il est question, comme dans tous les sports, de savoir qui est le meilleur. C'est tout. Du concours de braguette à qui pisse le plus loin! On ne s'intéresse pas à la personnalité ou à ce qu'on a dans la tête. Les merveilleux bienfaits du sport.

- On trouve beaucoup de vidéos d’aikido sur internet, comment choisir les plus pertinentes ?

Ce que l'on ne connait pas c'est le contexte. Pour les grands maitres comme le fondateur ils étaient toujours dans un contexte particulier (reportages) que l'on ne connait pas, filmés souvent par des gens qui ne connaissent pas l’aïkido, et souvent à leur insu, alors qu’ils répondaient à des élèves ; ces videos peuvent donc montrer ce qu'il faut faire ou ce qu'il ne faut pas faire.

Hotou aïkido dojo aikido Bressan 01 Bourg en Bresse ain Do objectif de l'aïkido

Nous avons souvent demandé à Me Tamura le contexte, et après explication du contexte notre première impression était souvent complètement fausse alors que c'était de notre point de vue évident. Plusieurs fois avec Me Tamura nous avons été filmés et après en regardant le film on voyait tout autre chose.

Personnellement lors de grandes démonstrations, lors d'événements comme le congrès mondial, je ressentais des choses et quand je regardais le film je ne voyais rien de ce qu'on avait vécu. On avait un avis diamétralement opposé entre ce qu'on vivait et quand on voyait le film : c'est pourquoi il faut se méfier énormément des films et vidéos, il vaut mieux être là.

Ce gag Me Tamura en a été victime plusieurs fois. L'opérateur avait retenu tout ce qu'il avait montré qu'il ne fallait pas faire et étant tombé là-dessus, il en était révolté et pensait même que les auteurs l'avait fait sciemment.

Voilà une des plus grosse source de pollution de l'aïkido, qui avec le temps et sa diffusion devient n'importe quoi. S’il y a quelques années les crétins congénitaux n'avaient pas droit à la parole à moins d'être assez riches pour produire un livre à compte d'auteur, de nos jours ils inondent les réseaux sociaux d’internet, YouTube, etc., on ne voit que cela. Le consommateur de ces médias n’a plus aucun sens critique. Lobotomisé, sans culture suffisante, il ne peut qu'être victime. Il va à son tour relayer et contribuer à cette déchéance.

Posez vous la question si votre professeur qui a lui aussi youtube n'enseigne pas ce que vous avez vu ce n'est pas qu'il ne connait pas il peut comme vous le voir, c'est surtout qu'il n'a pas envie de voir cette pollution dans son dojo, vou srisquez donc d'avoir très vite des problèmes.

Les gens ne se rendent pas compte à quel point ils se trahissent physiquement, si un professeur voit un de ses élève faire très bien ce qu'il n’a pas envie de voir dans son cours il sait que cet élève lui ment... On ne ment pas avec ses gestes, on se trahit tout le temps... C'est pourquoi celui qui a l'habitude vous dira vous êtes l'élève de X .... car votre travail physique est aussi clair que des paroles même au milieu d'une foule : en stage le professeur est entrainé à cela, l'élève non alors il croit que personne ne sait... La différence entre l'élève et le professeur comme un enfant face à un adulte...

Les pratiquants qui regardent des videos sur Youtube vous diront qu'ils savent distinguer la compétence de l'incompétence ; ce en quoi ils s'illusionnent vraiment étant donné qu'ils n'y connaissent rien et qu'ils n'ont aucun repère, mais cela les satisfait intellectuellement. Ils se croient tellement supérieurs.

Voilà comment, sans s'en rendre vraiment compte, ces gens qui ont comme seul souci d'épater la galerie avec leurs idioties (dans l’espoir d’une reconnaissance), contribuent tous les jours à détruire une discipline à vitesse grand V.

Celui qui ne sait pas s'en protéger pour ne pas polluer sa pratique n'a donc aucune chance de faire quelque chose de potable un jour. Comme tous les organismes vivants qui naissent, croissent, atteignent leur maturité, dégénèrent puis meurent, l'aïkido a donc une durée de vie qui dépend de la bêtise humaine.

Dans chaque pays on observe un aïkido complètement différent. Alors que celui-ci définit par son fondateur ne devrait pas être différent. À quoi devons-nous cela ? Aux tenants de la théorie suivante : « tout produit autre d'une culture autre que la nôtre ne peut être assimilé que s'il est adapté à la mentalité du pays ». Autrement dit : Quelque chose de remarquable comme l'aïkido du fondateur de l'aïkido, doit être détruit pour être assimilable par les habitants du pays.

Continuons le raisonnement, il ne sera assimilable par certains pratiquants que si ceux-ci peuvent à leur tour polluer et déformer l'aïkido, du haut de leur ignorance et de leur incompétence… Ils ont oublié ce vieil aphorisme d'un président américain :
« il vaut mieux se taire et passer pour un con, que de l'ouvrir et ne laisser aucun doute à ce sujet ».

 


L’absence de spiritualité vraie condamne les arts martiaux externes à une lente mais certaine perte d’intérêt dans la société à venir. Du moins dans la majorité des Dojo actuels, où l’exploitation éhontée de la naïveté des gens a atteint des limites extrêmes. J’ai, quant à moi, toujours affirmé que les arts martiaux, s’ils se réfèrent à une Tradition authentique, c’est-à-dire ancienne et véritable, font partie d’un patrimoine culturel universel.

Roland Habersetzer

- C'est quoi l'étiquette ? à quoi ça sert ?

 


Rei se traduit simplement par le salut.
Rei englobe les notions de politesse, courtoisie, hiérarchie, respect, gratitude…
Reigi étiquette et l'expression du respect mutuel à l'intérieur de la société. On peut aussi le comprendre comme le moyen de connaître sa position vis-à-vis de l'autre. On peut donc dire que c'est le moyen de prendre conscience de sa position.
Rei est composé de deux éléments shimesu et yutaka l'esprit divin descendu habiter l'autel, yutaka La montagne et le vase sacrificiel de bois qui contiennent la nourriture.

N. Tamura Sensei

Le reishiki traduit dans notre langue par le mot étiquette est énormément réducteur. Pour l'occidental ce sont des japonaiseries d'un autre siècle sans grand intérêt. Les sports martiaux comme le judo, le karaté ne respectent pratiquement plus cet aspect de la pratique.

Pour nous il s'agit d'un enseignement fondamental qui ne se limite pas un simple salut ce qui n'est que de la politesse, il s'agit carrément de l'éducation martiale du pratiquant. Il doit s'approprier cet aspect de la pratique ; c'est aussi important que la pratique technique elle-même voir plus. C'est ce qui fait la différence entre un sportif et un pratiquant d'art martial.

Dans une pratique martiale, qui vient du Dieu Mars, le dieu de la guerre, comme dans nos armées, on attend du soldat qu'il ait un comportement exemplaire et courageux. Mais ce n'est pas quelque chose qui se décrète. On le voit à l'usage.

Un soldat ou un pratiquant se doit d'être fiable : en effet si le général monte à l'assaut de l'ennemi et que lorsqu'il se retourne, il voit un de ses soldats papoter avec l'ennemi, ou prendre le thé avec, au prétexte qu'il est neutre et objecteur de conscience... cela va poser très vite un problème. Tout le monde sait ce qui va lui arriver.

De même dans le monde martial ou lorsqu'on entrait dans un dojo il y a quelques dizaines d'années, on s'engageait sur l'honneur voire le sang à suivre la voie, et à ne jamais trahir ni celle-ci ni le maître.

Donc tout élève qui se permet d'agir dans le dos du maître subit une sanction immédiate que l'on appelle dans le monde martial "Montzen Baraï" : l’élève est éjecté immédiatement du dojo. .

 


Il est grotesque d'avoir à dire « respecter moi car je suis votre sempaï », « placez moi sur un piédestal car je suis votre maître ».
Le respect envers le sempaï ne doit pas être provoqué, le kohaï doit tout naturellement avoir envie de respecter le sempaï. Le sempaï, lui, prend soin du kohaï car le kohaï occupe la place qui est la sienne et ne mérite par là que l'on s'occupe de lui.
L'esprit de gratitude, de respect, de reconnaissance quand il imprègne étiquette, est ressentie naturellement par l'autre.

N. Tamura Sensei

Rappelez-vous ce que nous avons dit précédemment concernant la signification du mot dojo,m nousontei monka m nousonjin termes qui désignent l'élève, du aï de l'aïkido.

L'étiquette est un terme extrêmement réducteur et impropre en la circonstance pour désigner le reishiki qui est en fait l'éducation martiale : celle qui vous donne un jugement fiable en toutes circonstances et qui vous évite de faire des erreurs.
On retrouvera dans cette partie de l'enseignement toutes les qualités et vertus que l'on attribue à la pratique du Budo et que certains retrouvent dans les plis du hakama.

Malheureusement cette partie est très mal expliquée, très mal comprise, peu connue même des professeurs d'aïkido qui se contentent de pratiquer, faire des techniques et donc très mal employée par les élèves.

La notion de sempaï/kohai en est un exemple flagrant. On est toujours le sempaï de quelqu’un parce qu’arrivé avant lui, et le sempaï d’un autre parce qu’arrivé après-lui…
La notion de sempaï ne confère cependant en soi aucun pouvoir, et c’est n’avoir rien compris à cette notion que de le penser.

Le sempaï par son ancienneté dans la pratique est supposé avoir une plus grande connaissance et maîtrise de l’aïkido. Pour autant, il reste en situation d’apprendre, et doit rester humble dans ce qu’il transmet, et réinterroger en permanence ses certitudes.
De plus, ses propres limites et difficultés peuvent aussi l’amener à évoluer et comprendre moins rapidement que l’un ou l’autre de ses kohaï, les fondements, et la pratique de l’aïkido.
Plus on avance dans sa pratique, plus on a de devoirs mais en aucun cas des droits.
Sempaï et kohaï sont des élèves en situation d'apprentissage chez leur professeur. Les sempaï l'oublient très souvent d'où leur erreur : ils oublient souvent où est leur place. La démonstration qu'ils ne sont que des "consommateurs" un non pratiquant d'aïkido se comporte exactement de la même façon, qu'ils ne sont en rien des pratiquants d'aïkido, encore moins des sempaïs fiables.
Puisque nous sommes dans un domaine martial et militaire c'est ce qu'on appelle : des traitres... dans le civil des arrivistes... Ces personnages ne sont en rien des modèles martial mais leur rebuts. Voir les sites arnaques martiales en bas de page

- Au cours de la pratique, quand tu viens nous corriger, nous montrer le mouvement, celui qui écoute doit-il se mettre en seiza, ou mettre un genou à terre ?

Voir le reishiki sur ce site vers le milieu de cette page Reishiki »


Voir le reishiki sur notre site et ces liens en bas de page sous les questions

 


Il faut vaincre en son esprit de colère, esprit de paresse, esprit de peur etc.… le plus grand danger est l'orgueil ! N'oubliez pas qu'à l'instant où surgit l'idée que votre technique est bonne, tout progrès cesse.
Dans le flot constant du monde, s'arrêter un instant, c'est prendre en retard impossible à combler.

N. Tamura Sensei


- Quel attitude doit avoir le professeur pour permettre l’enseignement de l’aïkido traditionnel ?

Que vous apprend votre professeur ?

Le professeur permet aux pratiquants de travailler, d’exprimer leurs qualités au maximum mais on ne leur permet pas de faire n’importe quoi.
Ce principe se retrouve à tous les niveaux : physique, comportemental, intellectuel, fonctionnement du dojo, etc.

Le professeur, ou celui qui le remplace doit donc avoir une attitude exemplaire à tout niveau, même s’il est en cours d’apprentissage.
Certains comportements (méthode d’intimidation, chantage affectif, prise de pouvoir, maîtrise de tout…), attitudes (jugement, différence de traitement des pratiquants…), éclats verbaux n’ont pas à exister dans un dojo.

Le chantage affectif est un comportement manipulatoire

Enseigner n’est pas dominer.

Comme dit précédemment, la notion de sempaï/kohaï mal comprise permet à certaines personnes, de manière plus ou moins consciente, d’exercer un pouvoir sur autrui. Ces personnes se rendent indispensables, sont dans la maîtrise de tout : vous devez vous référer à elles, passer par elles pour tout et ne jamais informer le professeur… Eux bien sûr n’informeront jamais leur professeur afin de pouvoir développer leur perversité et leur pouvoir dans le dojo. Un classique !

Un kohai doit solliciter ses sempaïs, et non un seul d’entre eux. N’interpeller que l’un d’entre eux peut conférer à ce dernier, s’il n’est pas clair avec son rôle, un sentiment de toute puissance et l’amener à développer des comportements malsains. Tous les sempaï sont censés pouvoir vous transmettre les bases de l’aïkido, celles qu’ils ont comprises tout du moins et c’est en cela qu’il est important de ne pas en référer à une seule personne. Attention donc car comme on l’a vu récemment des kohaïs peuvent avoir mieux compris l’aïkido et avoir donc des connaissances supérieures à celles de leurs sempaï. La maîtrise du geste, si tant est qu’il y ait maîtrise, ne fait pas tout.

Certains n’ont jamais rien fait et non pas compris la moitié de ce qu’ils disent ou enseignent. Vous allez vous en rendre contre très vite si vous n’êtes pas aveuglés par des notions de pseudo amitié, de respect… etc. Vous ne devez suivre leurs indications que si elles vous semblent sensées et correctes. Au moindre doute consultez le professeur et développez votre relation maître/élève comme n’importe quel élève du dojo, du plus humble au plus avancé. Cette relation n’est pas l’apanage des plus anciens uniquement. Le professeur est celui de tout le monde. Le sempaï s’il est de qualité permet juste d’aller plus vite et d’éviter bon nombre d’erreurs rapidement c’est tout.

Les sempaï qui enseignent en l’absence du maître du dojo et qui veulent supprimer le reishiki de notre pratique, n’ont rien compris à cette dernière. Le problème pour eux, c’est que cela limite leur pouvoir personnel. Ils attaquent donc la pratique même en développant des arguments du type : c'est moyenâgeux et n’a plus rien à faire avec notre époque moderne. Sans ce cadre justement, la pratique devient sportive, et non plus art…

Qui détient la voie, le do dans un dojo ? Uniquement le professeur, le maître du dojo. Lui seul est fiable : en cas de doute parlez avec lui et pas avec ceux qui parlent en son nom et qui filtrent les informations pour dissimuler leurs erreurs nombreuses, ce qui est pourtant le propre de tout élève qui apprend.

Ne donnez jamais aucun pouvoir à un sempaï, Ne lui laissez en prendre aucun.

Les enseignements de celui qui donne le cours ne représentent qu'un fragment de l'Aïkido. Quand, par la recherche, et l' entraînement quotidien et constant de soi-même, vous serez parvenu à la connaissance par le corps , le véritable usage des merveilles de l'Aïkido vous sera permis.
La voie de l'aiki est sans limite. Je ne suis moi-même, et toujours, qu'un pratiquant (Ie fondateur avait alors 80 ans).
En aikido, il n'y a pas de fin. La voie est sans limite, c'est une fontaine inépuisable.
Le principe essentiel de l'aikido est de s'harmoniser avec le mouvement de l'Univers : c'est devenir Un avec l’Univers même.

Morihei Ueshiba fondateur de l'Aïkido


- Les sempaïs qui ont un dojo, sont vos élèves, au même titre que les autres, non ? Leur rôle au dojo est donc le même, non ?

Tout à fait.

Tout professeur sauf s'il débute a des" Uchi deshi".
deshi signifie élèves
Uchi signifie intérieur (par opposition à soto qui signifie extérieur).

La différence n'est qu'apparente : ils sont tous les élèves du même professeur et ont tous les mêmes devoirs, et doivent avoir le même comportement. Ce ne sont pas forcément des sempaï c'est-à-dire des pratiquants qui sont arrivés avant.

Les soto deshi sont des élèves qui travaillent plus en autonomie, avec des problèmes différents que les uchi deshi c'est tout. Ils doivent être encore plus fiables que les uchi deshi.

C'est une situation beaucoup plus risquée pour eux mais aussi bien plus enrichissante.

Un soto deshi peut très bien lorsqu'il est de passage au dojo de son Maître être amené à faire le cours. C'est en venant au dojo du maître que les élèves les plus jeunes le connaîtront.

 


Certains s'entraînent assidûment mais refusent de pratiquer avec des débutants ou avec ce qu'ils pensent "mauvais".
Même s'il progresse techniquement leur technique restera une technique prisonnière de la technique.
N'oublions pas que l'aïkido n'est pas seulement la voie de l'unité corps-esprit mais surtout la voie de l'unité.
Que l'esprit soit arrêté dans sa progression et tout s'arrête.
L'esprit qui rejette les autres, l'esprit qui ne sait pas accepter les autres, l'esprit à qui il suffit que lui seul progresse, cet esprits qui ramènent tout au domaine étroit de l'ego ne peut s'ouvrir à l'état d'union avec l'univers.
Aïté existe, donc la pratique est possible. La pratique existe, donc le progrès est possible.
Quand il y a aïté, l'émulation réciproque fait que l'homme et l'autre progresse et partage leur joie.

N. Tamura Sensei


- Toutes les tâches dans un dojo (inscriptions, promotion, organisation du stage…) doivent elles reposer que sur les plus anciens ? et les mêmes personnes ?

L'homme et ses travers

Non ! croire cela est un vieux problème humain inhérent à toute association or dans d’autres domaines, ce n’est pas le cas. Par exemple, un président américain ne peut faire que deux mandats soit huit ans. Dans le monde humanitaire on ne peut faire qu'un mandat de sept ans car on s'est aperçu que si le mandat durait plus de sept ans l'association était détournée au profit de ses dirigeants ; la nature humaine dans toute sa splendeur !

Pour éviter cela, il convient de définir une durée limite pour une tâche donnée. Le dojo n’échappe pas à la règle : si quelqu'un occupe une fonction pendant trop longtemps on verra apparaître le « syndrome de la grosse tête », et des égos mal maîtrisés qui vont générer toute une pollution dans le dojo.

C'est pourquoi les tâches à accomplir, doivent être réalisées par chacun, en vue de leur formation complète : tout le monde doit y passer. Gérer une tâche ne doit pas durer trop longtemps : on fait la démonstration qu'on accomplit très bien cette tâche, et quand on la maîtrise, on la transmet à quelqu'un d'autre qui a besoin aussi de cette expérience.

Lorsqu'on a accompli toutes les tâches, que l'on connaît tous les rouages d'un dojo et ses problèmes, qu'on les maîtrise, on peut à son tour créer son propre dojo où l'on apprendra encore autre chose.

Quelle que soit la tâche que l’on accomplit pour le dojo elle est formatrice et c’est une partie de l’enseignement de l’aïkido : ceux qui ne s’engagent dans aucune tâche ne connaissent pas l’aïkido ils croient bêtement que ça se limite à une pratique de techniques physiques qui en fait ne représentent que 10 % de la pratique.

L’éducation martiale est beaucoup plus importante que la technique. C’est quelque chose que les consommateurs ne comprennent pas en aïkido. Ils ont l’impression de perdre leur temps quand ils font autre chose que la technique, c’est pour cela qu’ils n’apprennent jamais réellement aïkido.

 


Dans les dojos d’autrefois quand vous franchissiez la porte (Nyumon) vous scelliez votre engagement de votre sang, vous juriez de ne jamais trahir ni le maître ni la voie.

Me Tamura


- L'aïkido est-il une secte ?

Cette question peut paraître bizarre mais c'est en général un argument véhiculé par la vision sportive de l'aïkido. En effet les sportifs pratiquent un sport normalisé et ne reçoivent pas l’enseignement d’une personne. Ils ont donc énormément de peine à comprendre que des pratiquants s’inscrivent dans un dojo pour le recevoir l’enseignement d’un maître, sauf les sportifs de haut niveau qui eux, comme les pratiquants d’aïkido, choisissent leur entraîneur et suivent ses enseignements, mais ce n’est pas le cas de 99,99 % des sportifs. Recevoir l’enseignement d’un maître est donc assimilé à un gourou pour eux.

Si vous prenez des cours de mathématiques, le professeur de mathématiques n’est pas forcément un gourou et l’élève n’est pas forcément dans une secte, il suit l’enseignement d’un maître de mathématiques qu’il a choisi. C’est une notion très difficile à comprendre pour un sportif de base.

L’élève choisit son Maître donc son dojo, et le maître accepte ou pas d’enseigner à cet élève. On vient librement dans un dojo, on en repart tout aussi librement, alors que dans une secte on n’y arrive pas librement, on se fait en général piéger et on n’en sort pas facilement ; c’est même presque impossible.

Comme si le sport ne fonctionnait pas dans l’ombre du secret ... Ces structures sportives théoriquement démocratiques, comme toute association, sont confisquées par des bandes de gangsters (dirigeants) qui s'approprient l'association à leur profit. Théoriquement dans ces fédérations sportives, les élections devraient provoquer une rotation des dirigeants et il suffit rapidement de regarder toutes les fédérations pour s'apercevoir que l'on retrouve à la tête toujours les mêmes ; il n'y a que la mort qui nous en sépare. Pas étonnant que ces gens au bout d'un certain temps utilisent l’association pour leur profit personnel.

La faute en est d'ailleurs aux adhérents ; quand on pratique un sport, on veut se détendre, utiliser les bienfaits du sport et ne pas être embêté par la gestion et l'administration de ce sport. Les opportunistes de tous poils, les ratés de la société se retrouvent à ces postes afin d'assouvir leur soif de pouvoir et leur délire. La place est vacante la plupart du temps. Tout simplement parce que le pratiquant veut se consacrer à son activité sportive et rien d'autre : pour lui c'est une perte de temps et d'administrer ou de gérer ce sport. Erigé en modèle, on veut imposer ce fonctionnement à toute la planète et à toutes les activités mêmes à celles qui ne relèvent pas de cette organisation et de ses objectifs entre autres l'aïkido.

Quelle que soit la tâche que l’on accomplit pour le dojo elle est formatrice et c’est une partie de l’enseignement de l’aïkido, ceux qui ne s’engagent dans aucune tâche ne connaissent pas l’aïkido ils croient bêtement que ça se limite à une pratique de techniques physiques qui en fait ne représentent que 10 % de la pratique. L’éducation martiale est beaucoup plus importante que la technique. C’est quelque chose que les consommateurs ne comprennent pas en aïkido. Ils ont l’impression de perdre leur temps quand ils font autre chose que la technique, c’est pour cela qu’ils n’apprennent jamais réellement l’aïkido.

Un président américain ne peut pas faire plus de deux mandats soit huit ans. Dans les associations humanitaires c’est la même chose pourtant là on ne devrait pas retrouver des problèmes d’ego ou d’association un mandat de doit pas dépasser sept ans. C’est quelque chose que les consommateurs ne comprennent pas en aïkido. Ils ont l’impression de perdre leur temps quand ils font autre chose que la technique, c’est pour cela qu’ils n’apprennent jamais réellement aïkido.

Lorsqu’on laisse quelqu’un sur un poste ou accomplir une tâche au bout d’un certain temps il ne travaille plus pour l’association mais utilise l’association à son profit. Le seul moyen d’éviter ces effets pervers est donc de faire comme en aïkido. On apprend une tâche pour le dojo le plus rapidement possible et avec la qualité la meilleure possible. Ensuite sempaï kohaï la personne apprend cette tâche à un autre du mieux qu’il peut montrant ainsi sa compétence et il en obtiendra une reconnaissance car son enseignement et sa formation sont de qualité et lui maintenant qu’il sait faire, qu’il maîtrise, il passe à une autre tâche qu'il ne sait pas faire ou ne maîtrise pas. Il ne faut jamais rester trop longtemps à une même tâche car c'est la certitude d'avoir des problèmes.

L’élève sollicite le maître pour lui apprendre l’aïkido lorsqu’il arrive au dojo. Cela veut dire qu’il a un échange permanent sans aucun filtre avec lui, c’est ce qu’on appelle la relation maître/élève. Elle est obligatoire pour comprendre certaines choses.

La qualité de l’enseignement reçu fait que naturellement l’élève en est reconnaissant. On n’obéit jamais un maître parce qu’il est un Maître ou parce qu’il a un grade ou un diplôme. La reconnaissance est directement liée à la qualité de l’enseignement reçu.

La difficulté pour le maître est de traiter tous ses élèves sur le même pied d’égalité, d’être le plus possible cohérent. Ce n’est pas facile car les situations changent et les élèves ne regardent pas le contexte mais ce que le Maître a fait et ils en font des certitudes alors qu’ils ignorent tout du contexte. Comme ils interprètent en fonction de leurs connaissances partielles on arrive à des situations parfois ubuesques.

Le kohaï le plus jeune va demander à un plus ancien qui d’un point de vue théorique en sait plus que lui, je dis bien théorique car très souvent ce n’est pas le cas. Comme je l’explique souvent il y a des gens qui sont là depuis des dizaines d’années et qui ne font rien et qui n’évoluent pas : ils sont bloqués depuis très longtemps, et le temps qui passe non seulement ne résout rien mais rend leurs progrès encore plus difficiles.

Si un sempaï transmet l’enseignement du professeur avec qualité sans pour autant chercher un bénéfice personnel cela provoquera tout naturellement une reconnaissance de la part du kohaï qui reçoit cet enseignement : il deviendra quelqu’un de fiable qui n’agit pas pour des intérêts personnels ou flatter son ego.

 


La technique est un outil pour arriver à l’homme. « Elle n’est pas importante mais si vous la supprimez il n’y a plus d’aïkido » « Pour communiquer il me faut un papier et un crayon. Mais lorsque j’ai écrit et que les gens ont lu je peux jeter crayon et papier. Sans la technique on ne peut rien trouver, mais lorsqu’on a trouvé elle n’a plus de sens. »

Me Tamura


- A l'occasion de notre dernier stage, un de nos pratiquants a dit que "vous ne connaissiez rien à l'organisation d'un stage aïkido", qu'en est-il exactement ?

Me Tamura vous aurait dit : "eh vous qu'en pensez vous?",

  • Pensez-vous sérieusement que quelqu'un comme moi qui fait plus de 30 stages par an depuis plus de 40 ans n'y connaisse rien ?
  • Ceux qui organisent pour la première fois un stage sous ma direction demandent des conseils à qui selon vous ?
  • Comment croyez-vous que l’on essaie ensemble de progresser après chaque stage ?
  • Croyez-vous qu'un professeur d'aïkido comme moi se met au service de n'importe qui dans n'importe quelle condition ? Je crois justement être réputé pour l'inverse... donc il s'agit de quelqu'un qui ne me connait pas du tout.
  • D'où ma question : vous plaisantez ? Ou vous êtes sérieux ?

Excusez-moi sensei mais c'est sérieux, un de vos élèves a prétendu cela en votre absence.

Je vois, quelqu'un de courageux qui parle dans le dos des gens... Vous écoutez les ragots ? Sans doute quelqu'un de très débutant qui ne connait pas l'aïkido... Il y a des gens qui savent avant d'avoir appris et qui font de leurs ignorances des certitudes.
Je ne pense pas avoir dans mes élèves des gens assez stupides pour dire cela. J'ai de la peine à le croire.
Si c’est le cas, cela signifie donc que cet élève n’a aucun respect pour moi. Que fait-il à mes cours en ce cas ? Pourquoi perd-il son temps ?

Parler dans le dos des gens n'est pas acceptable car irrespectueux et particulièrement lâche, même en dehors de l'aïkido et quelque soit la personne concernée. Ses parents n'ont pas du lui apprendre l'honneteté et la franchise... ou un manipulateur pervers qui joue un jeu personnel une pollution courante que l'on retrouve de partout au travail, en société etc. Un personnage peu intéressant.
Personne à ce jour n'avait encore osé dire ça, pas même les gens qui me détestent et il y en a quelques-uns ! Ils se rendraient ridicules.

Maintenant concernant mes compétences en la matière, notre dernier stage a été organisé en étroite collaboration avec Hélène et Christine qui étaient à la manœuvre : elles n'avaient à mon avis aucun doute sur mes compétences.
La relation maitre / élève qui permet d'avancer, c'est pourquoi un professeur d'aïkido doit connaitre toutes les tâches d'un dojo.
Le moins que l'on puisse dire c'est que ce stage fut un succès, les différents retours que j’en ai eu en témoignent.
Je suis très fier de mes deux élèves, pour la manière dont elles ont suivi mes conseils et pour leurs initiatives personnelles aussi, elles ont amené leur touche personnelle, ont su mobiliser les talents de certains pratiquants (sans de l’organisation d’Éric, don d’écriture pour Josselin…), sachant qu’elles ont peu, voire pas, été soutenues par leurs sempaï. On peut se demander pourquoi et cela interroge sur les compétences pour ne pas dire l'égo de ces sempaï.
Il est toujours très dur pour des sempaï de se voir dépasser par des kohaï... L'illustration encore que l'ancienneté (sempaï) ne veut pas dire compétence : apparemment ils n'ont pas supporté...
En tout cas comme les stagiaires j'ai été très satisfait de l'organisation de ce stage et l'arrivée de nouveau talents et compétences au dojo.

Cela devrait donc répondre à la question.
Mes deux autres dojo Villefranche et Tassin-la-Demi-Lune organisent depuis 40 ans des stages, qui connaissent un grand succès puisque les derniers stages de Villefranche comptaient environ 300 personnes et Tassin environ 250.
Les élèves qui ont eu la charge d'organiser ces stages d'aïkido savaient sans doute faire avant de pratiquer l'aïkido... Quelle chance pour moi.

Pensez-vous que mes élèves qui suivent mes cours d'aïkido en sachent plus que moi sur l'organisation d'un stage.
Dois-je vous rappeler que tous les week-ends depuis environ 40 ans je sillonne tous les pays et la France en dirigeant des stages et parfois pour certains c'est la première fois qu'ils organisent ? Posez-vous la question : où croyez-vous qu'ils trouvent les informations pour le faire avec compétence ?

Par ailleurs, pour ceux qui ne le savent pas, j’ai moi-même organisé pendant 30 ans des stages avec Me Tamura dans la région lyonnaise et en Bourgogne, stages de masse ou de cadre voire de FUKU SHI DO IN.

Maître Tamura m’a demandé d'organiser de nombreux stages avec Me Chiba K qui à l'époque était délégué pour l'Angleterre et ne parlait qu'anglais ou japonais. Il m’a aussi demandé d'organiser le premier stage en France avec M Saito et sa cour c'est-à-dire S. Pranin, quand ce n'était pas des stages avec le doshu actuel, le petit-fils du fondateur.
Il y a certainement des gens plus compétents que moi dans ce domaine, néanmoins, je ne pense pas que Me Tamura aurait demandé à quelqu'un d’incompétent et reconnu pour son incompétence, ce travail.

Voilà de quoi s'interroger.
Qu'est ce qui peut amener certains à proférer cette ineptie, d'autres aussi bêtes à les écouter car on profère toujours ce genre de chose devant un public qui les écoutent. Il y a toujours une raison aux comportements aberrants. Pourquoi ces élèves sont restés sans réagir contrairement à vous ?
Que font ces gens aux cours d'un incapable comme moi ?
Il serait temps que ces gens nous montrent leurs compétences dans leur dojo. Une chose est sûre je ne ferai pas de cours pour eux car je ne voudrais pas polluer leur savoir et j'ai mieux à faire.

 


"Les cons, ça ose tout. C'est même à ça qu'on les reconnaît."

Michel Audiard


- Quelle attitude et comportements doivent avoir les membres du dojo organisateurs lors d'un stage ?

Pourquoi voulez-vous me faire dire des évidences ? Dois-je vous apprendre ce qu'ont dû vous apprendre vos parents ou l'école ?

Quelle est l’attitude normale d’un pratiquant d’aïkido ? Devrait-il avoir une autre attitude durant le stage et l’organisation de celui-ci ?!
Le temps de l’organisation du stage est une occasion parmi d’autres de voir les gens au pied du mur et en action, là ils ne peuvent pas mentir.
On ne fait pas d’examen en aïkido comme dans l’éducation nationale ce qui serait parfaitement stupide, on regarde simplement comment agissent les gens en situation : agissent-ils comme des pratiquants d’aïkido ? comme des consommateurs idiots ? etc.
Que fait-t-on quand on invite des gens à pratiquer avec nous ? Qu’attendent de nous les gens qui répondent à cette invitation ?
Ils attendent d’être bien accueillis, qu’on prenne le temps de discuter avec chacun d’eux, de les écouter, de les mettre à l’aise, de leur donner envie de revenir, comme lorsque vous invitez des gens chez vous, ni plus ni moins…
Ce que vous faites chez vous quand vous invitez quelqu’un ce n’est même pas de l’aïkido.
Donc si vous voyez des gens du dojo qui invite faire exactement l’inverse :
restez entre eux,
discuter entre eux,
ne communiquer avec personne,
ne pas pratiquer sur le tatami s’ils ont cinq minutes de répit dans l’organisation,
vous avez affaire à des gens qui ont un comportement anormal ou qui ne savent pas inviter, voire qui ne connaissent rien aux stages d’aïkido.
Lorsque l’on invite de nombreuses personnes à venir pratiquer dans son dojo, il y a tout un tas de tâches essentielles pour que cet accueil soit le meilleur possible. Cela nécessite une véritable organisation. Donc normalement tout le monde se met au service au maximum de ses compétences avec ceux qui ont la charge d’organiser la chose car il faut bien un chef d’orchestre.
Si vous voyez des gens faire exactement l’inverse, essayer par tous les moyens de perturber ce fonctionnement, essayer d’imposer leurs idées, ne pas participer et venir juste pratiquer sur le tatami et laisser aux autres ces tâches ingrates, vous avez à faire à des comportements déviants, irrespectueux, et indignes d’un pratiquant d’aïkido.
Il se trouve que si c’est un de mes dojos qui organise le stage,
mes élèves doivent montrer l’exemple à tous les niveaux. Beaucoup de gens viennent pour voir cela.
D’après ce que j’ai vu lors du stage, et les réflexions que j’ai entendues de la part de nos visiteurs qui m’ont demandé ce que faisaient ces groupes de gens à discuter au bord du tapis sans jamais pratiquer alors qu’ils n’avaient rien à faire, je n’ai pas de quoi être fier de ces élèves.
Par contre d’autres ont vraiment fait du beau boulot et n’ont pu avoir la chance de monter sur le tatami, d’autres ont aidé sans réserve, fait leur part de travail et participé sincèrement à la réussite de ce stage et ont su montrer qu’ils pouvaient profiter du cours (en s’arrêtant et écoutant l’enseignement dispensé), et de nos invités.
Imaginez que vous soyez invités et que ceux qui vous invitent restent dans leur coin, n’échangent jamais avec vous, restent entre eux à discuter et ne pratiquent pas… ne vous poseriez-vous pas des questions, ne vous demanderiez-vous pas ce que vous avez fait pour mériter un tel dédain de la part de ces gens, ne vous demanderiez-vous pas « pourquoi m’invitent-ils à ce stage » ?
De la qualité des échanges des membres du dojo avec les invités va dépendre la mobilisation des gens pour le stage de l’année suivante. Pour fidéliser, il faut savoir accueillir. Certains ont de multiples occasions de suivre mes cours et beaucoup plus près de chez eux, alors pourquoi feraient-ils des centaines de kilomètres pour voir des gens qui les ignorent ?
Est-ce que les gens qui ne se sont pas comporté en digne pratiquant seront capables de changer et de comprendre leur erreur ? On le verra suite à la prochaine mise en situation.

Q: La Voie est longue, n’est ce pas ?
O Sensei :
La Voie de l’Aiki est sans fin. J’ai maintenant 74 ans, mais je continue ma quête. Ce n’est pas une tâche aisée que de maîtriser la Voie en Budo ou pour d’autres arts.

Morihei Ueshiba fondateur de l'Aïkido


- L'attitude correcte en aïkido ? Est il normal de critiquer ses kohaï, sempaï ou professeur ?

 


Un mouvement exécuté suivant une étiquette rigoureuse renforce la stabilité de l'esprit et met l'agressivité sous contrôle, établissant le calme.
L'efficacité qui en découle naturellement est sensible aux pratiquants comme à un observateur et, en même temps, ils sont imprégnés de l'ambiance véhiculée par la tradition.
Il faut donc s'adonner sans retenue à la pratique pour mettre sous contrôle les émotions les moins souhaitables en ce qui concerne le Budo : la peur, l'affolement, le mépris des autres, l'inflation de l'ego, progresser corps et esprit.

N. Tamura Sensei

Il vaut mieux éviter les gens qui n'ont rien fait, qui n'ont aucune compétence et qui passent leur temps à critiquer ceux qui travaillent dans le seul but d'exister et de masquer leur incompétence.

Prenons un exemple le Da Vinci code a été un succès planétaire : une armée d'écrivains inconnus, sans talent ont commis un livre pour le critiquer. Qu'on produit tous ces gens par leur talent ? Rien. Ce sont simplement des pauvres types et des opportunistes.

Lorsqu'il y a un match de foot international nous avons quelques millions de sélectionneurs qui auraient fait mieux que le sélectionneur officiel. Il semble donc que ce soit une activité courante et moderne dont à mon avis on peut très bien se passer.

Il s'agit la plupart du temps de conversations du café du commerce. Après le bac à sable et le caniveau, voire les égouts, allons boire un coup au bistro du commerce.

Il en va de même en aïkido il suffit de regarder le travail produit par ces gens et la qualité de leurs élèves. Il s'agit donc de personnages toxiques pour le pratiquant qui veut avancer et une perte de temps. L'inconvénient de ces personnages incompétents c'est qu'ils mettent une mauvaise ambiance c'est tout ce qu'ils savent faire et le font très bien.

D'un point de vue aïkido on a déjà répondu à cette question, un élève choisi son professeur donc son dojo non pour des raisons triviales comme dirait Me Tamura mais pour les qualités humaines, d'enseignement et technique du professeur.

Il sollicite de sa part du temps et de l'attention pour s'améliorer.

Se laisser polluer avec des gens toxiques qui critiquent sans rien apporter vu leur incompétence n’est pas acceptable. Ces gens là font perdre leur temps à ceux qui écoutent leurs critiques : il convient donc de les chasser le plus vite possible car ils empêchent tout progrès et font régner une ambiance détestable. Rappelons-nous que aï de aïkido veut dire harmonie : on voit tout de suite qu'ils n'ont pas compris cela.

Critiquer quelqu'un qui détruit l'aïkido peut se comprendre car il faut informer les gens qui ne connaissent pas notre art afin qu'ils ne se fassent pas arnaquer mais à la condition d'avoir soi-même œuvré dans le bon sens et non pas pour des raisons égoïstes et personnelles.

Lorsqu'on critique quelque chose il faut avoir fait la preuve de sa compétence sinon il vaut mieux se taire, car on pollue en disant n'importe quoi.

 


Si l'esprit de gratitude envers un kohaï s'exprime par cette seule pensée « merci de m'avoir permis de bien travailler aujourd'hui », le kohaï sera heureux, de même si l'on remercie le sempaï de son enseignement il sera content.
Considérer le premier venu comme un élève pour la seule raison qu'il a réglé sa cotisation procède d'une démarche mesquine qui ne laisse pas d'inquiéter de la part d'une personne qui a la charge de guider les autres sur la voie.

N. Tamura Sensei


- Quelle doit être l'attitude et le comportement du professeur ?

Un professeur peut produire des élèves complètement différents, et complètement opposé à son enseignement. Étrange non ?

Si si, les gens qui ne connaissent pas grand-chose à l'aïkido se la pètent, critiquent, donnent leur avis et leurs conseils, essayent de tirer de n'importe quelle situation dans un dojo une forme de pouvoir pour satisfaire leur parano. Parano ou égo ?!

Le professeur d'aïkido fait tout l'inverse, comme les gens compétents, il sait qu'il a encore un long chemin à parcourir et donc il reste modeste. De plus il connaît les limites de sa compétence, il sait où s'arrêter, contrairement à l'idiot du village qui se prend pour un sempaï et le centre du monde.

Ce professeur d'aïkido sait que la reconnaissance qu'il peut espérer lui importe peu, car ça n'a pas d'intérêt... Tout vient de son travail, c'est pourquoi il veille à produire un travail de qualité beaucoup plus exigeant pour lui que pour les autres. Chaque fois qu'il fait quelque chose, il évalue ce qu'il a fait, corrige, teste, aborde autrement les choses. Il est perpétuellement en mouvement et en évolution permanente ; il recherche la perfection et il sait qu'elle est encore loin et qu'il ne l'atteindra jamais. Il ne perd pas son temps avec les avatars du manifesté : qu'il réussisse ou pas ce n'est pas plus important, il n'y a pas lieu de se réjouir de ce que l'on a réussi ou de se lamenter sur ce que l'on n'a pas réussi ce sont les deux faces d'une même chose et c'est ce que l'aïkido nous apprend.

Alors que le crétin s'installe dans une routine qu'il ne modifie jamais, se vante de ses succès et à l'entendre il n'a jamais eu d'échecs.

Prenons par exemple le cas d’un de mes collègues, élève comme moi de M. Tamura, (paix à son âme il est aujourd'hui décédé) : Lorsque vous lui demandiez quel cours il allait faire l'heure qui suit, même si on était au mois de septembre il vous disait « je vais vous faire le cours du 28 janvier » ou quelque chose du genre. Étonnant comme réponse ?

Exactement l'inverse de ce que je fais, comme Tamura mon professeur, j’improvise un cours en fonction des questions que l'on me pose... le même maître et pourtant pas la même interprétation, pas les mêmes compétences… Le jour et la nuit.

En fait mon collègue avait fait une trouvaille pédagogique incroyable que seule une élite peut comprendre, un listing des techniques d'aïkido, et avait divisé celui-ci par nombre de cours de l'année : on admire la pédagogie de cet enseignant de sport (prof de gym), de judo et de kendo. Ses cartes de visite portaient la mention très modeste de "Budo teacher", diplômé d'État deuxième degré : il espérait obtenir le troisième degré et pour cela il avouait être prêt à passer sur le ventre de n'importe qui pour l'avoir. Impressionnant non ? Cela ne vous donne pas envie ?

Ci-dessous quelques paroles de Tamura sensei, qui indique à quel point certains anciens de notre dojo sont complètement à l'opposé de la voie de l'aïkido. Ai-je de quoi m’en réjouir ?

 


Réjouissez-vous des progrès techniques, du développement physique et spirituel de vos élèves !
Réjouissez-vous de ce que l'entraînement quotidien n'est pas apporté son lot de blessures et de heurts !
Soyez reconnaissants de ce que votre position d'enseignant vous est amenée à réfléchir, à étudier, à progresser techniquement et spirituellement.
Remercier encore les élèves qui ont rendu vos progrès possibles.
Il est bon de donner envie de travailler au débutant sans les rebuter par le risque de blessure.
Si il est ridicule que des gens qui enseignent la voie de l'harmonie et de la paix se livrent entre eux à des mesquines querelles.
Si le problème d'exécution de techniques ou de forces relatives sont dépourvues d'intérêt.
Ce qui importe ce n'est pas la force d'exécution mais l'adéquation du au principe.
La technique seul un homme fort peu exécuté n'a pas d'intérêt général.

N. Tamura sensei


- Pourquoi la pratique de l'aïkido traditionnel est-elle incompatible avec le fonctionnement d'une fédération ?

Le but de toute administration, comme les fédérations sportives, est de détenir le pouvoir ; pour le garder elle s’opposera à tout contre-pouvoir, c'est pourquoi les fédérations d'arts martiaux français ont toujours lutté contre les maîtres japonais car ils n'étaient pas français... un péché capital. Maître Tamura avait donc songé à un moment donné à se faire naturaliser français à cause de cela. Un magnifique exemple des droits de l'homme et de la liberté de penser… Mais surtout parce que ces maîtres (je parle de ceux qui ne se sont pas compromis avec des fédérations) ne rendaient de compte à personne, c'était donc un contre-pouvoir. En judo, le collège des ceintures noires où ont exercé des maîtres de judo japonais a été liquidé en 2 décennies le temps que les membres deviennent en majorité des sportifs et non plus des pratiquants de judo. En aïkido Me Nakazono avait très bien compris l'effet pervers des fédérations sportives et avait quitté la France en partie à cause de cela car c'était la mort de l'aïkido programmée. Il ne s'est pas caché pour le dire. Comme on peut le constater bien peu ont eu le courage de suivre son enseignement : il y a une majorité de moutons ! Donc, les pseudos démocrates de l'aïkido sportif ne le sont pas. Ils se servent de l'argument démocratie pour manipuler les gens. Ce sont des adeptes de la pensée unique où tout le monde doit penser comme eux. Exactement l'inverse de ce que l'on entend par démocratie.

Exemple : toute fédération sportive d'aïkido interdit à ses pratiquants de pratiquer ailleurs en dehors de son cadre, fédération détentrice de la vérité universelle et de l'aïkido ! Elle fait évidemment exactement l'inverse parle de démocratie pour manipuler les gens, mais l'interdit dans son fonctionnement; on ne peut imaginer pire paradoxe.

Comme on l’a vu dans une autre question [l’aikido est-il une secte] il y a suffisamment de scandales pour s'apercevoir qu’une fédération n’a rien de démocratique, un constat fait par les politiques depuis longtemps et qui les dérange. En démocratie on a le droit de ne pas être dans cette fédération et de ne pas penser comme eux. Si on les écoute c'est impossible, ce sont des adeptes de la pensée unique. Je pense qu’ils se livrent à toutes sortes de pressions et d'actes répréhensibles pour imposer leur vérité.

Donc ce qu’il faut se rappeler c’est que l'aïkido n'est pas un sport mais un art. Les conceptions sportives, le fonctionnement n'ont donc rien à faire dans le monde de l'aïkido ou alors ce n'est pas de l'aïkido ! C'est aussi bête que cela, simple question de logique. Pour un sportif habitué à payer un entraîneur, le consommateur est roi, une assemblée de consommateurs ignorants choisira un professeur qui devra se conformer en tant qu'employé à leur volonté leurs désirs et leur satisfaction personnelle.

Ce qu'aucun professeur d'aïkido digne de ce nom n'accepterait. C'est contraire à tous les principes d'aïkido et à l'essence même de l'aïkido. Il n'y a donc pas de professeurs d'aïkido dans une fédération sportive ou dans un club sportif, c'est tout simplement impossible. C'est comme si on vous disait que vous trouverez des baleines au sommet du Mont-Blanc.

 


Ce n’est pas parce qu’un régime politique est moins mauvais que les autres qu’il mérite d’être défendu, qu’il mérite qu’on meure pour lui.
Ce n’est pas parce que le sida tue que je militerai pour l’herpès génital.

Anne Archet

- Quelle est la différence de l’enseignement entre un dojo et un club d’aikido ? Est-ce si important dans l’apprentissage ?

 


La pratique d'un sport implique le respect des règles sans changer son comportement, alors que la recherche du "do" en aïkido a pour objectif d'optimiser et d'améliorer sans cesse son comportement pour devenir un jour un aïkidoka.

Alain Peyrache

Le milieu naturel de l'aïkido est celui d'un dojo traditionnel japonais. C'est ce milieu-là qui a formé les plus grands maîtres d'aïkido, alors que les clubs des fédérations sportives n'ont jamais formé le moindre maître depuis 70 ans.

La fédération Française de judo qui s'est constituée dans les années 1950 a-t-elle formé des maîtres ? Non, juste des champions qui la plupart du temps ignorent tout de leur discipline, leur seule motivation était d'être des champions olympiques ou autres. Avez-vous lu un article, un livre écrit sur l'art du judo par un de ces champions ? Non, ils sont pourtant légions depuis 70 ans, mais ça n'existe pas car cela n'a aucun intérêt, le judo ne s'intéresse pas au sport judo, cette pratique normalisée qui règlemente la compétition a pour seul objectif de faire un champion et non l'étude de l'art du judo. Ce n'est pas un art martial mais un sport où il est question, comme dans tous les sports, de savoir qui est le meilleur. C'est tout. Du concours de braguette à qui pisse le plus loin, on ne s'intéresse pas à la personnalité ou à ce qu'on a dans la tête. Les merveilleux bienfaits du sport.

Pourtant avant la création de cette fédération sportive FFJDA, les textes sur le judo pouvaient donner à penser qu'il s'agissait d'aïkido, comme lorsqu'on lit un rêve à Bizan de Saigo. Le fondateur du judo envoya ses meilleurs élèves étudier l'aïkido auprès du fondateur de l'aïkido, et s'écria en voyant l'aïkido : "c'est ce que je voulais faire en faisant le judo". Il suffit de regarder aujourd'hui un judoka et un aïkidoka pour voir qu'un océan les sépare. Pourquoi ? Tout simplement le judo est devenu un sport de masse, de bourrin.

Évidemment certains voudraient voir l'aïkido suivre le même chemin, nivellement par le bas pour avoir un maximum de monde, d'argent et autre colifichets de notre monde actuel. On peut tenir le même raisonnement pour le karaté ou n'importe quel autre "sport martial". Ils ont tout le même fonctionnement, ils produisent donc tous les mêmes effets. Seul un fonctionnement différent pourrait donner autre chose.

 


L'incompétence technique n'est pas un inconvénient s'il s'agit de représenter des ignares. En fin de compte, la médiocrité intellectuelle, l'étroitesse des vues et l'ignorance scientifique sont autant d'atouts pour un homme politique qui désire incarner les masses.

Jacques Neirynck

- N’y a-t-il pas de Maitre dans une fédération sportive ?

Il n’y a absolument aucun maître dans une structure sportive, et il n'y en aura jamais. Simplement parce qu'une fédération sportive reconnue jeunesse et sport c'est-à-dire ayant un vrai fonctionnement sportif (sinon vous n'avez pas de reconnaissance jeunesse et sport) est faite pour faire du sport, et le sport est soumis à ce pouvoir administratif.

L'aïkido se pratique avec un maître d'aïkido, il a été l'œuvre d'un très grand maître le fondateur Morihei Ueshiba ayant été honoré par l'empereur du Japon lui-même. Aucun pratiquant d'aïkido digne de ce nom, ne se soumet à un pouvoir administratif, il ne reçoit d'ordre de personne, et n'écoute surtout pas les conseils d'une administration sur sa pratique. Il suit l'enseignement d'un maître qu'il a choisi et qui lui convient et le reste il n'en a rien à faire ce n'est que de la pollution.

Il est évident que les gens appartenant à ces fédérations sportives ou à ces clubs sportifs, ont un même but : devenir champion, car le but du sport et de savoir qui pisse le plus loin et lorsqu'on l'a trouvé il est champion. Pour eux il est inconcevable de suivre les conseils d'un Maître et ils vous diront que vous appartenez à une secte car vous recevez l'enseignement du maître d'une discipline. Assimilation maître = gourou.

Il est vrai que si les sportifs étaient intelligents cela se saurait mais nous avons des exemples en permanence et les humoristes se font une joie de les caricaturer : Ribéry etc. Coluche »

 


Kokyu ryoku compris intellectuellement est inutilisable. Il faut l’apprendre par le corps dans l’exercice de tous les jours, il ne s’assimile qu’après un travail d’empilage.
O Sensei dit à ce sujet : « un travail de trois jours n’est qu’un travail de trois jours, un travail d’un an n’est qu’un travail d’un an, un travail de dix ans engrange la force de dix ans ».
Sans kokyu ryoku la forme de la technique peut exister mais elle n’est qu’une forme vide.

Me Tamura

- Très concrètement, senseî, quel est le rôle des uschis deschis ?

Il semblerait que vous donniez une importance particulière au terme uchi deshi. Attention aux termes japonais, il ne faut pas leur prêter un sens qu’ils n’ont pas.

Que veut dire uchi deshi ? Simplement les élèves du dojo. Deshi voulant dire élève et uchi de l’intérieur. Donc votre question est : quel est le rôle d’un élève dans un dojo ?

Il est vrai qu'on a plutôt tendance à penser que ce terme désigne les plus anciens du dojo par opposition au débutant qui sont plutôt des consommateurs, des sportifs, et pas encore de vrais pratiquants car ils n'ont pas eu le temps d'avoir une éducation martiale suffisante... Ceci explique votre question.

Au départ lorsque nous arrivons nous sommes tous des consommateurs et des sportifs : nous sommes la conséquence de notre éducation occidentale et du formatage éducation nationale.

Il suffit de regarder les informations pour s’apercevoir que cette éducation se délite et que l’éducation nationale ne répond plus à sa mission depuis longtemps d’ailleurs : le nom est impropre on devrait parler d’instruction nationale et non pas d’éducation nationale car l’éducation nationale n’éduque pas, c’est le rôle des parents.

On va donc retrouver dans son dojo cette société dans les premiers temps, mais si l’on intègre un dojo c’est pour faire autre chose et donc changer ses comportements qui ne correspondent pas au comportement d’un pratiquant d’aïkido.

Cela va être long, pénible comme dans le cas présent : lorsqu’on vous met au visage vos erreurs ce n’est jamais agréable et notre égo préfère nier le problème ou agresser celui qui le fait.

Ce qui ne change rien car l’erreur est toujours là et nous sommes toujours aussi stupides. Le vrai pratiquant d’aïkido lui, a décidé lorsqu’il repère une erreur ou qu’on la lui indique de s’entraîner à avoir le comportement adapté même si c’est difficile. Il est donc du devoir de n’importe quel pratiquant d’informer son vis-à-vis lorsqu’il commet une erreur afin qu’il sache quoi travailler : c’est la base même de la pratique.
Le professeur essaiera de rendre la chose la plus agréable et la plus motivante possible. L’instruction l’évolution n’est pas forcément austère elle peut être et elle doit être joyeuse et motivante.

- Pourquoi est-il important d'aller en stage ?

Tout d’abord qu’est-ce qu’un stage dans une pratique de l’aïkido traditionnel.

C’est le moment où un professeur réunit ses élèves de divers dojos, où se mélangent uchi deshis et Soto Deshi. Cerrtains sont professeurs d'autres élèves de ces professeurs. On retrouve aussi des élèves des Soto deshi du professeur.
Donc, c’est un cours normal mais avec la particularité d’avoir réunis sur le tatami des élèves du même professeur que l’on ne connaît pas.

Il va donc falloir trouver sa place parmi eux. Apprendre à les connaître, voir qui est fiable, qui ne l’est pas, et en quelle mesure ils peuvent nous permettre de progresser en cassant nos habitudes confortables du dojo.
Car dans un dojo très rapidement les gens se connaissent, ont chacun leur pré carré et cette situation figée ne permet plus d’évolution.

Il faut donc pratiquer avec des gens qui ont subi le même enseignement mais que l’on ne connaît pas, qui ont d’autres habitudes, qui sont habitués à d’autres pratiquants, qui ont une approche à laquelle nous ne sommes pas habitués même si issus du même enseignement.

En un mot cette différence va créer la vie et le progrès, en nous permettant de nous interroger sur notre pratique routinière qui est démotivante et nous anesthésie complètement : elle ne débouche avec le temps que sur l’arrêt de la pratique.

A : Etait-ce l’entraînement ascétique du guerrier ?
O Sensei :
Oui, la recherche du Budo authentique. Quand je me rendais dans les autres écoles je ne défiais jamais le Sensei du dojo. Une personne responsable d’un dojo doit s’occuper de tant de choses qu’il est très difficile pour lui de montrer tout ce qu’il sait. En fait je lui rendais les respects d’usage et j’apprenais de lui. Si j’estimais que j’étais d’un niveau plus élevé, je le saluais respectueusement et rentrais chez moi.

entretien avec Morihei Ueshiba fondateur de l'Aïkido

- Quels types de relation a-t-on avec ses sempaïs ?

 


Il est grotesque d'avoir à dire « respectez moi car je suis votre sempaï », « placez moi sur un piédestal car je suis votre maître ».
Le respect envers le sempaï ne doit pas être provoqué. Le kohaï doit tout naturellement avoir envie de respecter le sempaï. Le sempaï, lui, prend soin du kohaï car le kohaï occupe la place qui est la sienne et mérite par-là que l'on s'occupe de lui.
L'esprit de gratitude, de respect, de reconnaissance quand il imprègne étiquette, est ressenti naturellement par l'autre.
Pour que soit préservé cet ordre, la politesse envers le Maître, l'attitude correcte envers les sempaï, l'étiquette juste envers les kohaï et dohaï doivent être observées.

N. Tamura Sensei

Sempaï n'a pas d'autre sens que : celui qui est arrivé avant vous d'un point de vue du calendrier. Il n'y a donc aucune compétence objective liée à cela. On peut supposer que s'il est arrivé avant vous il en connaît un petit peu plus que vous. C'est surtout vrai les premières semaines, mais très rapidement certains en quelques mois de pratique assidue dépassent largement ceux qui sont là depuis plusieurs années voir mêmes dizaines d'années. Pour différentes raisons et cela c'est le problème de chacun.

Il n'y a aucune raison d'attribuer un pouvoir particulier ou des devoirs particuliers à ses sempaïs qui bien sûr chercheront quand ils sont toxiques à exercer un pouvoir sur les plus jeunes pratiquants : cela relève de la perversité.

Il ne faut pas non plus se tromper : tout élève dans un dojo vient pour l'enseignement du maître du dojo, c'est avec lui qu'il a un rapport particulier et personne d'autre.

On a choisi son Maître pour la connaissance qu'il a de l'aïkido et aussi pour ses qualités humaines. Un maître n'abusera jamais de sa position pour des avantages égoïstes et personnels. Le maître propose un exercice, divers aspects de l'aïkido. L'élève pratique ou se contente de l’aspect théorique : vous voyez certaines personnes lors d'un cours qui sont assises et qui ne pratiquent pas pour diverses raisons (blessées ou autres), c'est leur problème. Si leur attitude est correcte c'est parfaitement admis de ne pas travailler l'exercice proposé. Un élève lui doit par contre utiliser la moindre occasion pour progresser c'est pourquoi même s'il organise un stage dès qu'il le peut, il est sur le tatami pour en profiter même un minimum.

Un maître qui vous respecte, qui vous propose son enseignement, mais n'abuse pas de la situation, instaure donc une relation de confiance avec ses élèves. Son caractère peut être sympathique ou rude, qu'importe c'est la nature de chacun. Il cherchera par contre toujours à vous motiver et à rendre les choses intéressantes et passionnantes car il partage sa passion de l'aïkido.

Par contre si vous n'avez pas la bonne attitude dans le dojo, que celle-ci pose problème ou que vous n'agissez pas correctement, cela peut changer très vite, et vous risquez de le regretter amèrement et très rapidement. C'est le travail des sempaï de veiller à ce que les plus débutants ne commettent pas d'erreur en toutes circonstances. Comme l'apprenti tendra à son Maître d'apprentissage le bon outil avant qu'il ne le demande pour montrer qu'il a compris son enseignement. Cette attitude est l'attitude de tout le monde, quand on dit les choses ou qu'on questionne trop tard cela veut dire qu'on ne les maîtrise pas.

Dans un dojo c'est la qualité des uchideshis qui transmettent l'enseignement du professeur qui fait la qualité du dojo. C'est ainsi que les anciens, les sempaï sont amenés parfois à mal se comporter car ils ne sont pas des professeurs, et abusent de la confiance du professeur ou de celle des plus débutants : ils cherchent à utiliser le dojo à des fins personnelles égoïstes qui n'ont rien à faire dans le dojo et qui vont très rapidement leur attirer des ennuis dès que le professeur sera au courant. C'est le meilleur moyen de se faire mettre à la porte du dojo définitivement. Il ne faut pas oublier comme dans ce cas, que vous êtes dans la maison du maître et un invité : les truands ne sont pas des invités.

Il est donc du devoir de n'importe quel pratiquant de s'interroger auprès du professeur sur la pratique de certains lorsqu'ils ont un doute, comme Hélène dans le cas présent, car ils sont en situation d'apprentissage et ont besoin de distinguer les bons comportements des mauvais.

Se taire, être neutre (ce qui n'existe pas et n'est qu'une forme de lâcheté) c'est se faire complice d'actes parfois inacceptables, c'est être pris en otage par des gens sans scrupules en cours de formation qui ont échoué.
Enseigner veut dire transformer. Il n'y a pas d'enseignement neutre, c'est un mensonge, de la manipulation, ou de l'incompétence.

C'est pourquoi le kohaï qui se confie à un sempaï en imaginant qu'il mettra au courant le professeur fait une erreur : comme il est responsable du bon fonctionnement du dojo, ce sempaï fera tout pour que le professeur ne soit pas au courant et pour ne pas se faire remonter les bretelles par lui, car il n'a pas fait son travail. Par son manque de vigilance il s'est en quelque sorte fait complice d'actes répréhensibles dans le dojo. C'est pourquoi il faut se rappeler que tout le monde dans le dojo est élève du maître : c'est le maître qui vous autorise à rentrer dans le dojo et y rester.
En cas de doute, pour avoir des certitudes, demandez le plus rapidement possible l'avis du maître... ainsi celui qui s'écarte de la voie aussitôt redressée ne s'enfoncera pas dans l'erreur au point de ne plus pouvoir faire marche arrière ou se faire exclure du dojo. C'est là que la fausse sympathie et que le chantage affectif apparaissent, ce qui permet à l'erreur de se développer et de s’aggraver.

La reconnaissance que l'on éprouve pour un professeur ou pour un sempaï vient exclusivement de l'enseignement de qualité qu'il vous a transmis. Le professeur le fait avec tous ses élèves sans exception alors que beaucoup d'anciens sont souvent tentés de garder pour eux ce qu'ils savent, ce qui leur permet dans leur esprit d'être supérieurs à des plus jeunes pratiquants. C'est bien sûr une erreur : on évolue en aïkido en faisant progresser ses kohaï, pas en leur montant sur la tête et en les empêchant de grandir ! Cela indique simplement un ego mal maîtrisé, une source de problèmes à n'en plus finir.
Le plus grand ennemi du pratiquant d'art martial mais aussi de zen, de yoga et de toutes disciplines de développement de soi-même, c’est l’égo. C'est pourquoi certains Maître de zen sont très violents, voire injustes, pour faire comprendre à leurs disciples qu'il faut briser leur ego : on parle même de casser son ego.

Quelqu'un qui ne vous apprend rien, ou vous dit des bêtises, ou essaye d'exploiter cette situation d'apprentissage pour des profits personnels ne mérite que votre mépris et vous n'avez pas de temps à perdre avec lui : c'est quelqu'un qui n'est pas fiable et qui n'a aucune compétence. Celui qui monnaie sa sympathie, « j'ai été gentil avec toi en telles circonstances.... donc en échange tu dois avoir telle attitude », autrement dit ce qu'on appelle vulgairement du" chantage affectif" est malsain. Ce n'est pas quelqu'un de sympathique mais quelqu'un de toxique et sans éducation, il est sympathique avec vous par intérêt personnel.

Quelqu'un de sympathique est quelqu'un de désintéressé. Les sempaï de qualité sont donc précieux mais rares, car ce n'est pas facile ; on les repère à leur comportement.

La bonne éducation, le reishiki correct qui sous-tendent les relations et le comportement du pratiquant est semblable à ce qui est décrit ci-dessous. Ce n'est pas écrit et respecté comme un règlement, une charte, énoncé par un organisme quelconque... mais l’application de l'enseignement du professeur, un comportement naturel adapté en toutes circonstances du pratiquant d'aïkido qui applique les enseignements de l'aïkido.

Voir le lien kohaï/sempaï

 


Les principes et les préceptes, en un mot la morale conventionnelle inutiles dans l’âge du bien spontané, furent inventés quand 1e monde tomba en décadence, comme un remède à cette décadence. L’invention fut plutôt malheureuse. Le seul vrai remède eût été; le retour au Principe primitif.

Lao Tseu


- Un système va-t-il "naturellement" vers l’équilibre ?

 


Tenir un vase plein, sans que rien ne coule, est impossible; mieux eût valu ne pas le remplir.
Conserver une lame affilée à L’extrême, sans que son tranchant ne s’émousse, est impossible; mieux eût valu ne pas l’aiguiser à ce point.
Garder une salle pleine d’or et de pierres précieuses, sans que rien ne soit détourné, est impossible; mieux eut valu ne pas amasser ce trésor.
Aucun extrême ne peut être maintenu longtemps. A tout apogée succède nécessairement une décadence Ainsi de l’homme...
Quiconque, étant devenu riche et puissant, s’enorgueillit, prépare lui-même sa ruine. Se retirer, à l’apogée de son mérite et de sa renommée, voilà la voie du ciel.

Lao Tseu

Pour la pensée orientale les choses semblables comme l'équilibre c'est la mort, c'est la différence, et l'adaptation à cette différence qui crée la vie. C'est elle qui nous donne la notion d'universalité et non pas de conventions sociales dans une société qui à l'échelle de l'univers ne durera même pas une micro seconde.

Pas de sport sans soumettre tout le monde dans la même norme,

donc un système mort-né et anti naturel pour la pensée et la philosophie orientale.

Le sport est également à l'opposé de la philosophie orientale, exactement ce qu'il ne faut jamais faire, un avatar du manifesté sans intérêt et qui nous empêche d'avancer sur la voie du développement de soi-même le : « do » objectif de l'aïkido.

Nous ne pouvons que faire le constat suivant : les soi-disant pratiquants d'aïkido attachés à une fédération sportive fonctionnent exactement à l'inverse de ce que l’on attend d’eux en aïkido.

Ils ignorent ce que veulent dire les idéogrammes aïkido, ne respectent pas l'enseignement du fondateur de l'aïkido, ne savent pas ce que veut dire dojo. Évidemment ils n'ont aucun maître, car ils pratiquent dans un club qu'ils appellent dojo seulement, ils ont bien un fonctionnement de club et non pas de dojo. Dans leurs clubs, il y a un nombre incalculable de professeurs. Leur pratique normalisée est la base du sport puisque pour comparer les performances il faut que tout le monde soit dans les mêmes conditions. C'est pour ça qu'il y a des tricheurs, c'est à l'opposé de la nature, à l’opposé de toute conception artistique ou on doit faire preuve de créativité et d'originalité.

Nous sommes dans le monde des clones et de l'uniformité sous des prétextes d’égalité ou de je ne sais de quelle lutte des classes complètement stupide dans ce domaine.

Un maître ne demande jamais à un élève de venir pratiquer avec lui, c'est l'élève qui le sollicite afin qu'il lui enseigne son art. Un Kohaï sollicite ses sempaï pour qu'ils lui communiquent leur expérience si celle-ci est de qualité et désintéressée. Ils doivent apprécier ces qualités, si ce n'est pas le cas ils doivent les fuir et les éviter.

Partenaire et adversaire "aïté", l'expression du yin/yang, c'est la règle en toute circonstance pour le pratiquant d'aïkido : on permet les choses correctes on écrase les mauvaises.

Si vous voulez apprendre la cuisine de Paul Bocuse il faudra aller voir le maître Paul Bocuse et solliciter de sa part qu'il vous prenne comme élève. Il n'y aura qu'avec lui que vous apprendrez la cuisine de Paul Bocuse. Il vous prendra ou pas pour des raisons qui appartiennent à lui seul.

Pour un maître d'aïkido ou de n’importe quel art, si vous avez la chance d'être pris et que vous pouvez vous adonner à votre passion, et bien comme en aïkido vous devrez vous comporter comme un invité. Chez Paul Bocuse vous n'êtes pas chez vous : si votre attitude lui déplaît il vous mettra dehors immédiatement. Cela se passe de la même manière dans tous les arts martiaux, en aïkido cela s'appelle Montzen Baraï.

En revanche dans le monde sportif, si vous êtes labélisé « jeunesse et sport » vous êtes tenus (puisque vous représentez l'État) d'accepter tout le monde, même des gens qui n'ont rien à y faire et qui détruisent la discipline en vue d'un pouvoir personnel. C'est pour ça que l'on y retrouve un monde infect et une pratique sans intérêt. Il ne peut pas en être autrement.

Me Tamura expliquait l'attitude que l'on devait avoir en parlant de la propreté du dojo voir ci-dessous.

Ceux qui ne le connaissaient pas, comme sur YouTube n'y voyaient qu'un nettoyage hygiénique. Pour comprendre la pensée orientale on emploie souvent l'analogie.

D'où le 1er degré : des armées de pratiquants avec leur balai persuadés qu'en astiquant le dojo ils progresseraient, et qui vivaient en fait dans une pratique figée, sclérosée, morte. Me Tamura était dans une recherche permanente en essayant de coller le plus possible à l'enseignement du fondateur, ce que certains n'ont pas compris par manque de connaissance et d'éducation sur la voie martiale et l’aïkido. Au lieu de rechercher cette voie les sportifs ont exprimé leurs délires sans intérêt, pollué l'œuvre du fondateur et ils n'ont fait que détruire l'aïkido ; cela dénote un manque de respect de leur discipline et une incapacité à savoir où est leur place et la limite de leur compétence.

 


Dans le Dojo, il faut toujours être propre. […] Le Keikogi, le Hakama ne doivent en aucune manière indisposer les autres.
Le Dojo doit être aéré. […]
Les pratiquants cherchent à arriver plus tôt afin de nettoyer et ranger le Dojo, il en est de même après l’exercice.
Ce nettoyage ne concerne pas seulement le Dojo lui-même, mais aussi le pratiquant qui par ce geste procède à un nettoyage en profondeur de son être.
Ce qui signifie que, même si le Dojo paraît propre, il faut le nettoyer encore et encore… »

Me Tamura

- À quoi un professeur d’aikido est-il tenu ?

Un professeur d'aïkido n'a qu'une contrainte, le respect de la voie, le "do". Ce ne sont évidemment pas ses élèves [quels qu'ils soient] qui vont lui dicter sa conduite. Les requêtes émises par les élèves permettent au Maître de savoir s’ils sont sur la voie, ou s’ils utilisent la voie d'aïkido pour des intérêts personnels, de pouvoir mercantile. Car oui il y a énormément de gens malhonnêtes qui ne doutent de rien du haut de leur ignorance et de leur bêtise. Ils ne connaissent même pas les lois de leur propre pays et du monde associatif auquel ils se réfèrent en permanence pour rendre crédible des comportements inacceptables, répréhensibles.

En aïkido on devrait avoir le même fonctionnement peu importe que l’on pratique en France ou à l’étranger, comme dans tout art.

Tout le monde devrait donc avoir le comportement adéquat dès le premier jour. C'est loin d'être le cas. Certains même n'y arriveront jamais.

Le maître n'est pas allé chercher l'élève, c'est l'élève qui sollicite l'enseignement du maitre, si vous vous apercevez que ce n'est pas ce que vous vouliez faire, alors vous pouvez partir quand vous voulez, en toute liberté ! Dans une secte on n'en sort pas, ici vous avez un statut d'invité mais pas un statut d'aliéné captif !

Les gens qui disent que l'aïkido est une secte se livrent à ce qu'on appelle de la diffamation d'un point de vue juridique.

Comme un sentier est formé par les pas multipliés des passants, ainsi les choses finissent par être qualifiées d’après ce que beaucoup en ont dit. C’est ainsi, dit-on, parce que c’est ainsi ; c'est un principe. Ce n'est pas ainsi, dit-on, parce que ce n'est pas ainsi ; c'est un principe. En est-il vraiment ainsi, dans la réalité. Pas du tout. Ainsi fait le Sage i1 dit oui ou non, pour le bien de la paix, et reste tranquille au centre de la roue universelle, indifférent au sens dans lequel elle tourne.

T. Tzeu


- L’aikido traditionnel fonctionne sous un mode d’organisation pyramidal, ce modèle est-il en accord avec le statut associatif ?

Sauf si elle a des statuts associatifs horizontaux (les prétendus spécialistes de l'associatif ne le savent même pas) une association à un fonctionnement pyramidal.
Président et membres de comité de direction prennent les décisions. Dans un dojo le refuge des élèves ou des gens qui ne pratiquent plus et qui font une carrière administrative. En un mot des gens qui n'ont rien à dire vu leur incompétence quand il s'agit d'aïkido.

Donner le pouvoir de décision à des incompétents est la certitude de faire n'importe quoi. Personne de sensé ne fait cela, encore moins un aikidoka qui ne connait que son maitre.

Aucun maitre digne de ce nom ne se met au service de cela, c'est pour cela que la plupart des maitres japonais ont refusé de travailler pour ce type système associatif sportif comme Me Nakazono qui est parti en Amérique. C'est aussi mon cas.

Pour avoir une habilitation sportive un agrément sportif, une association sportive doit obéir au cahier des charges de Jeunesse et Sport, avoir le fonctionnement de n'importe quel sport : c'est pourquoi un président de club de foot peut diriger l'aïkido sportif et non traditionnel même s'il ne connait rien à l'aïkido... Aucun aikidoka compétent ne se fourvoie là-dedans sinon c'est la certitude de ne jamais faire d'aïkido.

Si vous n'êtes pas une association sportive et que vous n'avez rien à faire du sport, alors vous pouvez avoir le fonctionnement et le contrat de fonctionnement que vous avez choisi comme objet de l'association dans les statuts ; « pratique de l'aïkido traditionnel ». Bien sûr comme partout, certains essayeront de le détourner à leur profit, c'est inévitable (le yin/yang).

Examinons cela de plus près. Ce système est-il comme on le croit une impossibilité à la pratique de l'aïkido

Que dit la loi associative 1901 ? Pas grand-chose en fait : deux personnes au minimum peuvent s'associer pour décider dans un cadre particulier d'un fonctionnement commun. Il s'agit donc d'un contrat de fonctionnement que les membres s'engagent à respecter. Ne pas le respecter c'est être exclu, rompe le contrat, c'est aussi simple que ça.

Le crétinisme de certains est à la hauteur de leur ignorance du domaine associatif. Cela commence par adopter au mot près le modèle que vous présente la préfecture pensant qu'il n'y a que ce modèle.
Le contrat de fonctionnement c'est vous qui le définissez pas la préfecture qui ne peut pas s'adapter à tous les fonctionnements possible.
La pensée unique est le credo des rigolos drapés dans leur incompétence.

La préfecture propose un modèle de statut associatif type afin d'informatiser ces contrats de fonctionnement qui lient tous les membres d'une même association. Évidemment ce cadre informatique ne pouvant balayer tous les cas permet de limiter les libertés individuelles et nous impose un modèle bien particulier.

On peut imposer l'enregistrement d'une association qui ne rentre pas dans le cadre informatique de la préfecture mais ça ne sera pas facile il va falloir se battre même si c'est légal, les employés feront tout pour ne pas l'enregistrer et se compliquer la vie.

Le modèle proposé par la préfecture n'est qu'une idée de ce que peut être une association : vous avez toute liberté pour décider de votre fonctionnement au lieu d'appliquer les statuts types que l'on vous propose et qui ne correspondent pas forcément à l'association que vous voulez créer. Des avocats spécialisés sont à votre disposition pour améliorer vos statuts bien souvent défaillants et mal ficeler.

Objet de l'association pour un dojo

Quel est donc le contrat de fonctionnement que nous avons dans un dojo d'aïkido traditionnel ? La chose est parfaitement définie dans les statuts objet d'association : développement de l'aïkido traditionnel.
Comment fonctionne l'aïkido traditionnel ? Le professeur va vous l'apprendre puisque tous les élèves viennent pour cela et qu'aucun n'a plus de compétences que lui.

Le règlement intérieur de l'association ? Très simple : le fonctionnement d'un dojo traditionnel puisque c'est l'objet de cette association et donc le contrat qui lie tous les gens de cette association.
La pratique de l'aïkido traditionnel dans une association est donc tout à fait compatible si l'on respecte les statuts de l'association à savoir pour tout le monde : « la pratique de l'aïkido traditionnel ».

"Ce qui est surprenant avec les jeunes cons, c'est leur propension à devenir de vieux cons."

Doug Larson

Combien de fois n'avons-nous pas entendu que le dojo est une association loi 1901 et que ce fonctionnement associatif interdit toute pratique de l'aïkido traditionnel.

Etonnant pour un pays libre où la liberté d'association existe... L'associatif devenant ainsi une autre source de pollution de l'aïkido.

On nous impose donc un fonctionnement de club de sport, le seul possible d'après ces ignorants assoiffés d'égo et de pouvoir, au nom bien sûr de la démocratie...

Vous avez remarqué c'est toujours pour votre bien, au nom de la démocratie et au non des grands principes qu'on vous arnaque... Le fonds de commerce de ces manipulateurs qui tablent sur l'ignorance des gens.

Qu'en est-il exactement ? La réalité c'est que ces gens qui se prennent pour les patrons d'un dojo sont des ignorants qui ne connaissent même pas la loi de leur propre pays... Prendre des décisions à la place du maitre quand on n’y connait pas grand-chose... Quel pied pour ces gens en mal de reconnaissance, complètement incompétents !
Quel ouvrier n'a pas rêvé d'être patron... Le problème est qu'il serait souvent pire, ou que l'entreprise n'y survivrait pas.

Le maitre lui n'a pas besoin de reconnaissance, on sait que c'est un maitre, mais pour un pauvre type avoir du pouvoir sur un maitre ce serait le pied...

Ils se disent : puisque nous ne pouvons pas atteindre des objectifs élevés, alors détruisons l'aïkido et mettons-le à notre niveau. C'est la voie qu'ont choisi certains, au lieu de savoir où est leur place, un enseignement important du budo.

Comme au supermarché : puisque nous payons notre cotisation, nous avons des droits, le professeur, le dojo doit nous donner satisfaction. - Argument habituel des consommateurs de supermarché qui n'ont pas compris qu'un dojo ne fonctionnait pas ainsi. Savent-ils même ce qu'ils pratiquent ? On peut en douter à entendre leurs propos.
Un pratiquant n'a aucun droit mais des devoirs ce qui est beaucoup moins satisfaisant pour l'ego. - Ces personnes peu évoluées, au quotient intellectuel défaillant, oublient une chose :

" ils sont venus solliciter l'enseignement d'un maître" en échange ils offrent de l'argent et des services pour la maison du maître dans le cadre de leur formation. Ces services, ces tâches qu'ils accomplissent pour le dojo de la plus humble à la plus importante ne sont là que pour parfaire leur formation et leur faire connaître tous les aspects du dojo.
On est donc à l'opposé de cet argument consumériste.

En aïkido comme ailleurs on ne peut pas avoir le beurre, l'argent du beurre, le sourire de la crémière et la vache dans le pré. Une théorie répandue sur les réseaux sociaux et autres lieux où s'exprime le lamentable humain.

Le respect, base de l'aïkido et de toute pratique martiale

Lorsqu'un professeur entend des élèves parler ainsi, il sait une chose c'est que ses élèves n'ont aucun respect pour lui et pour son enseignement. Ils ne sont là que pour se servir de lui, dans le cadre de leur pouvoir personnel et pour magnifier leurs egos. Ils ne sont pas là pour servir l'aïkido mais pour se servir de l'aïkido pour leur profit personnel : la mentalité du consommateur de base. Un pratiquant lui, est au service de l'aïkido, c'est toute la différence et c'est à cela qu'on reconnait le vrai pratiquant.

L’aïkido comme d’autres associations pullule de malades mentaux à des degrés divers, de politiciens ratés, de prétendus pédagogues incompétents, d'administratifs géniaux que personne n'a reconnu et qui, avec le temps et une certaine assurance car ils sont dans le dojo depuis longtemps, commencent à détourner la discipline à leur profit en utilisant pour cela ce genre d'arguments.

Le certificat médical n’atteste le fait que vous n’avez aucune contre-indication physique à la pratique martiale, il ne traite pas des problèmes mentaux… Pratiquer un art martial c’est avoir un plus par rapport au non pratiquant ce qui attire des malades mentaux à des degrés divers… certains en font une thérapie, d’autres tentent d’utiliser l’aïkido et le dojo pour leurs délires de malade et, le diable est toujours sympathique. "On attrape pas des mouches avec du vinaigre."

C’est pourquoi en aikido on se fie aux actes, aux comportements. Les pervers sont très habiles en paroles et vous inondent de leur apparente sympathie pour mieux vous manipuler. Ils iront toujours vers les plus faibles, les plus manipulables, et avec leurs acolytes tenteront d’éliminer ceux qu’ils ne peuvent manipuler. Comme dans un art martial on ne fait confiance à personne, on les repère assez vite.

Cela arrive souvent quand des pratiquants sont restés dans une tâche pendant trop longtemps, ils ont oublié qu'ils devaient transmettre ce savoir-faire qui leur a été appris, le plus rapidement possible et passer à autre chose. Cela fait partie de leur formation, comme aux autres membres du dojo.
Ils font exactement l'inverse, s'y accrochent bec et ongles : c'est leur poste, et tous ceux qui le menace devient un ennemi qu'il faut abattre le plus rapidement possible, d'où des comportements inacceptables dans un dojo, cabales ou diffamation envers certains afin de les salir pour qu'ils ne puissent en aucun cas les inquiéter dans leur pouvoir.
Ils empêchent ainsi les autres de bénéficier de cette formation et d'amener leur pierre au dojo. Leur égocentrisme maladif n'a pas de limite.

Ils n'aident ni le dojo ni le professeur, ils travaillent et détournent tout pour leur profit personnel.
Regardez le schéma de l'historique du dojo : regardez comme Florent Le Mevel, Jacques Bazin, Ludovic Suzel... tous ceux qui ont œuvré réellement pour que ce dojo soit ce qu'il est aujourd'hui, les avez-vous entendus s'en vanter une seule fois ?
D'autres incapables de contenir leur ego font exactement l'inverse... Font des caprices, boudent quand vous ne partagez pas leur avis... Les gens pas sérieux sont donc facilement repérables même s'ils sont persuadés que personne ne les voit.
Laissons-leur le temps de changer. Comme tous dans ce dojo ils sont là pour apprendre et changer. Ils permettront aux autres d'être capables de se méfier et repérer les personnes toxiques, d'appliquer l'attitude du pratiquant d'aïkido : "permettre à l'autre de travailler mais pas de faire n'importe quoi...".

Quand cela devient nuisible pour le dojo. Il faut donc faire ce qu'on appelle dans un art martial japonais Montzen Barai, c'est-à-dire se débarrasser au plus vite de ces individus irrespectueux qui sinon vont polluer le travail du professeur et l’ensemble du dojo où il sera impossible ensuite de pratiquer un aïkido correct. Le professeur doit avant tout protéger son travail et le travail de tous ceux qui ont permis que ce dojo soit de qualité : il en va de sa responsabilité.

Cela fait partie des compétences attendues d'un professeur d'aïkido.

C'est pourquoi on demande au professeur si l'on peut monter sur le tapis, si l'élève était le patron du dojo il ne demanderait pas à son employé l'autorisation de rentrer dans le dojo.

"Il arrive à un con d'avancer, mais toujours à reculons."

Frédéric Dard

Nous retrouvons ici des situations courantes dans le monde du travail, qui conduisent au harcèlement de certaines personnes pouvant même les pousser à la dépression voire au suicide si elles sont fragiles.

Le professeur doit y veiller et agir rapidement dès qu'il est au courant. Plus il attend plus la situation devient complexe et plus le remède sera violent. Délit de faciès, harcèlement, diffamation, le professeur ne doit en aucun cas cautionner les gens qui se livrent à ces choses répréhensibles par la loi. Rappelons que le respect fait partie de la pratique, et que le professeur doit veiller à l'égalité de traitement de tous ses élèves qui lui font confiance. Tenter de manipuler un professeur ou vouloir le faire agir selon ses délires c'est vraiment un manque de respect et prendre le professeur pour un imbécile, tout en se croyant bien supérieur à lui... Certains élèves n'hésitent pas et ont ce comportement au bout d'un certain temps de pratique ; ils se révèlent tel qu'ils sont. Le rôle du maître est de protéger ses élèves de ces personnes peu scrupuleuses.

Le certificat médical de non contre-indication ne nous protège pas des malades mentaux

et le professeur d'aïkido a souvent à faire à eux, à moins d'avoir une pathologie très grave faisant l'objet de soins. Tous les dojos sont exposés à cela. On n’en parle pas, c'est tabou. Il est facile de dire j'ai le rhume et je suis un traitement, plus dur de dire je suis un pervers narcissique et je me soigne... Pourtant comme les maladies physiques, les maladies mentales existent : on le voit aux infos tous les jours. L'aïkido peut les aggraver si on veut ignorer le problème. Cela va de la parano et mégalomanie courante à des pathologies plus graves en passant par les pervers narcissiques. Comme dans la société le pratiquant côtoie des gens toxiques sur le tatami dont il faut se protéger. La difficulté est qu'ils n'agissent pas franchement mais dans le dos de ceux qui ne seront pas manipulables, et ils s'entourent de gens faibles, manipulables puisque c'est leur jouissance... Donc à chacun d'ouvrir l'œil. Comme on ne fait pas confiance en aïkido, on permet de travailler pas de faire n'importe quoi, quelle que soit la situation... Un vrai pratiquant ne se laisse pas piéger.

Association horizontale en savoir plus »

On est plus au moyen âge, il faut vivre avec son temps ....

Autre argument souvent employé pour inciter les gens à ne pas suivre le fonctionnement normal de l'aïkido. Toujours l'ignorance et le crétinisme qui sont à l'œuvre en vue de détourner l'association de son objet (l’étude de l'aikido traditionnel), de ses statuts, et de son contrat de fonctionnement qui lie tous les membres d'un dojo. Ce n'est ni plus ni moins qu'inciter les membres à ne pas suivre les statuts de l'association donc : Montzen Barai !

Aucune association ne tolère qu'un de ses membres œuvre à sa destruction, et les associations qui justement rejouent les batailles historiques à l'identique, font des combats de chevalier comme au moyen âge, font la même chose.



- Quel est le cadre associatif d'un dojo ?

L'objet de l'association est l'étude de l'aïkido traditionnel dans son cadre traditionnel, sinon l'aikido et les vocabulaires associés n'ont aucun sens et ce n'est pas de l'aïkido; c'est-à-dire comme au Japon, donc le fonctionnement que doivent adopter tous les membres de l'association. Un professeur d'aïkido traditionnel est le maître du dojo mais aussi celui qui connaît le mieux cet enseignement puisqu'il va passer son temps à l'enseigner à un maximum de membres de cette association. Donc tout ce que nous avons évoqué précédemment ce sont des gens qui refusent de suivre les statuts de l'association et n'ont rien à y faire puisqu'ils ne respectent pas l'objet de l'association qui est l'étude de l'aïkido traditionnel. Ils seront donc exclus par l'aïkido Montzen Barai et par la loi française pour non-respect des statuts de l'association.

"Les cons, ça ose tout. C'est même à ça qu'on les reconnaît." (Michel Audiard)

La plupart des gens qui n'y connaissent rien en parlent savamment comme d'habitude et quel que soit le sujet : sport, aikido, n’importe, ils savent... mais ils ne savent pas qu'il existe plusieurs types d'association, il n'y a pas que des associations avec un comité directeur. Il y a aussi et c'est tout à fait légal beaucoup moins connu des associations dites horizontales sans comité directeur et sans président. Tous ces gens très savants affirment avec conviction des choses qu'ils ne connaissent pas.
Les gens qui prétendent faire de l'aïkido et qui font n'importe quoi, des gens qui parlent du sport et qui ont un fonctionnement sportif sans rien y connaître, les gens qui parlent association et qui n'y connaissent rien, sont légions dans les dojos d'aïkido et sont une source de pollution permanente et de problèmes divers.

Pour faire court et résumer : l'ignorance, et la bêtise sont au service du détournement d'une association en vue de son profit personnel.

"L'échec, c'est la réussite du con." (Frédéric Dard)

Le danger de cela c'est que c'est insidieux, cela ne se fait pas brutalement, ce sont toujours des manipulateurs habiles qui vont d'abord convaincre leur entourage, et quand ils se sentiront assez soutenus et assez forts, ils commenceront leur œuvre de destruction. C'est en général là que le professeur apprend la chose étant donné que tout le monde a eu jusque-là, un comportement de bac à sable de la maternelle :

"Tu es d'accord avec tous mes délires et mes bêtises alors je te cause et tu es mon ami », par contre, « si tu es suffisamment intelligent pour ne pas tomber dans le panneau, tu deviens mon ennemi ». Ceux qui m'aident dans cette démarche malsaine ne parleront pas, sinon ils ne seront plus mes amis mais des traitres… tous ceux qui résistent devront être salis, dévalorisés afin qu'ils ne constituent pas un contre-pouvoir…
Le lynchage en place publique (voir ci-dessous) est généralement employé. Surtout ne pas cafter au prof, ne rien lui dire, tout doit se passer dans son dos. Comme on le voit c'est le bac à sable que tout le monde a connu à l'âge de quatre ans, le problème c'est que ce sont des adultes. On y retrouve aussi "le harcèlement" toujours sur les mêmes. Donc des comportements puérils qui ne sont pas acceptables déjà à l'âge de 4 ans. Une fois adultes, on les retrouve avec le même comportement ; ceux qui ont la raison et les compétences n'interviennent pas, et ne règlent rien, ils sont neutres et pas concernés, en fait complices passifs par manque de courage et victimes du conformisme social.

 


Montrez de l'affection aux hommes, et ils vous aimeront; faites-leur du bien, et ils accourront; flattez-les, et ils vous exalteront; puis, au moindre déplaisir, ils vous planteront car certes la bonté attire; mais les attirés viennent pour l'avantage qui leur en revient, non pour l'amour de celui qui les traite bien La bonté est une machine à prendre les hommes, analogue aux pièges à oiseaux. On ne peut pas, avec un même procédé, faire du bien à tous les hommes, dont les natures sont si diverses.

T.Tseu


- Le lynchage en place publique. ?

Qui est la cible ?
Les lanceurs d'alertes, vu leur traitement médiatique, ils y réfléchissent à 2 fois avant de le faire. Il faut en plus une éducation et du courage, une denrée rare à notre époque où les gens aboient avec la meute sur les réseaux sociaux.
Un individu isolé qui même s’il cherche à faire valoir sa version des choses calmement et objectivement, se retrouve face à un groupe de gens sans éducation et sans scrupules, acharnés à le détruire.
Et c’est encore mieux si vous ne correspondez pas à un modèle type : homme/ blanc/ hétéro/ etc. donc de préférence une femme ou quelqu'un physiquement incapable de se défendre ; faut pas être idiot quand même il pourrait mettre des baffes !
Comment ?
S'entourer de gens complaisants, incapables de réfléchir par eux-mêmes, facilement manipulables, "des amis", qui pour manifester leur amitié encourageront la chose et qui en retour seront donc « amis » . De faux amis en fait, des personnes méprisées puisque le manipulateur en fait ce qu'il veut et est prêt à en vendre un en cas de problème. Ils sont des fusibles mais çà, ils n'en ont pas conscience.
Une technique très simple, très éprouvée, fréquemment utilisée par les médias ; faire du lanceur d’alerte un bouc-émissaire qu’ils vont charger de tous les maux.
Une vieille technique moyenâgeuse
Au moyen âge, on tuait le porteur de mauvaise nouvelles.
Aujourd'hui manque de courage oblige, on l'assassine avec des mots et par diffamation... Le conformisme social faisant le reste…

Généralement c'est la passion, qui gâte les choses. Les lutteurs commencent par lutter d’après les règles ; puis, quand ils sont emballés, ils se portent de mauvais coups. Les buveurs commencent par boire modérément ; puis, échauffés, ils se soûlent. Le vulgaire commence par être poli ; puis, avec la familiarité, viennent les incivilités. Beaucoup d'affaires, d'abord mises au point, sont ensuite exagérées. Tout cela, parce que la passion s'en est mêlée. I1 peut en arriver de même aux porteurs de messages. Malheur ! s'ils s'échauffent pour leur sujet. Ils ajouteront du leur, et il leur en cuira. Il en est de l'orateur qui s'émeut, comme de l'eau et du vent ; les vagues s’élèvent aisément, les discours s'enflent facilement.

T. Tzeu


- Quelle vision doit adopter le pratiquant d’aikido sur les diverses relations qu'il a au dojo ?

Le respect est une nécessité et pas uniquement envers le professeur du dojo

Les relations que nous avons dans les dojos devraient toujours êtres saines, enrichissantes, et nous procurer du plaisir.

Une évidence, et ce n'est pas de l'aïkido, mais de simples relations humaines, normales bien comprises. Lorsqu'on respecte quelqu'un, on évite de le mettre dans la merde.

Toute personne qui cherche à vous entraîner avec lui dans la critique d'un autre membre du dojo est à fuir absolument. Surtout si vous avez l'impression que c'est votre ami. L'amitié n'existe pas dans ce cas-là c'est juste de la manipulation.

Lorsque quelqu'un à un geste amical envers vous, posez-vous les questions suivantes ; Est-ce vraiment amical ? Ou y a-t-il un intérêt là derrière ? Veut-il que je change mon comportement, que je fasse cause avec lui dans des projets ou des opinions qui portent atteinte à la dignité d'un des membres du dojo ? Si c'est le cas, ce n'est pas un ami, c'est une relation toxique, qui se cache sous une apparente amitié pour être plus efficace et anesthésier votre sens critique.

Tous les membres d'un dojo doivent être respectés. L'homme doit respecter les animaux, et à plus forte raison ses congénères. Et si on n'a rien à partager avec certains dans le cadre du dojo ce n’est pas un problème ; cela arrive fréquemment, ce n'est pas parce qu'on est tous membre d'un même dojo que l'on va passer ses vacances ensemble et voter pour le même président… il y a donc dans un dojo des gens toxiques qu'il faut apprendre à repérer. Ils sont de différentes natures, ils trouvent leur plaisir dans la manipulation des gens, et agissent par procuration n'ayant pas eux-mêmes le courage de le faire la plupart du temps. Nous ne sommes pas à l'abri de maladies mentales plus ou moins déclarées et qui ne se détectent que dans l'attitude des gens. Les pervers narcissiques par exemple dont nous parlerons plus tard sont particulièrement intéressés par des arts comme l'aïkido.

Ayez votre propre jugement, votre propre avis sur les autres membres du dojo, l'aïkido, le professeur et ne vous laissez pas influencer par des relations toxiques qui ne sont là que pour vous polluer et vous entraînez dans une spirale de problèmes qui vous éloignera de la vraie pratique de l'aïkido.

Ne vous faites pas complice de délit de sale gueule ; vous n'êtes pas une référence, on a la tête qu'on a, on n'y peut rien. Par contre on est responsable de la tête que l'on fait. Ne participez pas à des cabales envers un pratiquant du dojo, posez-vous la question, aimeriez-vous qu'il vous arrive la même chose ? Ne colportez par des ragots, mêmes racontés par un soi-disant ami qui vous veut du bien et qui en fait vous entraîne dans sa perversité et ses problèmes. En un mot soyez vous-même, respectueux du dojo, du maître du dojo, et de tous les élèves.

On ne vous demande pas d'aimer tout le monde ! Si vous n'avez aucune affinité avec quelqu'un, restez polis, il a le droit à l'existence comme vous ! C'est ainsi dans la société humaine même en dehors de l'aïkido.

Donc la barrière à toute relation toxique est de rester vous-même, ne vous faites pas influencer, soyez polis et respectueux et tout se passera bien. Vous éviterez beaucoup d'ennuis et beaucoup de perte de temps. Quand vous repérez des relations toxiques, éloignez-vous et si elles troublent l'ordre du dojo signalez la chose au professeur le plus tôt possible, celui-ci avisera. Il ne pourra pas dire qu'il n'était pas au courant comme le font souvent ceux qui sont toxiques.

Les gens toxiques ont tous la même caractéristique, apprenez à les repérer : c'est jamais eux, toujours les autres, toujours des victimes dont les qualités, le travail et l'engagement n'est pas suffisamment reconnu…

Là aussi c'est la caractéristique de gens pervers et toxiques. Car dans un dojo on ne s'engage pas à agir et à œuvrer en vue d'une reconnaissance, elle sera de toute façon insuffisante de leur point de vue, l'égo est insatiable. Non, dans un dojo on agit, on œuvre pour sa formation, pas pour obtenir de la reconnaissance comme le pouvoir : c'est la conséquence d'un travail pas une exigence. Plus vous agissez, mieux vous êtes formé, plus votre expérience est grande. Plus vous agirez bien sans rien attendre, meilleure sera cette reconnaissance, elle en sera la conséquence naturelle mais en aucun cas une exigence de votre part. Un professeur ne demande pas à être reconnu. C'est son travail, ses actes qui font qu'il est une référence ou pas. C’est ce que n'ont pas compris les youtubeurs qui n'ont rien fait et qui sont des incapables.

La relation sempaï kohaï est mal comprise dans 99 % des cas. C’est souvent normal, ce sont des pratiquants qui apprennent l'aïkido et donc ne maîtrisent pas, même s'ils sont là depuis longtemps. La relation sempaï kohaï peut donc devenir très vite toxique et malsaine. Alors qu'elle est simple : un sempaï est simplement quelqu'un qui est arrivé avant vous d'un point de vue du calendrier. Logiquement il a une connaissance supérieure aux plus jeunes appelés kohaï. Cette connaissance peut être illusoire ou réelle, et très souvent comme dans toutes les situations qui peuvent donner un pouvoir, les gens toxiques l'utilisent dans ce sens-là.

Attention à l'idée suivante : le kohaï dit quelque chose au sempaï qui le dira au professeur… La plupart du temps le sempaï ne le fait pas, car très souvent c'est lui qui n'a pas fait son travail et il n'a pas envie de se faire remonter les bretelles par le professeur qui constatera son incompétence. Allez donc directement au professeur et le plus vite possible. Plus vous attendez, plus le problème sera grave et n'aura pas de solution, toujours pour des problèmes d'ego.

Le professeur a des relations directes avec tous ses élèves à tout moment, il n'y a pas de voie hiérarchique dans ces relations. Nous ne sommes pas dans une administration mais dans une relation maître-élève génératrice de progrès.

Si c'était le cas le professeur éviterait les débutants, alors qu'un professeur compétent s'inquiétera toujours du plus humble débutant et essaiera toujours de l'aider, c'est bien la preuve qu'aucun uchideshis ou sempaï ne peut se mettre entre eux.

Les gens toxiques chercheront à vous culpabiliser : "ne t'ai-je pas rendu service plusieurs fois... à tel moment donc même si t'es pas d'accord tu dois me soutenir et m'être constamment agréable ».

C’est ce qu'on appelle communément du chantage affectif, une spécialité des gens toxiques. Refusez toujours cela car ce n'est pas sain ; c'est quelqu'un qui cherche de la reconnaissance et sa soif de reconnaissance le motive. Encore une fois on ne fait rien dans un dojo pour avoir de la reconnaissance en échange, on agit pour apprendre, c'est profondément égoïste c'est pour soi-même et c'est tout. De plus si vous êtes amis avec quelqu'un, comme avec votre enfant, votre devoir n'est pas de lui est agréable mais de le guider et de lui dire qu’il fait une erreur lorsqu'il vous demande de la reconnaissance pour cautionner ses bêtises. Un parent n’encourage jamais son enfant à faire des bêtises, car il va se retrouver en prison il n’aura pas compris pourquoi.

Dans toute relation humaine il y a donc des limites à mettre et vous devez les respecter, si vous avez une quelconque vraie amitié envers la personne. Si elle vous dit des choses désagréables dites-vous bien que vous l'avez cherché et au lieu de vous énerver, de faire un caprice comme un enfant de quatre ans, essayez de lui démontrer qu'elle a mal interprété que vous n'êtes pas ainsi ou alors si c'est réel excusez-vous, cela arrive à tout le monde se tromper, « je n'ai pas été bon je ne le referai plus ». Voilà des comportements sains qui vous éviteront des tas d'ennuis. C'est ce que l'on attend de vous : un comportement adulte, responsable, et non pas être le mouton de relation toxique.

Un pratiquant d'aïkido agit correctement, car il est au service de la voie, le do de l'aïkido et de l'enseignement de son professeur, il fait son job, il n'attend aucune reconnaissance, seul son job compte, il doit être fait correctement, conformément à la pratique et tant pis si ça froisse quelqu'un. La sentimentalité n'a pas sa place et est toujours source de problèmes et d'erreurs car les sentiments et la passion faussent le jugement, c'est par définition déraisonnable les gens toxiques entretiendront toujours des rapports sur ce plan-là avec vous car ils peuvent ainsi vous manipuler comme ils veulent.

Il vous arrivera forcément régulièrement de constater que vous êtes hors sujet : pour un pratiquant d'aïkido il est normal de se tromper, vous êtes là justement pour moins vous tromper et donc progresser, et devenir un pratiquant d'aïkido aguerri. Cela va demander plusieurs dizaines d'années sans jamais atteindre la perfection.

C'est pourquoi ceux qui font des caprices, qui refusent de changer, qui refusent d'évoluer ont décidé de limiter leur pratique et ils n'évolueront plus tant qu'ils ont cette attitude stupide et infantile.

Les Hommes Vrais de l’antiquité, se laissaient conseiller même par des minorités. Ils ne recherchaient aucune gloire, ni militaire, ni politique. Leurs insuccès ne les chagrinaient pas, leurs succès ne les enflaient pas. Aucune hauteur ne leur donnait le vertige Leur respiration calme et profonde, pénétrait leur organisme jusqu’aux talons; tandis que le vulgaire respire du gosier seulement, comme le prouvent les spasmes de la glotte de ceux qui se disputent ; plus un homme est passionné, plus sa respiration est superficielle. Les Hommes vrais anciens ignoraient l'amour de la vie et l'horreur de la mort. Leur entrée en scène, dans la vie, ne leur causait aucune joie ; leur rentrée dans les coulisses, à la mort, ne leur causait aucune horreur. Calmes ils venaient, calmes ils partaient, doucement, sans secousse, comme en planant

T.Tzeu


- Qu'est-ce qui construit le respect pour un sempaï ?

Un sempaï est un pratiquant qui est arrivé avant vous et il peut rester un demi-siècle au dojo sans jamais avoir rien appris. Cela dépendra de la rapidité avec laquelle il va vouloir changer, évoluer, accepter ses erreurs.

Un pratiquant qui se vexe, si cela ne va pas dans le sens qu'il a choisi, fait des caprices, exige de la reconnaissance, n'a rien compris : il a décidé de limiter son évolution en aïkido car il n'a rien changé dans son art de vivre, dans sa personnalité d'où sa réaction. Comme on vient de voir il attend de la reconnaissance, qu'on flatte son ego déjà incontrôlable et il vous incite à développer des relations toxiques comme lui. Il se vexe quand vous n’êtes pas de son avis ou qu'il n'arrive pas à vous entraîner dans ses délires malsains.

Il en va des sempaïs comme du professeur, le kohaï sollicite ses sempais "apprenez-moi", un kohaï sollicitera de la part d'un sempaï qu’il lui apprenne à devenir un pratiquant d'aïkido et qu’il lui fasse gagner du temps et lui donne les bons repères.

Si un kohaï n'a aucun atome crochu avec un sempaï compétent, certains n'ont aucun intérêt, et tend à l’éviter sur le tatami, n'entretient aucune relation avec lui, il ne pourra donc pas profiter de son expérience et de son savoir. Tant pis pour ce kohaï.

Le sempaï qui n'a aucun atome crochu avec ce kohaï, il ne perdra pas son temps à chercher à lui apprendre quelque chose, se contentera de le redresser quand il fera des erreurs sans lui en expliquer la raison. Il fera néanmoins son travail de sempaï en ne laissant pas le kohaï reproduire ses erreurs.

Mais dans les deux cas, comme dans la vie, on reste correct et on ne développe pas de cabale ou de diffamation, ou de critiques stupides envers des gens avec qui on ne partage rien, car on ne peut avoir aucun avis : c'est ça l'honnêteté et le respect minimal. C'est ainsi entre gens qui ne s’entendent pas, un minimum de respect. Le dojo ne doit pas être perturbé par des problèmes personnels sans intérêts pour ceux qui ne sont pas concernés.

Par contre, lorsqu'il y a de bonnes relations, c'est profitable pour les deux ; le sempaï aura à cœur de faire partager son expérience au kohaï qui à son tour appréciera et lui en sera reconnaissant. Ce qui ne veut pas dire que lorsque ce sempaï, ayant des connaissances parfois limitées, pour ne pas perdre la face, ne racontera pas des bêtises au lieu de dire tout simplement " je ne sais pas, je vais demander à quelqu'un qui maîtrise, qui connaît », ce qui serait honnête et respectueux.

Le kohaï tôt ou tard apprendra la vérité, il reviendra vers son sempaï et lui demandera pourquoi il lui a raconté des bêtises ; le sempai ne sera alors plus fiable, ce n'est donc pas la bonne façon de faire.

Pour éviter cela il faut, comme pour la souplesse physique, connaître les limites de sa compétence ; c'est un enseignement de base pour les pratiquants d'arts martiaux. Se surestimer, affronter des situations pour lesquelles on n'est pas prêt est une erreur que ne doit pas commettre le pratiquant d'art martial. Il n'y a aucune honte à avoir lorsqu'on ne connaît pas et ne maîtrise pas quelque chose, de le reconnaitre, on est là pour apprendre et l'on doit être sûr de ce que l'on croit connaître.

C’est la même erreur que la fausse modestie. Le désir de ne pas se mouiller, de ne pas accomplir sa tâche et d’être exagérément modeste. Ce n’est pas sain non plus et démontre un manque de maturité.

Ce n'est pas parce que les élèves se conduisent mal, quels qu'ils soient, jeunes ou expérimentés, que vous devez vous aussi vous conduire mal, tout au contraire. Ceux qui se conduisent mal, qui sont irrespectueux envers qui que ce soit ne font qu'avouer leurs problèmes.

Les gens malsains sont des vampires, ils vous pompent votre énergie, nuisent à la qualité de la vie et vous font perdre votre temps.

Les gens toxiques préfèrent vivre dans le non-dit qu'ils peuvent exploiter comme ils veulent, c'est là où ils peuvent s'exprimer le plus. Il faut donc être direct et franc afin que cela se termine le plus vite possible. N'espérez pas que cela s’arrange avec le temps, cela ne fera qu'empirer et si vous vous taisez ou espérez être neutres, vous êtes complices, car vous laissez faire quelque chose qui ne doit pas exister et qui est indigne d'un pratiquant d'aïkido. Il faut conseiller à ces personnes d'aller se faire soigner avant de reprendre la pratique car celle-ci ne peut pas résoudre leurs problèmes, au contraire.



- Qu'est-ce que le Budo ?

Me Nakazono a fait un article sur le sujet que vous trouverez en bas de cette page "budo". Cet article figure sur notre site depuis longtemps.

Il s’agit d’un article paru dans la revue ACFA de l'époque, ACFA voulant dire association culturelle française d'aïkido, car au début de l'aïkido aucun aïkidoka ne voulait être assimilé à un sport ce qui était dégradant.

C'est pourquoi il y avait dans toutes les écoles (ryu), et non pas fédération, le terme "culturel". Association Culturelle Européenne d'Aïkido ACEA, cette école regroupait toutes les écoles de chaque pays comme : l'ACSA Association culturelle suisse d'aïkido, Association Culturelle Belge d'Aïkido ACBA etc.
Toutes ces écoles martiales l'aïkido avaient à leur tête un maître japonais élève du fondateur de l'aïkido : Maître Nakazono, Maître Tamura pour la France, Maître Tada pour l'Italie, Maître Asaï pour l'Allemagne, Maître Chiba pour l'Angleterre, etc.

Puis avec l'évolution, le manque de courage, d'éducation, d'ignorance et l'opportunisme de certains prêts à vendre l'aïkido pour gagner plus d'argent, à commencer par le petit-fils du fondateur qui s'est mis dans le monde sportif et s’est mis à fonctionner comme dans un sport oubliant sa tradition, il y a eu dérive.
Ainsi, le fondateur a exclu à vie de l'aïkido André Nocquet pour avoir organisé en 1961 les premières compétions d'aïkido à Genève... Normal, pour un judoka il reproduit le fonctionnement du judo...
Que pensez de ces français de l'aikido sportif aux jeux de Pékin et de Moscou? Pourquoi pas le même traitement que le fondateur ? Est-ce un progrès ou le début de la fin ? Ces fédérations perdent 50% de leur adhérents pourquoi ? La réponse est évidente... sauf pour eux.

Ils sont même fiers de vous dire qu'ils sont "habilités des clubs d'aïkido jeunesse et sport" c'est-à-dire des sports et même quand ce n’est pas vrai. En 2012 il n'y eut aucune habilitation pour aucune fédération d'aïkido cela ne gênait pas ces gens de dire le contraire.
Ce sont donc des menteurs patentés comme tous les sportifs. Les valeurs réelles du sport "la triche". Le constat contrairement à la pub qui en est faite.

Les gens l’ignorent, et même les pratiquants et professeurs d'arts martiaux ou de sports martiaux bizarrement, et aussi parce que ça les arrange car ça leur permet de recruter plus large et de tromper les gens en fin de compte. Il y a plusieurs catégories dans le monde martial voyons donc de plus près.

Les sports martiaux,

sont ceux qui ont des champions, qui font des compétitions, l'objet même du sport : ils sont donc reconnus par le ministère de la jeunesse et des sports car ils doivent appliquer un fonctionnement bien spécifique.

Une habilitation sportive est donnée à une fédération pour 4 ans (on retrouve la gauche et la droite qui se disputent le pouvoir : quand on y est on fait tout pour y rester, la démocratie quoi !), car elle représente la France dans les compétitions.

L'aïkido a-t-il besoin d'une habilitation de jeunesse et sports ? Non, car ce n'est pas un sport mais un art martial. De surcroît l'aïkido n'organise pas de compétitions et n'en organisera jamais vu que c’est contraire même à l'esprit de l'aïkido. Pourquoi ne pas appeler cela autrement par honnêteté, au lieu de faire comme le judo en son temps ?
L'honnêteté n'est pas sportif - un constat - Libre à eux de détruire ce qui leur échappe, la démocratie sportive quoi !

Rappelons ce qu'a dit le fondateur à ce sujet : « l'aïkido est l'esprit de non compétition, de non dualité c'est la voie de l'union et de l'harmonie… ».
Que de soi-disant pratiquants d'aïkido l'oublient ou ne l'aient jamais su, c'est possible, il faut bien débuter, mais on ne peut dire que ce soit de l'aïkido puisque le fondateur a été très clair à ce sujet.

Chaque pratiquant avant une séance d'aïkido salue le fondateur, si c'est pour ne pas le respecter, respecter son enseignement, et faire l'inverse, pourquoi le faire ? Serait-ce une pratique rituelle dogmatique et incantatoire vide de sens ? C'est certain pour beaucoup de gens. Pire, ils croient qu'ils sont une référence universelle et veulent imposer (en bon démocrates) leurs idioties aux autres ! Un vrai pratiquant fait ce qu'il a à faire et respecte l'enseignement du fondateur avec ceux qui le sollicite mais ne l'impose jamais, une simple question de respect des autres et de leurs idées les vertus du budo, honnêteté, franchise, modestie etc. Un sportif lui doit battre ses adversaires et s'imposer même en trichant... aucunes vertus.

Un sport fonctionne dans des fédérations sportives qui fédèrent des clubs sportifs, l'essence même de leur statut. Leur fonctionnement est réglementé par le ministère de la jeunesse et des sports qui impose le même à tous les sports.
Un sport n'a pas de Maître, mais des techniciens, des entraîneurs, des champions. Un maître est une autorité dans le domaine et c'est complètement incompatible avec le pouvoir administratif absolu qu'est le pouvoir administratif d'une fédération.
Regardons le judo et comment il a fait disparaître les maîtres japonais Michigami, Awazu, etc., en quelques années, une façon sportive de les remercier…

Bien se rappeler qu’un sport martial n'est pas un art martial mais exactement le contraire.
Dans un art martial si vous combattez et que vous gagnez vous êtes vivant, si vous perdez vous êtes mort, vous ne pouvez pas recommencer. C'est pourquoi il n'y a pas de compétition et que pour un art martial, un champion c'est quelqu'un qui est mort depuis très longtemps et très souvent.

Les arts martiaux eux

n'ont pas de clubs, ni de fédérations, mais des dojos, des écoles (ryu). Ils n’ont pas de compétitions, ils n'ont pas de champions, pas d'entraîneurs, pas de techniciens… Mais des maitres. Cela ne veut rien dire pour un art martial et n'a aucun sens, c’est un fonctionnement inadéquat.

Dans les arts martiaux, il y a des maîtres d'arts martiaux qui enseignent dans leur école, comme O sensei Morihei Ueshiba (aïkikaï maison de l'aikido) par exemple. Un fonctionnement que tout le monde connaît : celui de n'importe quel artisan français.
« Un Maître, un dojo » : on choisit son Maître, donc son dojo. Il ne faut jamais oublier que l'on est chez le maître donc avec le statut et le fonctionnement d'un invité.
Quand on choisit un artisan, il prend le chantier ou pas...
Toute la pratique, l'éducation martiale et le reishiki sont basés sur ce principe.
Il n'existe pas de fédération car cela n'a simplement aucun sens, existe-t-il une fédération des artisans maçon ? Est-ce anormal ? Non. Mais il faut mettre les gens dans une case, il faut les cataloguer…
Pour l'aikido, ce sera le sport... quel ignorant, pour ne pas dire crétin, a décidé cela ? Un art martial a le fonctionnement de tous les arts dans le monde : on cherche un maitre de cet art, on sollicite son enseignement, et le reste n'a aucune importance et n'existe même pas, c'est juste une perte de temps et une pollution.

Les pratiques militaires et le bujutsu

Dans les arts martiaux il existe des pratiques militaires : pour les japonais c'est 2000 ans d'expérience dans ce domaine. Au Moyen Âge il existait encore 800 écoles de jiujistu.

Pourquoi ces arts martiaux militaires ont survécu à notre époque? Tout simplement parce que ces militaires ont enseigné à des civils leurs techniques de combat? Pas dans un but militaire mais dans un but d'éducation personnelle et de morale. Le judo à l'origine était un tel art avant de devenir un sport parmi d'autres sports occidentaux (plus rien à voir avec Bizan), c'est-à-dire l'inverse. Les premiers champions à la limite des deux mondes en France comme Levannier, Courtine et Pariset ont assisté à cette déchéance, appelée progrès pour les politiques et autres incompétents. Dans les années 60, ces deux champions formés à l'ancienne par des maîtres japonais ont même avoué que l'on avait perdu le vrai judo.
Aucune femme sur un tapis jusqu'à cette époque… Aujourd'hui elles engrangent des médailles... C'est-à-dire environ cinq ans après la création de la fédération sportive FFJDA fédération Française de judo et de disciplines associées.
Comme vous le voyez dans le monde martial le sport n'est pas un bienfait mais un signe de destruction.

« Le sport est à l'art martial ce que le champion des mangeurs de boudin est à la gastronomie. »
(A. Peyrache)

Bujutsu est un terme générique

qui couvre tous les arts martiaux japonais traditionnels des samouraïs (militaires). Il y a beaucoup de Ryu japonais (écoles ou styles d'arts martiaux spécifiques) qui enseignent des éléments de Bujutsu. Il s'agit donc de pratiques militaires dont sont issus krav maga, MMA, etc… dont l'objectif est la destruction de l'ennemi.
Le nom de ces disciplines finit par jutsu ou ryu daitoryu par exemple ou le terme générique jiu-jitsu qui regroupe des centaines d'écoles sinon des milliers et qui en France est la plupart du temps du judo adapté à du self défense local inventé. Pour la fédération de judo, il faut bien garder quelques adultes qui ne s'intéressent pas aux compétitions : on ne peut pas avoir une fédération d'enfants uniquement il faut bien une poignée d'adultes pour gérer tout cela (sinon problèmes de fonctionnement).

Les techniques militaires de combat ont plusieurs origines. Le close Combat britannique et américain a pour origine judo, aïkido, karaté.
La version israélienne pour leur armée a créé le dernier truc à la mode, le krav maga : mon élève MLN, qui s'occupe de l'aïkido en Israël a bien connu celui qui est à l'origine de cette pratique puisqu'il travaillait au ministère de l'intérieur israélien, il est mort d'un cancer de l'intestin, il était un professeur d'aïkido élève d'André Nocquet et vous savez ce que pense les pratiquants d'aïkido de la compétence d'André Nocquet…

Un stage commando dure huit jours ou 15 jours : vous êtes formés à ces techniques de combat militaire pendant une vingtaine d'heures, par des militaires qui auront une formation de quelques semaines dans des arts martiaux classiques : judo, aïkido, karaté.

En clair il s'agit de techniques brutales, appliquées par des gens qui ne les maîtrisent pas, mais cela n'a aucune importance, pour un militaire : le but est de détruire l'ennemi par tous les moyens et ne pas lui apprendre à se protéger.
Plus ça fait mal, plus ça fait de dégâts, mieux c'est... pas besoin de formation pour cela... Donc si vous n'avez pas avec ces techniques rudimentaires le dessus, comme vous n'avez jamais appris à vous protéger, vous courez un très grand danger.
Ce sont des pratiques dangereuses pour celui qui les pratique. Un boxeur par exemple apprend à se protéger.

Le problème est toujours le même, il est connu depuis 2000 ans par les samouraïs. Dans son entraînement intensif un samurai passait plusieurs heures par jour à s'entraîner aux pratiques physiques martiales, ce que ne fait pas un militaire aujourd'hui, avec notre guerre par joystick et drone.
Ces samurais ont dû accepter malgré leur entraînement de mourir dans les cinq minutes qui suivaient c'est pourquoi pour accepter cela ils se sont tournés vers les philosophies et les religions d'où l'influence dans les arts martiaux japonais, du zen, du shinto et cela explique aussi les règles du bushido du code d'honneur du samurai. On apprenait à réparer les dégâts de ces pratiques kwatsu et seifiku....
dans les techniques militaires on n’apprend pas cela, on l'ignore comme énormément de choses d'ailleurs. Bien sûr rien de toutes ces richesses dans les pratiques martiales militaires modernes qui n'en sont qu'une caricature.

Pour un art martial ou un sport martial le partenaire n'est pas un ennemi mais celui avec lequel vous progressez et vous devez le respecter et lui apprendre à se protéger. Là aussi dans une pratique militaire : "c'est l'inverse d'un art martial ou d'un sport martial".

Dans le civil ces pratiques militaires sont enseignées par des gens bien connus du monde des arts martiaux classiques : judo, aïkido, karaté car ce sont leurs rebuts (la plupart du temps un vrai débouché pour eux). En tout cas ce ne sont pas des militaires c'est-à-dire des gens formés à cela.
Mais des gens comme ce pratiquant de karaté de château d'Olonne qui a été viré par le club de karaté pour mauvais comportement, et qui se retrouva le lendemain professeur de Krav maga.
Une merveilleuse époque, YouTube et réseaux sociaux, où le n'importe quoi est la règle dans ce nouveau monde uberisé...
Il y a donc un marché d'ignares qui va les nourrir, une question de pub et de mode.

Le Budo regroupe toutes les disciplines dont l'objectif est le "do"

Les disciplines martiales comme l'aïkido, ne sont pas des sports (aucune compétition n'est possible), ne sont pas des arts militaires car le but n'est pas la destruction de l'adversaire.
Ce sont des techniques martiales utilisées pour l'évolution de soi-même, comme le tai-chi, ki kong, le zen, le yoga etc. sauf qu'au lieu de faire de la gymnastique ou de prendre des pauses de contorsionniste contemplatif, on pratique un art martial pour sa concentration et sa rigueur. Si on n’est pas concentré c'est dangereux, on ne se concentre que si on veut et si on est bien disposé.

L'objectif est le "do" de l'aïkido, c'est-à-dire la voie de la réalisation de soi-même.
Attention de ne pas confondre avec judo ou kendo qui sont des "do" devenus des sports et dont l'objectif n'est plus le développement de soi-même mais ceux du sport : devenir un champion. Un champion est fier de ses titres et succès ; c'est l'assomption de l'ego - d'ailleurs certains ont des égos hyper développés et ne brillent pas forcément par leur intelligence. Un concours de braguette ne forme pas des individus mais exacerbe leurs travers.

Par contre le pratiquant d'une discipline martiale a lui un ennemi mortel et permanent, son ego qu’il devra le maîtriser pour avancer dans sa quête de lui-même, donc là encore exactement ou encore une fois : l'inverse d'un sport. Quelqu'un qui a un ego démesuré dans ces disciplines, qui se vante de ses diplômes, grades etc. est donc un sportif égaré qui n'a rien à faire là, il perd son temps et pollue.

Le nom de ces arts finit donc par do comme aïkido, Kyudo etc., et on porte un vêtement spécifique le hakama, on ne se promène pas en slip (sans hakama).

Croire que l'aïkido a le même fonctionnement ou peut se comparer avec le karaté, le judo etc. est une absurdité et de l'ignorance.



- Des clubs d'aïkido à Bourg proposent des cours débutants et confirmés, des cours spécifiques pour le travail aux armes. Qu'en pensez-vous, sensei ?

Votre question contient la réponse… "club" d'aïkido.

L'aïkido se pratique dans un "dojo avec un maître" pas, dans un "club sportif" où tout est à l'inverse (voir ce qui précède).

C'est l'éducation nationale et le ministère de la jeunesse et des sports dans le monde de l'aïkido tout simplement. Que fait-on en sport ? des catégories et du sexisme. Les femmes ont leur compétitions, les hommes les leurs. Il y a la première division, la deuxième etc… Il y a les minimes, les juniors, les seniors etc… comme à l'éducation nationale, il y a les sixièmes, les cinquièmes etc… Quoi de plus normal dans un contexte sportif de retrouver cela donc ! Dans un club d'aikido c'est normal, pas dans un dojo.
L'avantage c'est qu'on croit connaître l'aïkido parce qu'on connaît ce système et on pense que cela améliore l'aïkido.

C'est vrai en fin de compte, ces pauvres japonais tout jaunes, avec leur vieux fondateur d'aïkido et ses groupies d'élèves, on n'a rien à apprendre d'eux !... Ne sommes-nous pas l'élite de la terre, ceux qui ont colonisé, pillé et asservi pleins de pays ?! Qu'avons-nous à apprendre du Japon que nous avons vaincu lors de la dernière guerre ? Voilà en gros ce que sous-tend ce type de fonctionnement.

Si pour les orientaux et la philosophie orientale - attention c'est comme la physique nucléaire et les mathématiques quantiques, la philosophie orientale ne concerne même pas 1 % de la population orientale qui dans sa grande majorité est uberisée comme nous et préoccupée par les mêmes bêtises
- les arts orientaux reposent sur la philosophie orientale, que nous dit-elle, que nous apprend elle ? Une chose très simple : il y a rien de figé, tout est dynamique, comme disait le bouddha "il n'y a rien de constant si ce n'est le changement".
Ce changement apparent, ce qu'on appelle les avatars du manifesté, le monde de l'illusion, la maya des Hindous en yoga, etc… obéit à des règles, c'est cette étude avec son corps que propose l'étude des arts orientaux au travers d’une discipline comme l'aïkido.

Nous avons donc quelque chose de dynamique, qui bouge sans cesse, qui est unique qui ne se reproduira pas, mais qui obéit à des lois toujours identiques, le yin yang par exemple. Exactement l'inverse de notre culture normalisée et figée qui a produit le sport bien normalisé et pauvre, comme tout ce qui est normalisé. Imaginez une cuisine, une musique normalisée !!

Les deux approches occidentale et orientale sont-elles compatibles, peut-on les mélanger, prendre le bon de chaque côté et rejeter le mal ?

C'est tellement nul comme raisonnement que je me demande s'il faut répondre à cela ! C'est digne d'un enfant de deux ans ! Qui naturellement en occident ne penserait pas cela ? En fait 98 % des gens, pour donner un chiffre, partagent cette idée : c'est véhiculé et induit par leur culture occidentale. C'est tellement évident que cela paraît naturel à un occidental. Pour un oriental c'est absurde, c'est nier le yin yang, le comportement du vulgaire dans les textes. Cela veut dire que le yin existe sans le yang, que la paume peut exister sans le dos de la main, que les montagnes puissent exister sans les précipices... Ce sont des gens qui raisonnent ainsi qui pensent que l'aïkido est un sport ou doit fonctionner comme un sport. C'est pratique on connaît sans jamais avoir appris ; c'est rassurant et ça nous donne une impression de compétence alors qu'on dit des énormités. Toujours ce côté colonialiste et impérialiste où l'on n'a rien à prendre des autres. Ces gens-là estiment qu'ils sont dans le vrai et les autres dans l'erreur sans même savoir de quoi ils parlent, ne connaissant que leur façon de penser.

En fait ces 2 visions cela nous arrange, dans chaque culture le yin yang étant présent, si nous respectons chacune de ces 2 cultures sans les dénaturer avec un mélange impossible et contre nature, nous aurons deux images de nous-mêmes, ce qui nous enrichit. Le moyen de s'affranchir de l'effet pervers de chaque culture, l'une n'étant pas supérieure à l'autre, là encore ne pas faire du sport et confronter mais unir les 2 faces d'une même chose… et cela pas grand monde le comprend, d'où les problèmes que nous avons à résoudre tous les jours.

La culture orientale nous enseigne, comme chez nous l'électricité, qu'il n'y a pas la vie sans différence de potentiel, comme dirait un électricien. C'est parce que les sources sont sur les montagnes que l'eau peut couler vers la mer, sans cette différence de potentiel il n'y a pas de courant, d'eau vivante et potable, vous avez une flaque, un lac réceptacle de toutes les pollutions et une eau morte peu oxygénée. C'est la différence qui crée la vie. C'est les 6 qualités du ciel et les cinq éléments de la terre en déséquilibre qui créent notre monde : ce sont les bases de la santé orientale, vérifiées sur chaque malade depuis 2000 ans. Contrairement à nous, il n'existe pas d'état de bonne santé et de mauvaise santé, encore notre vision dualiste complètement fausse. Il existe des adaptations à des situations changeantes comme en aïkido ou une technique est la réponse à une situation unique que l'on ne reverra jamais. On est tous différents ce qui est bénéfique pour l'un est poison pour un autre.

Donc pour en revenir à votre question, il n'existe pas de cours d'armes et de cours à mains nues, car lorsqu'on pratique avec une arme on fait de l'aïkiken, de l'aïkijo, c'est-à-dire de l'aïkido avec un ken ou un jo comme à mains nues dans différentes situations. Si on a besoin d'un ken, on prend un ken ; si on a besoin d'un jo, on prend un jo ; etc... Pourquoi créer la dualité et le chaos où il n'y a qu'harmonie et unité ? C’est complètement stupide et fait montre d'ignorance totale de l'aïkido ; c'est du sport dans l'aikido. Voilà encore un méfait du sport dans l'aikido. Quand on ne sait pas faire autre chose ... on fait ce qu'on croit connaitre... surtout quand on sait et qu'on n’a rien à apprendre. C'est donc de l'ignorance et de l'incompétence... quand vous voyez cela vous savez que vous ne pratiquerez jamais de l'aïkido, mais un simulacre qui ressemble vaguement à de l'aïkido local franco-français. En fait une pollution sportive et française basée sur la culture occidentale de l'aïkido.

Presque tous reçoivent leurs idées toutes faites, et suivent toute leur vie l'opinion. Ils parlent dans le style du temps, ils s'habillent selon la mode du temps, non par aucun principe, mais pour faire comme les autres. Imitateurs serviles, qui disent oui ou non selon qu'on les a suggestionnés, et croient après cela s’être détermines eux-mêmes. N'est-ce pas là de la folie ? Folie incurable car les hommes ne se doutent pas qu'ils sont atteint de cette manie de l'imitation.

T. Tzeu

- On entend un peu n'importe quoi sur les sempaï de notre dojo : Pensez-vous que certains mentent ? Pouvez-vous nous expliquer qui est qui ? Cette notion de kohaï sempaï est très floue…

Un élève sollicite le maître d'un dojo pour qu'il lui apprenne l'aïkido traditionnel.
Tous les élèves sont à la même place et dans ce cas, du plus humble jeune au plus ancien.
Il y a le maître du dojo qui enseigne l’aïkido traditionnel qu’il est le seul à connaitre, et des élèves. Tous les élèves, à tout moment, peuvent discuter avec le maître du dojo. En général il est sympathique et accessible. Les plus débutants bien sûr n'osent pas et passent souvent par des intermédiaires leurs sempaïs.

Là commencent les problèmes : il n'en faut pas plus pour que certains psychologiquement fragiles se sentent importants et commencent à faire et à dire n'importe quoi dans le seul but de se rendre important. C’est l’origine de ces pages et de l'intervention d'Hélène qui ne supportait plus l'attitude de certains bien loin de montrer l'exemple mais évidemment pas devant le professeur.
Certains anciens ne sont pas très honnêtes et ont tendance à vouloir se dorer la pilule, autrement dit, ils sont plus ou moins atteints parfois du syndrome bien connu "de la grosse tête". Les belges appellent cela le gros cou.

Dans les cas graves ils s'estiment indispensables, pensent même que rien n'existerait sans eux (voir le schéma historique du dojo). Ce qui est du plus grand comique du plus grand ridicule, car on peut se demander pourquoi les élèves viennent au dojo sinon pour suivre l'enseignement du maître, et comment ce maitre est arrivé à ce degré de compétence ? Il faut être un peu naïf pour croire à ce genre de truc.

D'autres par contre font leur travail n'en parlent pas, ne s'en vantent pas, n'exploitent pas le dojo à leur profit et personne n'est au courant de ce qu'ils font... L'historique vous en dit une partie ce qui permet de relativiser le rôle de certains dans ce dojo.

En ce qui me concerne je n'ai rien à démontrer à ce niveau dans le domaine de l'aïkido, je suis assez connu sur la planète pour mes compétences, en toute modestie, et mon rôle dans l'histoire de l'aïkido. Il suffit de lire "aïkido journal" ou des revues sérieuses d’arts martiaux pour s’en rendre compte. Voir Le traité didactique, un de mes livres préfacé par Me Tamura qu'il a contribué à vendre même au Japon.

Évidemment tous ces pauvres gens en mal de reconnaissance sont des anonymes et le resteront toujours malgré leur énorme envie d'être un jour des gens importants. Comme les enfants ils font comme si, sauf que ce sont des adultes qui feraient mieux de se faire soigner. Il y a d'autres anciens qui font dans l'excès inverse et sont trop modestes, le juste milieu n'étant pas quelque chose de facile à trouver. Ainsi va la vie des dojos... rien de nouveau, on a cela de partout.

Il faut se rappeler la fable de La Fontaine : "le corbeau et le renard". Tout flatteur, vit au dépend de celui qui l'écoute. Attention donc à ceux qui vous enveloppent de leur sympathie de manière exagérée, c'est toujours pour vous manipuler ou exercer un chantage affectif : quelqu'un de généreux n'attends rien en retour, voir les exemples de Ludo, Florent, Jacques, Benoit.....
On ne vend pas sa gentillesse car c'est de la manipulation. Dans ces cas-là, posez-vous la question : qu'attendent-t-ils de moi pour être aussi gentils ?

Le rôle d'un sempaï ? J’ai traité cette question sur le site - lien en bas et plus haut
- Le sempaï est quelqu'un qui est arrivé avant vous..
Voyons donc dans notre dojo ce qu'il en est. Cette image résume les dernières années de notre dojo. Voici donc en photo, un rapide historique de notre dojo :

Historique : tout commence avec Ludovic Suzel

Ludovic Suzel, mon élève de Tassin, avait comme ambition à cette époque de devenir un professeur d'aïkido professionnel. Il est donc à l'origine du dojo de Mâcon et de Bourg. Le problème était qu'il y avait de nombreux dojos de diverses fédérations sur Bourg en Bresse.

Une histoire de 40 ans

Il se trouve, si vous regardez l'historique sur notre site, que je donne des cours à Bourg depuis environ 40 ans. Les premiers dojos de Bourg, à la maison des jeunes et à l'hôpital de la Madeleine à l'entrée de Bourg, sont à l'origine de l'aïkido sur Bourg-en-Bresse. Je vous parle des années 70-80. Il se trouve qu'à cette époque j'étais déjà une référence de l'aïkido en Rhône-Alpes et en Bourgogne : le Docteur Ballerin de Saint-Paul de Varax, Armand Perrin artisant de Bourg-en-Bresse avaient comme élève Marcel Cornier qui aujourd'hui dirige le dojo de Saint-Denis les Bourg, rattaché à la fédé (eh oui !)
Tous ces gens m'ont demandé régulièrement et à de multiples reprises d'assurer des stages et des cours à Bourg-en-Bresse, donc ma venue à Bourg-en-Bresse ne date donc donc pas d'aujourd'hui mais des années 1970.

Ludovic Suzel voulu créer son dojo à Bourg-en-Bresse et n'arrivant pas à trouver une salle il fit appel à moi et Marcel cornier reconnaissant m'a donné son dojo qu'il n'utilisait plus. Ce fut la première année du dojo actuel.
Le dojo de Treffort et Patrick Pauly son professeur nous rejoignit immédiatement. J'ai pendant un an assuré les cours avec Ludo. On a été aidé déjà à cette époque par Florent qui était un de mes autres élèves de Tassin.

Pour diverses raisons Florent a dû remplacer Ludo, puis ce fut le tour de Jacques Bazin, professeur de lettres muté depuis pas très loin qui prit en main le dojo, lui aussi un de mes élèves qui avait commencé à l'âge de 8 ans au cours enfant. Aujourd'hui il organise le stage de Grenoble d'une semaine avec moi. Professeur de 2 dojos sur Grenoble. Compétent et fiable.

J'ai personnellement été très présent.
C'est là que j'ai connu certains anciens aujourd'hui professeurs de dojos mais toujours mes élèves, comme Samuel Chaillot de Montrevel, et Sébastien Chabot professeur à Oyonnax. Sébastien était présent à notre dernier stage avec des élèves et ils nous ont aidé à l'organisation contrairement à d'autres de mes élèves du dojo qui se sont contentés de pratiquer en bons consommateurs.
Là aussi la différence consommateur / pratiquant d'aïkido est éclatante : entre vrais pratiquants reconnaissants et bien éduqués ayant des vertus morales et consommateurs opportunistes qui se servent sans vergogne qui font et disent n'importe quoi...

L'aïkido permet de révéler des gens intéressants comme les pires rebus de la société s'ils trouvent une opportunité à exploiter. Le pratiquant doit donc se méfier comme lorsqu'il pratique : ne jamais faire confiance nous pratiquons un art martial et c'est la base.
Cela se repère vite : leur but n'est pas de pratiquer un aikido de qualité mais détourner le dojo à leur profit personnel (cela va de la satisfaction de leur égo aux petits trafics en tous genres). Le devoir des uchis deshi est donc d'intervenir au plus tôt auprès d'eux et du professeur car ils ne pourront pas régler eux-mêmes ce problème qui relève de la médecine pas de l'aÏkido.

Ils ont oubliés qu'ils étaient invités dans la maison du maitre, le dojo et qu'ils ne savent pas se conduire. Ils n'ont donc plus rien à y faire.

Les sempaïs de Bourg

En aïkido c'est la date de votre arrivée chez le professeur qui fait votre ancienneté : ce que vous avez fait avant n'a aucun intérêt, ni aucune importance.

2010, mon arrivée

Simple à comprendre sauf la première rangée avant 2010 ; Jacques Bazin, Ludovic Suzel, Gianfranco Roffi, Florent Le Mevel, Benoit Bardon, Samuel Chaillot, Sébastien Chabod...
Les autres : la 2ème rangée, ils n'ont que 7 ans de pratique avec moi, 1 fois par semaine, autrement dit 3 ans dans un dojo normal à 2 séances ce qui est un minimum...
Aucune raison de se laisser impressionner même pour un débutant. Entre rangée 3 et 4 pas non plus de quoi se prendre la tête.. 1 an d'écart !!! On n'apprend pas grand-chose en 1 an donc on peut considérer qu'ils sont dohaï puisqu’arrivés en même temps, la même année. D'où l'importance pour chacun de savoir où est réellement sa place. Le schéma est très clair à ce niveau.

Il y a deux genres de personnes, ceux qui font le travail et ceux qui en prennent le crédit. Tentez d'être du premier groupe ; il y a moins de compétition.

Indira Gandhi

3ème rangée 6 ans, etc...

Lorsqu'on commence la même année, il n'y a pas de relation sempaï kohaï on considère qu'on est dohai, c'est-à-dire des gens qui sont arrivés globalement en même temps : 1 an de pratique de l'aïkido ne confère pas une pratique très importante; cela ne représente pas une grande avance même si on travaille sérieusement.
A moins d'avoir un égo incontrôlable certains en apprennent plus que d'autres en plusieurs années, parfois même en quelques semaines. Comme tout enseignement chez le même professeur on rencontre les cancres et les têtes de classe. Seul le professeur est capable de vous dire qui a une pratique correcte ou pas.
C'est là qu'on voit certains s'illusionner sur leurs compétences et que les dérangés mentaux commencer à perturber l'harmonie du dojo, à mentir, dissimuler des agissements contraires à la pratique. La franchise n'est pas leur qualité principale. On appelle ceux-là des faux jetons en langage courant.

Le bonheur c'est lorsque vos actes sont en accord avec vos paroles.

Indira Gandhi

Ci-joint vous avez donc les dates d'arrivée de chacun des anciens actuellement présents au dojo. Ce qui vous explique les degrés d'ancienneté calendaire, pas de compétences, cela n'a rien à voir : ce qui ne veut pas dire grand-chose car vous pouvez être très ancien et n'avoir rien compris à l'aïkido.

Certains comme Giovanni sont élèves d'un autre dojo et pas de notre dojo. Ils devraient donc être reconnaissants que je leur permette d'assister à mes cours et ne doivent en rien intervenir ou en gêner le fonctionnement dans un dojo qui n'est pas le leur. Une simple question d'éducation de compétence et de correction évidentes...



- Comment doit-on pratiquer dans un dojo d’aïkido traditionnel ?

Montrez de l'affection aux hommes, et ils vous aimeront ; faites-leur du bien, et ils accourront ; flattez-les, et ils vous exalteront ; puis, au moindre déplaisir, ils vous planteront car certes la bonté attire ; mais les attirés viennent pour l'avantage qui leur en revient, non pour l'amour de celui qui les traite bien. La bonté est une machine à prendre les hommes, analogue aux pièges à oiseaux. On ne peut pas, avec un même procédé, faire du bien à tous les hommes, dont les natures sont si diverses.

T.Tzeu

Je l’ai expliqué dans de nombreux articles et dans mes livres.

Dans un premier temps vous avez le profil d’un consommateur qui vient pour des raisons plus ou moins triviales à la pratique de l’aïkido : rapport qualité-prix, la qualité des douches, l’ambiance, les relations d’amitié, une pratique vue comme sportive la plupart du temps, etc… Chacun cherche dans un premier temps (et cela peut rester le cas longtemps, tout le temps) son intérêt, à des degrés divers, en toutes circonstances…
C’est même ce qui poussera certains parfois à ne pas rester à leur place et avoir un comportement toxique pour le dojo et la discipline : un besoin effréné de satisfaire son ego, son orgueil ou un besoin de reconnaissance qui ne serait possible qu’en aïkido, en faire le moins possible, en profiter le plus possible, estimer que tout nous leur est dû parce qu’ils payent leur cotisation et que le client est roi.

Lorsqu’on est un vrai pratiquant d’aïkido, ou qu’on le devient, on vient pour un enseignement de l’aïkido. On sollicite l’enseignement d’un maître reconnu pour ses compétences et on espère devenir l’invité du maître dans son dojo afin qu’il nous apprenne l’aïkido traditionnel. Le reste n’a aucune importance.

On a donc 2 types de comportements complètement différents, le comportement du consommateur qui devrait avec le temps évoluer vers celui d’un pratiquant d’aïkido (certains n’y arrivent jamais tout dépend de la puissance de leur formatage), et celui du pratiquant d’aïkido.

Lorsqu’on est pratiquant d’aïkido on va travailler à la moindre occasion sur le tatami, par exemple lors d’un stage on ne reste pas à glander au bord du tatami mais en profite de la moindre minute de cours pour multiplier ses expériences avec des gens qui sont là pour cette occasion.
Lorsqu’on est blessé si cela ne retarde pas la guérison on essaie de travailler avec le potentiel qui nous reste ou de regarder le cours. Lorsqu’on ne peut pas venir on s’excuse auprès du professeur de son absence, etc…
Lorsque l’on veut approfondir la pratique, on va s’intéresser et s’investir dans les tâches du dojo.
Quelles sont-elles ?

  • Être capable de présenter correctement l'aïkido : de faire des flyers, des affiches, un site Internet…
  • Être capable de parler correctement de l’aïkido connaitre son histoire, ses maitres, son professeur dont on représente l'enseignement est une compétence à avoir.
  • Entretenir le dojo, désinfecter, balayer, transporter les tatamis correctement…
  • À l’heure prévue démarrer le cours si le professeur n’est pas là ou occupé à autre chose. Il peut parfois faire exprès d’arriver en retard pour voir justement si cette tâche est remplie correctement sans qu’il ait à le demander.
  • Remplacer le professeur lorsqu’il n’est pas là, laisser la place aux autres qui ont besoin aussi de cette expérience. Pas facile de rester à sa place, être fidèle à l'enseignement du professeur alors qu'on en a pas les compétence ce qui oblige à la modestie. Entretenir une bonne ambiance de travail quand il n'est pas là. Ne pas agir pour des intérêts personnels car on est dans le dojo du maitre avec les élèves du maitre, ceux qui ne maitrisent pas leur égo profite des ces occasions en général. On peut donc tester leur fiabilité et leur honneteté. Il s’agit de tous les cours du dojo adulte, enfants, ados qui sont tous sous la responsabilité du professeur et qui décidera qui doit faire ces cours ou pas en fonction des compétences qu’il veut donner à ses élèves.
  • • Inscrire correctement les gens au dojo chaque année et suivre la législation : c’est aussi quelque chose qu’il faut apprendre, comme l’enregistrement des adhésions par Internet.
  • Gérer la trésorerie du dojo avec rigueur.
  • Représenter correctement le dojo auprès des administrations et instances officielles, de la presse, des médias en général et faire que le dojo existe à ce niveau-là correctement.
  • etc.

Dans la pratique physique de l’aïkido, posez-vous la question à qui ai-je à faire ? Un consommateur qui n’a rien compris à l’aïkido et qui n’a pas le comportement souhaité dans un dojo, ou un consommateur qui essaye d’évoluer vers un pratiquant d’aïkido et qui ne maîtrise pas tout, ou un vrai pratiquant d’aïkido car il en a le comportement et l’attitude.
On passe d’un comportement :

  • de consommateur, c’est-à-dire celui de quelqu’un qui cherche par tous les moyens son profit personnel à tous les niveaux, à utiliser le maître, voire à utiliser le dojo et ses camarades pour ses petites combines, à satisfaire son besoin de reconnaissance et glorifier son ego,
  • à un comportement de pratiquant d’aïkido dévoué à l’aïkido et au service de l’aïkido, qui ne compte pas son temps, ni son dévouement afin d’améliorer son dojo et montrer sa reconnaissance au professeur pour l’enseignement reçu.

Le pratiquant d’aïkido aide à améliorer les choses au maximum de ses compétences et quand il n’est pas sûr de lui plutôt que de nuire, il fait appel à quelqu’un de plus compétent mais essaye par tous les moyens de ne gêner en rien le fonctionnement du dojo ou l’enseignement de son professeur : c’est ce que l’on appelle le respect.

Honnêteté, modestie, courage, abnégation,… sont les vertus du Budo pour un pratiquant d’aïkido mais exactement à l’opposé pour un consommateur de grande surface qui vient faire de l’aïkido.

Lors de la pratique physique, un pratiquant d’aïkido est à la fois partenaire et adversaire. Il permet à son partenaire de faire une technique correcte mais dès qu’il dépasse les limites autorisées il reprend le contrôle et ne lui permet pas d’accomplir ses fantasmes dont personne n’a rien à faire car c’est son problème personnel.
Il en va de même dans le comportement avec chacun à l’intérieur du dojo. Quelle que soit la sympathie que vous avez pour un pratiquant, dès qu’il franchit les frontières vous devez le remettre à sa place, que vous soyez son kohai ou son sempaï ; c’est ce qu’on fait Hélène et Christine par exemple.

Vous devez savoir où est votre place, et les limites de votre compétence : c’est la base d’un art martial et de votre étude, celle que vous avez choisi en adhérant au dojo. Amenez votre contribution, vos qualités et laissez votre partie sombre et non souhaitable chez vous.

L’idée de l’aïkido est ce qu’on appelle le misogi : cela veut dire se purifier devenir meilleur. A partir du moment où l’aïkido fait de vous la pire des choses, il est temps de consulter un spécialiste médical.

Les tâches du dojo un moyen, un outil pour apprendre

Autant de tâches qui se font en collaboration avec le professeur, qui doit voir chacun des pratiquants remplir ces tâches à tour de rôle dans le but de parfaire leur formation. Ces tâches ne sont pas une corvée mais le moyen de parfaire ses connaissances sur le fonctionnement d’un dojo.

On ne reste pas à accomplir une tâche plus longtemps que nécessaire, juste le temps de la maîtrise de cette tâche car sinon, par égoïsme, on prive les autres élèves de cette formation.

Lorsqu’on sait accomplir une tâche, on en fait profiter quelqu’un qui ne la connaît pas en lui enseignant ce que l’on sait : le rôle d’un sempaï vis-à-vis de son kohaï.

Aucune tâche dans un dojo n’appartient à un élève c'est sa manière d'étudier l'aïkido et de parfaire ses connaissances.

Lorsqu’on est passé par toutes les tâches que l’on doit accomplir pour qu’un dojo fonctionne correctement, avec l’aide et l’accord de son professeur on essaye de créer son propre dojo, pour accomplir d’autres tâches que l’on n’apprend pas dans le dojo de son professeur étant donné qu’on est élève, et qu’il ne s’agit pas de son dojo personnel ni de ses élèves.

Le professeur va donc vous apprendre à créer votre dojo correctement et à le gérer correctement : d’uchi deshi vous devenez Soto deshi.

Seule une étroite collaboration vous permettra de faire les choses proprement et correctement et d’en espérer un succès.

Toute autre attitude que celle qui vient d’être énoncée n’est que le cheminement de gens toxiques dont le seul but est la glorification de leur ego en faisant n’importe quoi. Des consommateurs égarés dans le monde de l’aïkido et qui n’ont rien à y faire.

Quand un gain réjouit, quand une perte afflige, c'est signe qu'on aimait l'objet; affection et affliction, deux désordres. Ceux qui donnent leur affection à des êtres quelconques qui font violence a leur instinct naturel pour n’importe quelle convention, ceux-là font le contraire de ce qu'ils devraient faire. Ils devraient ne suivre que leur instinct et vivre absolument détachés.

T. Tzeu


- Comment gérer les désaccords élèves professeur ?

Si vous avez bien compris ce qui précède, le dojo est le lieu où l'on apprend la voie du maître.
Pour faire court le nom de l'élève : Montei, Monka Monjin ou l'élève qui est devant la porte du maître, demande à rentrer parce qu’il sollicite l’enseignement du maître.
Cela veut dire que le maître n'est pas obligé d'accepter, et qu’à tout moment il peut refuser un élève.

Les mots ont un sens. Vous êtes l'invité du maître, vous vous comportez dans sa maison, le dojo, comme un invité.
Tout le monde a déjà été invité chez quelqu'un, et bien le comportement est le même ; donc tout le monde connaît le comportement à avoir dans un dojo s'il connaît les termes usuels de la pratique martiale : dojo, montei, nyumon, montzen baraï,…

Ces termes sont sans équivoques et très clairs, c'est pourquoi lorsqu'on est en retard on demande l’autorisation de monter sur le tatami. L'élève peut essuyer un refus temporaire ou définitif. Ceux qui sont présents ont l'autorisation d'y être. Cela veut dire que si une personne n'est pas autorisée à rentrer dans le dojo, que le maître soit là ou pas ne change rien, l’invité qui gère à ce moment l’accès au dojo, doit respecter les décisions du maître et ce quel que soit son avis.
Seulement les gens n'en connaissent pas le sens et font n'importe quoi, occupés qu'ils sont la plupart du temps à valoriser leur ego. D'où des problèmes sans fin et des freins au progrès et à la progression en aïkido, car ils ne changent pas alors que le but de l'aïkido est de se changer soi-même, sens du terme do.

Si un pratiquant constate ou croit constater des déviances, il doit en avertir immédiatement et sur-le-champ le maître, le plus tôt possible. Le temps et l'ignorance d'un problème sont des facteurs d'aggravement et n’amènent aucune une solution, cela rend simplement les choses plus difficiles. On voit donc qu'Hélène dans notre cas a fait ce qu'il fallait.

Si vous avez bien compris ce qui précède, un désaccord n'est pas possible. Peut-on être en désaccord avec ce qu'on a choisi de faire ? La réponse est non. Ne pas respecter ses choix, c’est ne pas se respecter soi-même.
L'élève a choisi son Maître, il respecte ses choix d’enseignements car c’est pour cela qu’il est là, sinon cela veut dire qu'il ne se respecte pas lui-même, devient irrespectueux, se conduit mal, et donc pas comme un invité. Chez n'importe lequel d'entre nous lorsqu'un invité se comporte mal, il est invité à ne plus revenir. Tout le monde connaît, tout le monde sait, il n’y a donc aucune entorse ou exception possible.

On peut avoir des divergences de point de vue, ce sera même fréquent car l'élève est loin d'avoir la compétence du maître en aïkido. Le maître contrairement à l'élève connaît ses limites. Cependant, si un élève est plus compétent que lui dans un domaine il fera appel à lui et à son expertise.
Il peut arriver aussi que le professeur fasse des erreurs, si l'élève le constate et qu’il exprime poliment sa différence de point de vue, le maître qui en général est capable de se remettre en question considèrera cet élève comme quelqu’un de fiable et de référence.

Si au contraire, quelqu'un agit dans le dojo contre le point du vue du maitre alors qu'il connaît les règles, celui-là ne tardera pas prendre la porte.
Si les uchis deshis faisaient leur travail cela n'arriverait jamais. Trop souvent pourtant, ils ne le font pas, se conduisant ainsi comme des consommateurs et non comme des pratiquants.




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